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Festival - Archives

2014 - Le clavier dans tous ses états !
Parrain : Frédéric Lodéon
Compositeur invité : Philippe Hersant
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2015 - 15 ans de musique classique, l'excellence au cœur du Marais
Parrain : Frédéric Lodéon
Compositeur invité : Guillaume Connesson
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2016 - Musique classique au cœur du Marais
Parrain : Frédéric Lodéon
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2017 - La nouvelle scène classique
Parrain : Frédéric Lodéon
Compositeur invité : Thierry Escaich
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Rétrospective des précédentes éditions du Festival Européen Jeunes Talents

 
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
21
JUILLET
2018
20:00
 
Regards croisés
Quintette Agora

Avec la chaleur expressive de ses registres médiums et graves, son agilité, ses gammes étendues et sa capacité (beaucoup plus marquée que celle des autres bois) de produire des crescendos et des decrescendos puissants et rapides, la clarinette est selon Mozart l’instrument idéal pour la musique de chambre avec cordes. Sans jamais reléguer les archets au rôle d’accompagnateurs, Mozart fait de son Quintette en la majeur pour clarinette et cordes K.581 une œuvre d’avant-garde presque miraculeuse à la richesse thématique captivante, vibrante de douce chaleur humaine et taillée sur mesure pour son ami Anton Stadler, le meilleur clarinettiste de l’époque.

Il faudra attendre plus d’un siècle avant qu’une œuvre comparable réunissant les mêmes instruments soit composée : le Quintette pour clarinette et cordes en si mineur op. 115 de Brahms. Comme pour Mozart avec Anton Stadler, c’est Richard Mühlfeld, grand clarinettiste, qui inspirera à Brahms toutes ses œuvres pour clarinette, teintées de la même douceur voilée et fluide que celles de Mozart. Mettant la clarinette en majesté dans les dialogues comme dans les passages solistes, l’automnal Quintette en si mineur op.115, composé à la fin de la vie de Brahms, apparaît comme une œuvre à la structure équilibrée et à l’expression lumineuse. 

Avec : Aya Kono, Violon | Diana Mykhalevych, Violon | Ieva Sruogyté, Alto | Polina Streltsova, Violoncelle | Bogdan Sydorenko, Clarinette
Œuvres de : Wolfgang Amadeus Mozart | Johannes Brahms | Guillaume Connesson
Cour d'honneur
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
# Concert famille
sam
21
JUILLET
2018
16:30
 
À travers chants
Thibault Lepri, Percussions

Il y a tout juste un siècle, le marimba faisait son entrée discrète dans le petit monde des instruments à percussion; il a depuis lors trouvé sa place dans tous les styles de musique et n'a plus besoin d'être présenté. Toutefois, de par son apparition tardive, les œuvres composées spécifiquement pour le marimba sont encore peu nombreuses ; c'est pourquoi instrumentistes et compositeurs n'ont aucun scrupule à transcrire, arranger, réadapter, réinventer... et se réapproprier toutes sortes de musiques. C'est précisément le cas de ce récital où toutes les pièces du programme sont inspirées par la voix, que ce soit à travers des mélodies originales imaginées dans l'esprit d'une berceuse ou d'une barcarolle, ou des variations virtuoses sur des chants populaires déjà existants. Les interpréter au marimba, c'est une petite pierre dans un grand édifice, celui de rendre ces musiques toujours plus universelles et intemporelles. Peut-être connaîtrez-vous déjà certaines de ces mélodies ou aurez-vous la sensation d'en avoir déjà entendues ? ...

Œuvres de : Eric Sammut | Henri Dutilleux | Keiko Abe | Piotr Ilitch Tchaïkovski | Paul Smadbeck | Felix Mendelssohn | Dobri Paliev
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
20
JUILLET
2018
20:00
 
Cordes romantiques
Trio Sypniewski | Alexandre Kantorow, Piano

Johannes Brahms acheva son Quatuor pour piano et cordes n°2 op 26 en 1861. Ce quatuor est un testament de l’amour du compositeur pour la musique de Schubert et du style viennois en général. Tout comme ce dernier, Brahms n’hésite pas à inclure des références populaires dans ses œuvres : par exemple une romance « à l’eau de rose » dans le 2e mouvement, qui, grâce à la rigueur de l'écriture, ne rabaisse pas la musique dans son ensemble. Cette tradition s’est poursuivie plus tard dans la musique de chambre de Schönberg, et on peut donc voir Brahms comme un lien puissant entre les deux écoles de Vienne.

Le nom de Mahler est si rattaché au genre de la symphonie et du lied, que l’on ignore souvent qu’il se consacra intensément à la musique de chambre durant ses années d’études. Des nombreuses tentatives dans ce domaine, il ne reste qu’un quatuor à cordes, composé entre 1876 et 1878, où plane justement l’ombre de Brahms, et dont seul le premier mouvement, redécouvert dans les années 1960 et publié pour la première fois en 1973, est achevé.

Agartha, comme l’Atlantide, est un royaume mystique, et contrairement à ce dernier il existe non pas dans l’eau mais sous le désert de Mongolie. Connesson va d’abord décrire en musique la découverte de ce royaume (basses très sombres au piano, thème mystérieux au violoncelle) puis vient un intermède musical où l’auditeur se retrouve dans une bibliothèque immense regroupant tous les savoirs du monde qui ont été perdus. Enfin, le mouvement final raconte la danse macabre d’une assemblée devant le roi de l’Agartha, comme un rituel païen.

Avec : Magdalena Sypniewski, Violon | Anna Sypniewski, Alto | Caroline Sypniewski, Violoncelle
Œuvres de : Gustav Mahler | Guillaume Connesson | Johannes Brahms
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
# Concert Maestro
jeu
19
JUILLET
2018
20:00
 
Le clair et l'obscur
Michel Dalberto, Piano | Arata Yumi, Violon

 Les quatre œuvres de ce récital, contrastées et complémentaires, offrent un parcours musical atypique. Toutes nées, mise à part la Fantaisie en ut majeur op.159 de Schubert - l’une des rares œuvres tout à fait positives de Schubert - de périodes sombres et violentes de la vie des compositeurs, elles sont un témoignage vibrant de leur aptitude à sublimer la crise par la musique, dans une alternance de clairs et d’obscurs propre à tout combat intérieur.

