PanierMon compte
   
mercredi
26
AVRIL
2017
20:00

Adresse

Hôtel de Soubise
Archives nationales
60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris

Autour de la poésie

Madoka Fukami | Piano

Présentation

Le programme s’ouvre avec le Rondo en sol majeur op. 51 n°2 de Beethoven, fantaisiste et charmeur. Écrit en 1801, il semble être primitivement destiné à Giulietta Guicciardi mais Beethoven le lui réclame lorsqu’il veut rendre hommage à la comtesse Henrietta von Lichnowsky.

Les Préludes sont le fruit de la haute maturité de Debussy destinés à rendre une atmosphère, à créer un état de sensibilité, de réceptivité propice à l’identification de l’auditeur avec le thème choisi, paysage ou personnage. Le compositeur s’inspire de Paul Verlaine dans Le vent dans la plaine, de Charles Baudelaire dans Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir et nous livre un Océan, avec ses rafales, son ciel lourd et sombre traversé de verts crus dans Ce qu’a vu le vent d'Ouest

Gaspard de la nuit de Ravel, quant à lui, est un triptyque d’après trois poèmes en prose extraits du recueil du même nom d'Aloysius Bertrand. Sa noirceur et son extrême difficulté en ont fait une des œuvres les plus emblématiques de son auteur.

En 1846, la rupture entre George Sand et Chopin se confirme : la Polonaise-fantaisie en la bémol majeur, op. 61, contemporain d’un épisode si douloureux du compositeur, paraît d’abord comme un reflet de ses sentiments et de ses désillusions. Elle déborde d’une tristesse élégiaque.

D’un modernisme étonnant, le célèbre Rondo capriccioso, op. 14 de Mendelssohn reflète la virtuosité pianistique de l’auteur. Le Rondo proprement dit est procédé d’un Andante mélodieux, en forme de chant scénique. Les deux mains doivent faire face à des obligations contrapuntiques et pianistiques d’un intérêt sans égal.

C’est l'art du poète américain Wallace Stevens, tentant de trouver, avec des moyens resserrés, le caractère transcendant inhérent à la musique, qui est au centre de Vexierbilder II de Pesson.

Enfin, la pièce de Liszt Après une lecture du Dante (Fantasia quasi Sonata) est inspirée de la lecture d'un célèbre poème épique de Dante Alighieri, la Divine Comédie. D’un seul mouvement continu, puissant, passionné, « orchestral », elle est considérée comme l'une des œuvres les plus difficiles du répertoire pianistique.

Programme

  • Ludwig van Beethoven (1770 – 1827)
    Rondo en sol majeur op. 51 n°2 (Andante cantabile e grazioso) | 1801
  • Claude Debussy (1862 – 1918)
    Livre I des Préludes (extraits) | 1909 – 1910
    Le vent dans la plaine
    Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir
    Ce qu’a vu le vent d'Ouest
  • Maurice Ravel (1875 – 1937)
    Gaspard de la nuit | 1908
    Ondine
    Le Gibet
    Scarbo
  • Entracte

  • Frédéric Chopin (1810 – 1849)
    Polonaise-fantaisie en la bémol majeur, op. 61 | 1846
  • Felix Mendelssohn (1809 – 1847)
    Rondo capriccioso en mi majeur, op. 14 | 1830
    Andante
    Presto
  • Gérard Pesson (Né en 1958)
    Vexierbilder II (extrait) | 2003
    Speech of clouds
  • Franz Liszt (1811 – 1886)
    Années de pèlerinage II, S.161 (extrait) | 1846 – 1849
    Après une lecture du Dante (Fantasia quasi Sonata)