Concert

De Milan à Saint-Pétersbourg, à l’aube d’une Europe nouvelle

Adèle Lorenzi-Favart |
Xinhui Wang |
Duo Héméra |

Présentation

De Milan à Saint-Pétersbourg

 

À l’aube d’une Europe nouvelle

« Un artiste doit être cosmopolite dans ses jugements mais irréductiblement national lorsqu’il aborde l’art de créer ». Maurice Ravel

 

1849, date qui unit l’Europe dans sa désunion à travers le printemps des peuples. Les territoires, dont les noms nous font encore rêver aujourd’hui, décident de s’affirmer en tant que nations. Un combat est lancé, un combat qui ne s’est, pour certains, que très récemment terminé. Au cœur de cette révolution, les artistes occupent une place centrale puisqu’ils sont les gardiens de l’héritage de leur peuple. Se sentant investis d’une mission nationale, beaucoup de compositeurs se mettent en quête d’une identité musicale nationale. Ils se plongent alors dans les légendes et histoires populaires transmises soit de bouche à oreille, soit à travers la plume du poète. Parfois historiquement informés, souvent fantasmés, ces légendes archaïques et tableaux populaires constituent le terreau fertile dans lequel va se stabiliser l’identité nationale.

Programme

  • Franz Liszt (1811-1886)
    Sonetto 47 del Petrarca S. 161 | 1837-1839
  • Giuseppe Verdi (1813-1901)
    La zíngara | 1845
    Parolier Manfredo Maggioni
    Ma patrie est la terre que me donne une fleur, qui me donne un fruit.
  • Richard Wagner (1813-1883)
    Im Treibhaus - Studie zu Tristan und Isolde | 1858
    Parolière Mathilde Wesendonck
    Nous partageons une même destinée.
  • Bedrich Smetana (1824-1884)
    Ten lásky sen, extrait de Prodaná nevěsta | 1866
    Parolière Karel Sabina
    Qu’il était beau ce rêve d’amour, plein sur mon pauvre cœur, il s’est épanouit et brillait comme une étoile silencieuse.
  • Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908)
    Пленившись розой, соловей - Romance orientale | 1866
    Parolier Alexeï Vassiliévitch Koltsov
    Captivé par la rose, le rossignol chante jour et nuit. Et sa bien-aimée ne sait pas pourquoi ses chants sont si mélancoliques.
  • Antonin Dvořák (1841-1904)
    Extraits des Cigánské melodie (mélodies tsiganes), op. 55 | 1880
    Parolier Adolf Heyduk
    Má píseň zas mi láskou zní
    Mon chant résonne si ardemment dans mon pays et c’est vers ma pusta natale que mon chant s’envole de ma poitrine
    Když mne stará matka
    Moi aussi, maintenant je tourmente de pleurs mes joues hâlées, quand j'apprends aux enfants tsiganes à jouer et à chanter.
  • Johannes Brahms (1833-1897)
    Ziegeunerlieder (chants tsiganes) op. 103 | 1887-1888
    Chants traditionnels hongrois traduis par Hugo Contrat
    He, Ziegeuner, greife in die Saiten ein!
    Fais pleurer, se plaindre, les cordes, tristes et inquiètes
    Hochgetürmte Rimaflut, wie bist du so trüb
    Sur la rive de la Rima, laissez-moi éternellement la pleurer !
    Brauner Bursche führt zum Tanze
    Trois florins d’argent scintillants et la cymbale résonne
    Kommt dir manchmal in den Sinn,
    Te souviens-tu parfois, mon amour Du serment sacré que tu m’as juré jadis ?
    Rote Abendwolken ziehn
    Le ciel rayonne d’un éclat incandescent, et je ne rêve nuit et jour que de toi.
  • Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
    я пи в поле да не травоушка была - air de la Maumariée | 1880
    Chant populaire ukrainien versifié par Vassili Sourikov
    N’étais-je pas qu’un petit brin d’herbe dans le champ ? Ne poussais-je pas verte comme les autres brins d’herbe ? Ils m’ont, néanmoins fauché.
  • Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908)
    Сон в летнюю ночь-Songe d’une nuit d’été | 1889
    Parolier Apollon Maïkov [itret] Je suis le dieu des visions et des rêves, et j'apporte la félicité du paradis pour la première fois... Pour toi, ma reine...
  • Karol Szymanowski (1882-1937)
    Pieśń o fali-chant de la vague | 1915
    Parolière Zofia Szymanowska
    Je voudrais être la vague argentée qui suit ta barque légère, et sur mon sein de neige te cajoler dans un sommeil éternel.
  • Ottorino Respighi (1879-1936)
    Extrait des Deità Silvane | 1917
    Parolier Antonio Rubino
    I Fauni
    Leurs cornes dressées sur des fronts doux, ils boivent de leurs narines épatées, des philtres subtils et des zéphyrs lascifs.
    Musica in Horto
    Une flûte gazouille des complaintes ruisselantes. la mélodie, dans un cliquetis d'argents semble alterner tristesse et joie,
    Egle
    Et enserre dans tes mains pures les sources de la vie,
    Vêtue de soleil et d’ombres ondoyants, tu danses, Églé
    Crepuscolo
    Divinité de la terre, force joyeuse ! Tu es devenu trop pensif dans ta vieillesse :
    Pour toujours ta fontaine est tarie. Le jour se meurt, et dans l'ombre immense et inquiétante un chant d'allégresse tremble et s'attriste.

De Milan à Saint-Pétersbourg, à l’aube d’une Europe nouvelle

Jeudi
29
Septembre
2022
12:30

Adresse

Petit Palais, Auditorium Avenue Winston Churchill
75008 Paris