  La Sonate en mi mineur K. 304 de Mozart, qu’il compose à Paris au moment du décès de sa mère, alors que le public parisien boude ses œuvres et que la solitude l’étreint, est la seule de toutes ses sonates pour violon à adopter une tonalité principale mineure, orageuse et pathétique, précédant de peu la tout aussi dramatique et célèbre Sonate en la mineur K.310 pour piano.

  C’est dans un contexte extrêmement troublé - les rafles communistes de 1937 qui firent disparaître nombre de ses amis - que Prokofiev aborda sa Sonate pour violon en fa mineur op.80, en 1938, libérant son inspiration de sombres puits de peur, de désespoir et de deuil. 

  Précédant dans ce programme la lumineuse et virtuose Fantaisie en ut majeur op.159 de Schubert, la Sonate n°3 en sol mineur de Debussy est sa dernière œuvre, celle d’un malade qui s’exténue lentement. D’un pathétisme inhabituel chez Debussy, elle est un véritable labyrinthe de mystère et d'angoisse, sous les miroirs sans tain de la sérénité.

 

Œuvres de : Wolfgang Amadeus Mozart | Sergueï Prokofiev | Claude Debussy | Franz Schubert
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mer
18
JUILLET
2018
20:00
 
Promenade
Ensemble Rayuela

Avec ce récital, l’Ensemble Rayuela guide le spectateur sur un chemin qui se développe autour de la découverte de l’influence de la musique populaire sur la musique classique.

Germaine Tailleferre, seule femme du « Groupe des Six », a composé près de trois cents œuvres pour piano, de nombreuses pièces de musique de chambre ainsi que des symphonies, des opéras, des ballets et des musiques de films. La Sérénade en la mineur (1977), l’une de ses dernières œuvres, illustre bien son style à la fois spontané, frais et charmant.

Le Quintette en La Majeur a été composé par Antonín Dvořák entre août et octobre 1887 lors de son séjour à Vysoká en Bohème. Très apprécié dès sa création, on reconnaît l’influence du folklore dans la Polka du Final et dans le célèbre second mouvement, qui serait inspiré d'une ballade ukrainienne, la dumka.

Modest Petrovič Musorgskij a composé ses Tableaux d'une exposition en 1874 pour la mort de son ami, le peintre Viktor Hartmann. Ce sont ses œuvres, exposées à St. Pétersbourg, qui ont inspiré le compositeur. À l'origine pour piano, la composition est clairement une célébration du nationalisme culturel russe et se présente comme un parcours idéal alternant des pages descriptives (les tableaux) et des épisodes musicaux en forme d’intermède, indiquant le passage du visiteur d’une salle à l’autre (la promenade).

Nous vous proposons de conclure cette déambulation par Memorias de Pedro Iturralde, qui se développe comme une succession de réminiscences musicales teintées de jazz, évoquant Lisbonne, Casablanca et Alger.

Avec : Livia Ferrara, Saxophone | Rui Ozawa, Saxophone | Nahikari Oloriz, Saxophone | Raquel Paños Castillo, Saxophone | Kishin Nagai, Piano
Œuvres de : Germaine Tailleferre | Antonín Dvořák | Modeste Moussorgski | Pedro Iturralde
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mar
17
JUILLET
2018
20:00
 
Bons baisers de Russie
Trio Cantor

Notre programme propose une exploration du répertoire russe à travers deux œuvres emblématiques, le Trio op.50 de Tchaïkovsky et le Trio Elégiaque n°1 de Rachmaninov, qui en expriment toute la quintessence et l’identité spirituelle. Le Trio op.50  de Tchaïkovsky, « à la mémoire d’un grand artiste » fut écrit en hommage au pianiste Nicolas Rubinstein, ami du compositeur et fondateur du Conservatoire de Moscou. Il s’agit d’une œuvre de grande dimension au singulier découpage formel - en deux mouvements. L’épaisseur concertante de la partie de piano participe au souffle épique de la partition et en accentue la dimension à la fois monumentale et funèbre.

L’admiration de Rachmaninov pour Tchaïkovsky est particulièrement sensible à l’écoute de son Trio Elégiaque n°1, postérieur d’une dizaine d’années et relativement court (15 minutes environ). En un seul mouvement, on y retrouve les ingrédients si typiques de l’esprit musical russe : ce mélange de lyrisme élégiaque et de désespoir lugubre, tour à tour emporté, paroxystique, puis résigné, jusqu’au néant des dernières mesures.

Ces deux œuvres seront ponctuées par une brève pièce du compositeur hongrois György Kurtág, écrite en 2007, dont le statisme tendu et les déchirements harmoniques sont comme un reflet du drame métaphysique de l’humanité contemporaine.

Avec : Shuichi Okada, Violon | Gauthier Broutin, Violoncelle | Jean-Paul Gasparian, Piano
Œuvres de : Piotr Ilitch Tchaïkovski | György Kurtág | Sergueï Rachmaninov
Hôtel de Soubise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
dim
15
JUILLET
2018
12:00
 
Soirée anniversaire Philippe Hersant
Quatuor Girard | Sebastian Ene, Piano

Dans un geste très amical, Laurent Bureau m’a donné carte blanche pour ce concert destiné à fêter mon soixante-dixième anniversaire. Je suis très heureux de retrouver l’Hôtel de Soubise en cette occasion !

J’y ai associé trois jeunes compositeurs : Camille Pépin, dont une pièce en hommage à Henri Dutilleux avait été fort appréciée du public du Festival il y a deux ans, Rodolphe Bruneau-Boulmier qui conjugue de multiples activités (compositeur, homme de radio, créateur du festival du Louvre- Lens…) et Alex Nante, un jeune compositeur argentin très prometteur. Tous trois sont lauréats de la Fondation Banque Populaire.

J’ai choisi, par ailleurs, de programmer mon 4ème quatuor et de le confier au Quatuor Girard, qui en a tout récemment effectué le premier enregistrement discographique. Cette œuvre a été écrite en réponse au mouvement lent du 8ème Quatuor de Beethoven – conçu, selon Czerny, comme « une méditation sur l’harmonie des sphères, devant le ciel étoilé dans le silence de la nuit ».

Le Quatuor Girard et Sebastien Ene termineront ce concert avec le magnifique Quintette de Schumann.

Philippe Hersant

Avec : Hugues Girard, Violon | Agathe Girard, Violon | Odon Girard, Alto | Lucie Girard, Violoncelle
Œuvres de : Alex Nante | Rodolphe Bruno-Boulmier | Philippe Hersant | Camille Pépin | Robert Schumann
Cour d'honneur
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
14
JUILLET
2018
17:30
 
Fête nationale du 14 juillet
Quintette Akébia

Le 14 juillet est chaque année l’occasion d’assister en famille à quatre mini-concerts de trente minutes chacun entre 16h et 18h. 

Avec : Upama Muckensturm, Flûte traversière | Augustin Gorisse, Hautbois | Juliette Adam, Clarinette | Manon Souchard, Cor | Marceau Lefèvre, Basson
Œuvres de : Wolfgang Amadeus Mozart | Antonín Dvořák | Astor Piazzolla
Cour d'honneur
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
14
JUILLET
2018
17:00
 
Fête nationale du 14 juillet
Trio Aden

Le 14 juillet est chaque année l’occasion d’assister en famille à quatre mini-concerts de trente minutes chacun entre 16h et 18h. 

Avec : Roxana Rastegar , Violon | Florian Pons, Violoncelle | David Salmon, Piano
Œuvres de : Ludwig van Beethoven
Cour d'honneur
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
14
JUILLET
2018
16:30
 
Fête nationale du 14 juillet
Quatuor Confluence

Le 14 juillet est chaque année l’occasion d’assister en famille à quatre mini-concerts de trente minutes chacun entre 16h et 18h. 

Avec : Vincent Forestier, Violon | Daniel Vlashi, Violon | Pierre-Antoine Codron, Alto | Tom Almerge-Zérillo, Violoncelle
Œuvres de : Joseph Haydn
Cour d'honneur
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
14
JUILLET
2018
16:00
 
Fête nationale du 14 juillet
Duo Llyria

Le 14 juillet est chaque année l’occasion d’assister en famille à quatre mini-concerts de trente minutes chacun entre 16h et 18h.

Avec : Roxane Chalard, Soprano | Anaëlle Tourret, Harpe
Œuvres de : Benjamin Britten | Henry Purcell | Fabien Touchard
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
13
JUILLET
2018
20:00
 
Over land and seas
Nahash Urban Brass Unit

Partons en voyage, munis de nos timbres, nos voix, nos musiques, et notre appétit gargantuesque pour la découverte.Par les chemins sinueux de notre métissage musical, laissons-nous emporter par les inspirations oniriques d’ici ou d’ailleurs, d’hier ou d’aujourd’hui.

Les doux rythmes de la Renaissance, les tendres saveurs des chants traditionnels, les vives couleurs du jazz, l’énergie des touches contemporaines et les surprises des citations classiques…

En naviguant à travers chants, les influences artistiques des cinq musiciens s’entremêlent pour former un bouquet musical riche de matières et d’horizons, avec avant tout l’envie de le vivre ensemble.

A travers ce périple enchanté, N.U.B.U part à l’aventure avec une soif de découverte et l’envie de la partager avec vous !

Avec : Elisabeth Coxall, Serpent | Victor Auffray, Flugabone | Nicolas Hohmann , Euphonium | Gabriel Lacombe, Tuba basse | Guillaume Lys, Percussions
Œuvres de : Elisabeth Coxall/NUBU | Traditionnel écossais | Victor Auffray | Éden Ahbez | Bill Evans | Elisabeth Coxall | Giulio Caccini | Elisabeth Coxall/ NUBU | John Lennon/Paul McCartney
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
jeu
12
JUILLET
2018
20:00
 
Autour de Brahms
Anna Göckel, Violon | Léa Hennino, Alto | Yan Levionnois, Violoncelle | Tanguy De Williencourt, Piano
Œuvres de : Johannes Brahms
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mer
11
JUILLET
2018
20:00
 
Sonata a Tre
Le Consort

Ce programme invite l’auditeur à un tour d’horizon de la sonate en trio, genre qui voit le jour dans la seconde moitié du XVIIe siècle et devient éminemment apprécié, d’abord en Italie grâce au prolixe Corelli qui le développe, l’établit et le popularise, puis ensuite dans le reste de l’Europe. Dandrieu, compositeur discret et resté pour le moins méconnu pour son œuvre de musique de chambre, écrit pourtant en 1705 un recueil de sonates en trio d’une remarquable facture, mêlant style français et inflexions italiennes, et laissant presque entendre les plus belles phrases de Corelli, dont l’influence transparaît de façon certaine dans ses pages. Purcell s’est également inspiré de ses collègues transalpins, lui qui décrivait ses propres sonates en trio comme « une imitation juste des maîtres italiens les plus célèbres ». Néanmoins ses sonates en trio restent certainement très originales et uniques en leur genre, notamment par une écriture contrapuntique et des procédés compositionnels complexes chers au musicien anglais. Le virtuose violoniste Vivaldi se réfère lui aussi à Corelli pour composer ses sonates en trio, qu’il structure à la manière de la traditionnelle sonata da camera que son aîné a tant développée et, comme une sorte d’hommage à ce dernier, il achève son premier recueil par une fougueuse suite de variations sur le thème de la Follia. Ces chefs-d’œuvre de la musique de chambre seront entremêlés de quelques pièces pour instrument soliste, autant de préludes et de respirations, introductions et ponctuations aux univers de ces compositeurs aux sensibilités très caractérisées.

 

Avec : Théotime Langlois de Swarte, Violon baroque | Sophie de Bardonnèche, Violon baroque | Louise Pierrard, Viole de gambe | Justin Taylor, Clavecin
Œuvres de : Jean-Henry d’Anglebert | Jean-François Dandrieu | Henry Purcell | John Eccles | Arcangelo Corelli | Antonio Vivaldi | Karl Friedrich Abel
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mar
10
JUILLET
2018
20:00
 
Rêves et fantaisies
Nathalia Milstein, Piano

Bien que la musique soit souvent considérée comme l'art le plus abstrait, il existe une séparation nette entre la musique dite « absolue » et celle inspirée de mondes extérieurs à la musique. A l'époque baroque, certains compositeurs s'exercent déjà à imiter les sons de la nature, alors qu'au XIXe siècle le romantisme voit émerger un nouveau genre appelé « musique à programme », qui consiste à emprunter directement une thématique ou un sujet littéraire pour le mettre en musique. Ainsi, Schumann est l’un des représentants les plus importants du mouvement et s'inspire de ses lectures pour composer, notamment, comme dans le cas de ses Fantasiestücke, op.12, de l'écrivain E.T.A. Hoffmann. La possibilité d'allier deux arts donne naissance à de nouvelles possibilités imaginatives ; ainsi, les termes de rêve, fantaisie, chimère, vision, sont plus que présents dans la musique romantique et au-delà. Prokofiev, dont les Visions Fugitives, op.22 ouvriront le récital, est également un spécialiste du genre. Alors que le titre de l’œuvre est empruntée à un vers du poète et ami du compositeur Constantin Balmont, les miniatures qui la composent sont l'occasion de voyager dans un monde de fantaisies, comme dans une dimension parallèle.

Œuvres de : Sergueï Prokofiev | Sam Perkin | Robert Schumann
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
dim
08
JUILLET
2018
18:00
 
De Halle à Westminster, le périple de Haendel
Le Palais des songes

L'œuvre de Haendel, tout en portant de fortes marques de sa personnalité, est un composé de tous les styles de son temps : écritures concertantes et arias da capo italiennes, ouvertures et danses françaises, fugues allemandes, contrepoint anglican, tournures mélodiques purcelliennes, il fond tous ces éléments au creuset de son inspiration propre en vue de la meilleure efficacité dramatique.

En 1702 à Halle, les conditions de voyage sont très éprouvantes : il faut plusieurs semaines pour parcourir quelques centaines de kilomètres, et les séjours en mer sont dangereux. Pourtant Georg Friedrich Haendel fut un voyageur infatigable – Hambourg, Florence, Rome, Venise, Londres, Dublin…Lors de ce concert, nous suivrons les grandes étapes de son périple, à travers des extraits de son œuvre particulièrement imprégnés de sa rencontre avec la plupart des courants  artistiques de l’Europe du XVIIIe siècle.

 

Avec : Dania El Zein, Soprano | Renaud Bres, Baryton-basse | Nicolas Rosenfeld, Flûte à bec et basson baroque | Rozarta Luka, Violon | Myriam Bulloz, Violon et alto | Julie Petit, Viole de gambe | Pablo de Vega, Clavecin
Œuvres de : Georg Philipp Telemann | Reinhard Keiser | Georg Friedrich Haendel | Dietrich Buxtehude | Arcangelo Corelli | Giovanni Carlo Maria Clari | Francesco Gasparini | Domenico Scarlatti | Antonio Vivaldi | Henry Purcell | John Eccles | Giovanni Bononcini
Prieuré Saint Martin de Montereau
Rue du Prieuré
77130 Montereau-Fault-Yonne
# Musique en région
dim
08
JUILLET
2018
16:00
 
Autour de Bach
Joséphine Olech, Flûte traversière | Juliette Hurel, Flûte traversière
Œuvres de : Wilhelm Friedmann Bach | Carl Philipp Emanuel Bach | Jean-Sébastien Bach | Georg Philipp Telemann
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
# Carte blanche
sam
07
JUILLET
2018
20:00
 
Salon français
Jeanne Gérard, Soprano | Mathilde Caldérini, Flûte traversière | Yan Levionnois, Violoncelle | Guillaume Bellom, Piano

À travers ce programme mêlant des représentants des grandes familles d'instruments – voix, vents, cordes, clavier –, il vous sera donné d'entendre des chefs-d’œuvre du répertoire français, tels que Syrinx de Debussy ou bien la Première Sonate op.109 de Fauré pour violoncelle et piano, mais également de découvrir des œuvres plus rarement données en concert, telles que Shéhérazade de Ravel ou les Trois Aquarelles de Gaubert, illustrant des sources d'inspiration chères aux compositeurs français : l’orient, le rêve, l’amour et la peinture. Vous pourrez enfin découvrir le jeune compositeur Jules Matton, dont ce trio est dédié à la flûtiste Mathilde Calderini.

Œuvres de : Jules Massenet | Gabriel Fauré | Jules Matton | Claude Debussy | Philippe Gaubert | Maurice Ravel
Hôtel de Soubise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
# Concert famille
sam
07
JUILLET
2018
16:30
 
Diplodoïde
Ensemble La Pieuvre | My Lê Chabert, Acteur

La Pieuvre change une nouvelle fois de forme et de texture : nourrie d'un an d'expérimentations diverses, elle livre aujourd'hui son récit de nombreux voyages et rencontres. Ainsi, la musette, la musique moldave, Ravel, prennent vie dans une nouvelle formation : accordéon, euphonium, cor et flûte, accompagnée d’une comédienne.

Chaque spectacle de La Pieuvre est unique et donne l'occasion d'avancer dans les recherches sur les relations entre mouvement, musique, paroles et décors.

Avec : Samuel Bricault, Flûte traversière | Jean Wagner, Cor | Hélène Escriva, Euphonium | Sven Riondet, Accordéon
Œuvres de : Nino Rota | Barbara | Maurice Ravel | Jean-Michel Maury | Musique traditionnelle macédonienne (arrangement par Sven Riondet) | Les Frères Jacques | Traditionnels moldaves
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
06
JUILLET
2018
20:00
 
Trio espressivo
Trio Metral

Les trios pour piano, violon et violoncelle de Mozart marquent une étape importante dans l’élaboration de la musique de chambre. Ils s’inscrivent dans la lignée de ceux de Joseph Haydn mais une mutation s’opère justement avec le Trio en si bémol majeur KV 502. En effet, on y trouve un langage plus resserré, une dimension plus dramatique et une réelle autonomie des cordes par rapport au piano, presque absente jusque-là. L’expressivité mozartienne y est à son apogée.

Le Trio de Philippe Hersant est une série de variations sur le célèbre thème de la Sonnerie de Sainte-Geneviève-du-Mont de Marin Marais. Cette pièce est une sorte de plaisanterie musicale. En effet, la basse répète obstinément trois notes (fa-mi-ré), pendant que le violoncelle et le violon déploient des variations de plus en plus folles. Cette technique bien connue (appelée souvent passacaille ou chaconne), utilisée par de nombreux musiciens, de Jean-Sébastien Bach à Philip Glass, prend, dans la Sonnerie de Sainte-Geneviève-du-Mont une dimension expressive presque invocatrice. Philippe Hersant a donc utilisé ce « tube » de la musique baroque comme point de départ pour son trio avec piano, en un seul grand mouvement de vingt minutes.

Le Trio n°2 en do mineur opus 66 de Mendelssohn, proche du style de Schumann, donne à entendre cette fois-ci une expressivité orageuse, portée par une partie de piano particulièrement fournie et un traitement quasi symphonique de l’écriture pour trio.

Avec : Joseph Metral, Violon | Justine Metral, Violoncelle | Victor Metral, Piano
Œuvres de : Wolfgang Amadeus Mozart | Philippe Hersant | Felix Mendelssohn
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
# Carte blanche
jeu
05
JUILLET
2018
20:00
 
À la revisite du trio
Hildegarde Fesneau, Violon | Adélaïde Ferrière, Marimba | Célia Oneto Bensaid, Piano

Solo, duo…trio ! Trio classique ? Oui, mais ici totalement réinventé avec un tout autre clavier : celui du marimba.

Le programme revisite de grands chefs-d'œuvre de ces derniers siècles : Carmen Fantasy, originellement pour violon et orchestre - reprenant les airs bien connus de l'opéra de Bizet -, la très connue Csárdás de Vittorio Monti, mais également la machiavélique Danse Macabre de Saint-Saëns, où cordes frappées et baguettes donnent vie à l'incessante ronde imaginaire des squelettes. 

La musique contemporaine est aussi à l'honneur, notamment à travers une création mondiale de la compositrice Camille Pépin - commande de Jeunes Talents - et des œuvres phares du répertoire pour percussions telles que Asventuras et Piazonore d’Alexej Gerassimez.

Le concert s’achève en apothéose avec quelques reprises des plus grands tangos d'Astor Piazzolla.

Violon, piano et marimba s'accorderont pour vous faire redécouvrir sous un tout nouvel angle le répertoire classique et la musique de chambre.

 

 

Œuvres de : Camille Saint-Saëns | Camille Pépin | John Williams | Pablo de Sarasate | Vittorio Monti | Alexej Gerassimez | Kazunori Miyake | Thierry Deleruyelle | Astor Piazzolla
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
# Carte blanche
mer
04
JUILLET
2018
20:00
 
Paris au tournant du XXe siècle : du romantisme au fantastique
Quatuor Zaïde | Guillaume Bellom, Piano

En 1879, César Franck compose son Quintette en fa mineur avec piano. Morceau aujourd’hui considéré comme l’un des grands chefs-d’œuvre de la musique de chambre, la pièce ne suscite lors de sa création qu’un enthousiasme modéré, notamment de la part de Camille Saint-Saëns, dédicataire du quintette, qui juge l’œuvre trop empreinte d’un « romantisme obscène ». Ce dernier n’est pas le seul de cet avis : Franz Liszt se dit choqué par l’intensité expressive et passionnelle de la pièce, tandis que l’épouse du compositeur, à qui le quintette déplaît terriblement, y voit l’expression du sentiment amoureux de son mari pour l’une de ses jeunes élèves.

Esthétiquement, le Quintette en fa mineur avec piano témoigne à la fois d’une grande influence du romantisme allemand et des couleurs harmoniques typiques de la musique française du début du XXe siècle.

Presque 30 ans plus tard, en 1908, et à Paris également, André Caplet compose son Conte Fantastique, initialement pour quatuor à cordes et harpe, qu’il adapte lui-même en quintette avec piano. L’œuvre illustre Le masque de la mort rouge, fable d’Edgar Poe où la Mort s’invite à minuit en plein bal endiablé donné dans une société autarcique qui cherche à fuir la Peste. Caplet utilise toute une panoplie d’effets (trémolos sur la touche ou sur le chevalet, emploi très fréquent de la sourdine, etc.) qui rappellent Ravel, Debussy ou Dukas dans leurs manières de traiter les instruments à cordes. Le figuralisme dont il fait preuve (les douze coups de minuit scandés dans le grave du piano, la valse légère et décadente dans un style post-viennois…) structure la pièce, permettant à l’auditeur de suivre l’intrigue de cette musique à programme.

Ce concert donne à entendre deux facettes de la musique de chambre française au tournant du XXe siècle, dont la mise en regard témoigne de l’évolution de l’esthétique musicale à cette période.

Avec : Charlotte Maclet, Violon | Gaëlle-Anne Michel, Violon | Sarah Chenaf, Alto | Juliette Salmona, Violoncelle
Œuvres de : André Caplet | César Franck
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
# Concert Maestro
# Maestro
mar
03
JUILLET
2018
20:00
 
Sonates imprégnées
Jean-Paul Gasparian, Piano | Raphaël Pidoux, Violoncelle

Ecriture reflétant un sens inné de la mélodie – déployé par ailleurs dans le domaine du lied - la musique de chambre de Brahms peut être considérée comme l’un des sommets de toute la musique romantique. Première des sept sonates pour piano et instrument mélodique que Brahms ait jugée digne d’être publiée, la Sonate pour violoncelle et piano en mi mineur opus 38 (1866), plus qu’aucune autre de ses œuvres du genre, témoigne de la puissante influence des anciens maîtres sur la pensée musicale du compositeur. Si le premier mouvement (Allegro non troppo), de forme sonate, s’ouvre sur un thème évoquant le troisième contrapunctus de l’Art de la Fugue de Bach, le dernier mouvement (Allegro) en reprend sans équivoque, par ses contours mélodiques, rythmiques et surtout contrapuntiques, le treizième ; entre les deux un menuet (Allegretto quasi minuetto), fidèle à la tradition classique par une double déclinaison d’un trois-temps tour à tour élégant puis voltigeant. Ardente, trépidante puisque sans mouvement lent, l’œuvre sera l’une de celles qui, au XIXe siècle, participera à donner au violoncelle sa véritable ampleur expressive, le menant toujours plus loin de sa vocation première de basse continue.

La Sonate pour violoncelle et piano en ut majeur opus 119 de Sergueï Prokofiev a été écrite au début de 1949 à la suite de la rencontre par le compositeur du jeune prodige Mstislav Rostropovitch. Comme souvent chez Prokofiev, la composition est une mosaïque de tempos qui mettent en évidence sa vision quasi cinématographique de la musique. Le langage de la sonate est sobre, franc, non dépourvu d'humour, rehaussé d'un romantisme beethovénien et traversé d’élans lyriques évoquant une vocalité perpétuellement sous-jacente.

Œuvres de : Johannes Brahms | Sergueï Prokofiev
Cour d'honneur
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
dim
01
JUILLET
2018
16:00
 
Caprices italiens
Ensemble Les Illuminations

C’est le début de l’été, les rayons du soleil caressent votre visage tandis que vous sirotez une boisson fraîche, en attendant votre pizza et en observant les reflets dorés de la Mer Adriatique…

Est-ce cela l’Italie ?

On imagine Tchaïkovski dans le même état de volupté lorsqu’il se rend à Florence en 1890 et y compose en six semaines, dans un grand enthousiasme, son opéra La Dame de Pique. À son retour en Russie, il compose son sextuor, Souvenir de Florence opus 70, l’esprit plein d’images italiennes. Après avoir quitté son poste du Conservatoire de Moscou en 1878, Tchaïkovski parcourt l’Europe entière à partir de 1880, et notamment l’Italie qu’il aime particulièrement et qui lui inspire son poème symphonique Capriccio Italien, sorte de carnet de voyage, où il mêle de manière éclectique des influences italiennes et un romantisme russe chevillé au corps.

Le Capriccio de Richard Strauss est une pièce de forme libre, souvent enjouée, enlevée et virtuose. C’est ce titre, en italien dans le texte, qu’utilise Strauss pour son opéra datant de 1940-41 et créé en 1942 à Munich. Ici, plus de pizza, plus de soleil…la guerre ravage l’Europe et le Capriccio est une œuvre de réflexion, d’introspection ; l’art y est discuté, en plein tumulte sanguinaire. Dans cette idée, l’opéra s’ouvre sur un long passage de sextuor à cordes, une courte pièce de musique de chambre, de musique pure, sans texte. C’est toute cette tension qui sera présente dans l’opéra : d’un côté, Flamand, le compositeur, « Prima la musica ! », et de l’autre Olivier, le poète, « Prima le parole ! ». Ceux-ci se disputent le genre du spectacle donné pour l’anniversaire de la Comtesse Madeleine :  un opera seria et du bel canto italien, ou un spectacle mêlant poésie et théâtre ? Entre musique et poésie, faut-il choisir ?

L’action de cet opéra de Strauss se situe vers 1775, et à cette époque, le Flamand de la vie réelle s’appelle…Luigi Boccherini. Grand violoncelliste de son temps, son catalogue d’œuvres instrumentales de musique de chambre est d’une ampleur impressionnante, trios, quatuors, quintettes à deux violoncelles, avec guitare, avec flûtes, sextuors,… Grand voyageur au même titre que Tchaïkovski, il pourrait être considéré comme un citoyen européen.

Nous faisons le choix de jouer, en ouverture de ce concert, le Finale de son Sextuor n°4 en fa mineur op. 23, qui ressemble à l’image que l’on se fait d’un caprice italien, puis d’enchaîner le mouvement lent de ce sextuor, Grave assai, et le Capriccio de Strauss. En effet, le Grave assai de Boccherini, en fa mineur, est étonnant de drame et de tension contenue et sert finalement « d’ouverture à l’ouverture » de Strauss, qui est dans la tonalité homonyme, en fa majeur.

 

 

Avec : Misako Akama, Violon | Jeroen Suys, Violon | Hervé Blandinieres, Alto | Elodie Laurent, Alto | Aurélie Allexandre, Violoncelle | Jérémy Garbarg, Violoncelle
Œuvres de : Luigi Boccherini | Richard Strauss | Piotr Ilitch Tchaïkovski
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
22
JUILLET
2017
20:00
 
Des personnalités affirmées - Carte blanche à Adam Laloum
Claire Péron, Mezzo-Soprano | Philippe Chardon, Violon | Michèle Pierre, Violoncelle | Adam Laloum, Piano

L’unique mouvement du Trio nº1 en ut mineur, op. 8 de Dmitri Chostakovitch  témoigne d’une sûreté de forme et d’une fermeté dans le propos qui étonnent sous la plume d’un adolescent encore étudiant au conservatoire. Plus frappante encore que la qualité de la facture, la personnalité de l’artiste s’impose dans toute sa puissance.
Le cycle Liederkreis, op. 39 de Robert Schumann atteint une rare cohésion dans son absence d’action, l’activité se réduisant à une rêvasserie solitaire. Cette euphonie presque palpable de la Stimmung vient de l’idéale rencontre de deux sensibilités qui semblent n’en faire qu’une, tant elles vibrent à l’unisson. Tous deux classiques dans la forme, mais chantres de la nature et de l’âme, poète et musicien se révèlent ici allemands jusqu’au plus profond de leur être, et manient avec la même émotion le vocabulaire romantique empli de sentiment et émaillé d’images secrètes. 
Le Nocturne de Thierry Escaich débute dans une atmosphère sombre et décharnée. Le compositeur joue sur les rôles des deux instruments avant d’exposer le premier personnage expressif de l’œuvre, une longue phrase élégiaque au violoncelle. Le procédé formel de la suite de l’œuvre est quasiment cinématographique : une danse vive rythmique irrégulière et particulièrement complexe naît dans le lointain, interrompue par des sortes de « flash-back » du début. Ce n’est que progressivement que s’opère un travail de fusion entre ces divers personnages pour aboutir à un tourbillon de plus en plus effréné.
Chef-d’œuvre incontestable de la musique de chambre française au XIXe siècle, la Sonate en la majeur de César Franck est dédiée au violoniste Eugène Ysaÿe. C’est une œuvre capitale dans l’évolution du genre. Elle constitue un très bel exemple de sonate cyclique, tous les mouvements partageant des motifs thématiques communs. 
Enfin, avec ses Zwei Gesänge, op. 91, Johannes Brahms franchit un cercle de plus dans la quête du sublime. Il aborde des régions qu’il avait jusque-là réservées à ses grandes œuvres chorales, telles que le Requiem allemand et la Rhapsodie pour contralto, qu’il est impossible de ne pas associer à ce diptyque. 
 

Œuvres de : Dmitri Chostakovitch | Robert Schumann | Thierry Escaich | César Franck | Johannes Brahms
Cour d'honneur
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
22
JUILLET
2017
16:00
 
Amitiés franco-espagnoles - Concert Poussettes
Duo Solea

Au début du XXe siècle, de nombreuses œuvres de compositeurs français s'imprègnent d'hispanisme (Le Boléro de Maurice Ravel, Carmen de Georges Bizet, España d'Emmanuel Chabrier…). En Espagne, la vie musicale à cette époque est telle que le système est limité à son univers populaire, refusant la jeune France. Certains compositeurs espagnols rêvent de quitter cette Espagne vieillissante pour la France et d’apprendre la musique de là-bas… Ainsi, Enrique Granados et Manuel de Falla, compositeurs espagnols, ainsi que Joaquín Nin, compositeur cubain, décident de partir à Paris : ils rencontrent alors Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Claude Debussy, Paul Dukas, Jacques Ibert et beaucoup d'autres.

Les compositeurs espagnols s'inspirent des chants de leur pays, les français construisent leur propre imaginaire, leur propre Espagne. Entre inspiration et fascination, ces échanges musicaux entre les deux pays sont source d'une grande énergie créatrice.

Au cœur de ce programme franco-espagnol, nous pouvons également entendre les 3 Duos pour violoncelle et guitare du jeune compositeur français Romain Dumas qui propose une réflexion sur le rapport à l'autre, une étude en musique de l'interaction entre deux personnes : conflit, rapprochement, admiration, rejet, amour..., la liste est infinie ! Ces trois miniatures effleurent les sentiments de deux humanités qui se croisent.

Avec : Michèle Pierre, Violoncelle | Armen Doneyan, Guitare
Œuvres de : Maurice Ravel | Manuel de Falla | Enrique Granados | Romain Dumas | Joaquín Nin
Cour de Guise
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
21
JUILLET
2017
20:00
 
L’accordéon transfiguré
Septet Bouclier

Profondément marqué par le tango nuevo d’Astor Piazzolla, le Septet Bouclier nous propose une sélection de tangos du compositeur, enregistrés dans les années 70. Dans Las Cuatro Estaciones Porteñas et Michelangelo 70, Piazzolla synthétise l’écriture néoclassique avec le jazz et le tango des années 40. Meditango, quant à lui, provient de l’album Libertango aux sonorités électroniques et ayant fait la renommée internationale du compositeur.

C’est le projet Piazzolla Forever de Richard Galliano, créé en 2003, qui donne l’envie aux frères Bouclier de créer ce septet original. Le compositeur, inspiré par Piazzolla, écrit son Opale concerto en hommage à son professeur Joë Rossi. Son deuxième mouvement évoque des images du Vieux Paris, l'accordéon des rues, le limonaire, et son troisième mouvement l’album New York Tango.

Franck Angelis, accordéoniste français lauréat du Trophée Mondial comme Galliano et Dimitri Bouclier, compose Impasse à la mémoire de son neveu mort dans un accident de la route. À la frontière de la musique balkanique et de la musique contemporaine, la version solo de cette pièce est interprétée dans le monde entier.

Ce programme s’achève avec l’un des plus importants compositeurs d’accordéon, Vladislav Zolotarev. Il écrit son Rondo capriccioso, teinté du Dies Irae, quelques temps avant son suicide à l’âge de trente-trois ans. On retrouve dans cette pièce l’esprit tourmenté et intense de ce personnage mystique.

Avec : Julien Bouclier, Violon | Gaëlle-Anne Michel, Violon | Clément Sozanski, Alto | Laure-Hélène Michel, Violoncelle | Yannick Trotoux, Contrebasse | Aude-Liesse Michel, Piano | Dimitri Bouclier, Accordéon
Œuvres de : Astor Piazzolla | Richard Galliano | Franck Angelis | Vladislav Zolotarev
Cour de Guise
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
jeu
20
JUILLET
2017
20:00
 
L’âme russe
Trio Sora

Dans ces trios russes, Tchaïkovski et Chostakovitch nous offrent deux hommages saisissants, suite à la perte d’un ami musicien.

Plus mélancolique que funèbre, sans tragédie, le Trio en la mineur, op. 50 de Tchaïkovski surprend par ses dimensions insolites (il est presque aussi long que la Symphonie Pathétique) et par sa forme : deux vastes volets qui ne s’apparentent guère à l’ordonnance traditionnelle. Le compositeur redonne vie, dans onze variations, à des souvenirs et à la personnalité de son ami pianiste Nikolaï Rubinstein.

L’élégiaque Trio n°2 en mi mineur, op. 67 de Chostakovitch s’inscrit dans la tradition de Rachmaninov et Tchaïkovski. Créé à la mémoire de son meilleur ami, le musicologue Ivan Sollertinsky, il nous révèle un paysage sonore désolé, auquel succède une danse macabre déchirante.

Avec : Magdalēna Geka, Violon | Angèle Legasa, Violoncelle | Pauline Chenais, Piano
Œuvres de : Piotr Ilitch Tchaïkovski | Dmitri Chostakovitch
Cour de Guise
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mer
19
JUILLET
2017
20:00
 
Autour de la folie amoureuse
Les Kapsber’girls

L’œuvre fascinante de Giramo, La Pazzia Venuta da Napoli (La folie venue de Naples), évoque la forme d’une cantate profane : une alternance savamment dosée entre airs et récits pour voix de femme et continuo. Mais l’intrigue et les procédés de composition nous entraînent au cœur d’un insolite et exaltant mélange des genres pour servir cette véritable ode à la folie amoureuse.

Strozzi, à travers la finesse de ses lignes mélodiques et ses textes délicats suggère cette folie, la laisse entrevoir, mais refuse de la révéler ostensiblement.

Chez Kapsberger, elle se fait certes plus discrète que chez Giramo, mais on la retrouve dans chaque chanson, où elle se nomme amour perdu, malheureux, impossible…

Entre mise en scène, improvisation, création mais surtout respect des œuvres, Les Kapsber’girls proposent d’évoquer cette folie amoureuse qui fut mille fois chantée au sud comme au nord de l’Italie, à la ville comme à la cour, dans les rues de Naples comme dans les salles du palais des Barberini.

Avec : Alice Duport-Percier, Soprano | Axelle Verner, Mezzo-Soprano | Barbara Hünninger, Violoncelle baroque | Albane Imbs, Guitare baroque
Œuvres de : Johannes Hieronymus Kapsberger | Barbara Strozzi | Alessandro Piccinini | Girolamo Frescobaldi | Giulio Caccini | Francesco Corbetta | Pietro Antonio Giramo
Cour de Guise
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mar
18
JUILLET
2017
20:00
 
En équilibre
Bertrand Laude, Clarinette | Bruno Philippe, Violoncelle | Tanguy De Williencourt, Piano

La Sonate en mi bémol majeur pour clarinette et piano, op. 167 est un chef-d’œuvre de la maturité de Camille Saint-Saëns. Composée à 85 ans, elle constitue son testament musical, au même titre que les deux autres Sonates pour bois et piano. Les ressources particulières (arpèges virtuoses, grands écarts de registre) de la clarinette sont merveilleusement mises en valeur, l’équilibre entre les deux instruments se révèle maîtrisé et l’harmonie fait preuve d’audace.

Pourrions-nous imaginer une musique plus passionnée, plus exaltée, plus enflammée que celle de César Franck ? Le remarquable équilibre accordé au dialogue des deux instruments, le recours à des motifs expressifs et la tension que suscite l’instabilité tonale sont autant d’éléments qui font de cette sonate l’un des joyaux du romantisme français.

Nous découvrons ensuite les Trois Études impressionnistes pour piano de Thierry Escaich. La première étude rend hommage à Claude Debussy, en utilisant quelques éléments thématiques tirés des études de l’auteur, tout en développant un travail sur l’usage de la troisième pédale. La seconde demande une indépendance rythmique particulière et met l’accent sur le legato d’octaves ou d’accords dans un crescendo ininterrompu et fiévreux. La dernière, dédiée à Henri Dutilleux, met l’accent sur des sonorités proches de sons de cloches et des motifs en écho qui s'entremêlent dans un foisonnement impressionniste.

Le programme se termine sur le Trio en la mineur, op. 114  de Brahms, dont l’extraordinaire maîtrise harmonique et contrapuntique témoigne de la pleine maturité stylistique du compositeur. Avec poésie et passion, Bertrand, Bruno et Tanguy servent admirablement ce génie romantique.

Œuvres de : Camille Saint-Saëns | César Franck | Thierry Escaich | Johannes Brahms
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
dim
16
JUILLET
2017
18:00
 
Les grands espaces du romanesque
Ensemble Ouranos | Guillaume Vincent, Piano

À l’image du héros populaire Till l’espiègle, fils de paysan parcourant les routes et les campagnes, l’Ensemble Ouranos souhaite ouvrir au public les horizons de la force narrative de la musique pour vents. Que celle-ci illustre la légèreté d'une époque comme chez Poulenc, la profondeur d’un folklore avec Rimski-Korsakov ou simplement l’esquisse d'un sentiment chez Thierry Escaich, les œuvres proposées empruntent les codes du roman pour tracer les sillons d’une véritable histoire, dont les rebondissements et les dénouements sont laissés à la discrétion de l’imagination de l’auditeur !

Avec : Mathilde Caldérini, Flûte | Philibert Perrine, Hautbois | Amaury Viduvier, Clarinette | Nicolas Ramez, Cor | Rafael Angster, Basson
Œuvres de : Nikolaï Rimski-Korsakov | Francis Poulenc | Thierry Escaich | Richard Strauss
Chapelle de l'Hôpital Corentin Celton
37, boulevard Gambetta
92130 Issy-les-Moulineaux
dim
16
JUILLET
2017
16:00
 
Place aux violoncellistes ! - Musique en Région
Marion Oudin, Violoncelle | Marion Platero, Violoncelle

Bach n’a pas été le premier à écrire pour violoncelle seul, puisque les premiers essais d’indépendance du violoncelle se trouvent en Italie dans des œuvres de Gabrielli ou Antonii. Mais il invente réellement un style propre au violoncelle, qui va sonner le glas de celui de la viole de gambe. Le compositeur utilise tous les registres du violoncelle, dont il fait un instrument complet et dévoile ainsi ses nombreuses possibilités. La Suite n°1 en sol majeur pour violoncelle seul, BWV 1007 fait partie des pièces les plus célèbres du compositeur. 

Barrière, violoncelliste à la cour de Louis XV, pousse les possibilités techniques de l'instrument bien au-delà de tout ce qu'on connaissait à l'époque. Il nous laisse quatre livres de sonates pour violoncelle et basse continue, dont la brillante Sonate n°5 en sol majeur.

Boccherini, italien d'origine, voyage dans l'Europe entière avant de se fixer à la cour royale d'Espagne. Génie violoncellistique, il acquiert très jeune une grande notoriété grâce à sa virtuosité exceptionnelle. Il nous offre plusieurs compositions, improvisations attrapées au vol par ses élèves, dont la célèbre Sonate n°6 en la majeur.

Enfin, Offenbach, dont on ignore souvent le long et brillant passé de violoncelliste, arrive à Paris pour étudier au Conservatoire. Il s’avère être très doué, ce qui lui apporte rapidement une grande renommée. Il compose plusieurs duos, œuvres pédagogiques à l'origine, qui sont de véritables bijoux musicaux. Le Duo n°1 en sol mineur, op. 54 appartient à la catégorie des duos difficiles.

Œuvres de : Johann Sebastian Bach | Jean-Baptiste Barrière | Luigi Boccherini | Jacques Offenbach
Cour de Guise
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
15
JUILLET
2017
20:00
 
Une richesse incontestable
Trio Zadig

« J’échangerai sans peine le savoir dont témoigne le trio contre le pouvoir ingénu que trahit le quatuor » - Maurice Ravel

Chef-d’œuvre de la maturité, le Trio en la mineur de Ravel a été entièrement composé à St-Jean-de-Luz. On y décèle d’ailleurs une influence du folklore basque, notamment dans le premier mouvement où un rythme de danse basque apparaît dès la première mesure et revient constamment. Pantoum, quant à lui, fait référence à un type de déclaration chantée dans la poésie malaise et nous livre une virtuosité étincelante et diabolique. La Passacaille contraste avec ses sonorités graves et sombres mais la lumière revient dès les premières notes du Final avec des trilles tour à tour diaphanes puis éblouissants, donnant à ce trio parfums, couleurs et souvenirs…

Le Trio n°2 en mi bémol majeur, D. 929 de Schubert, œuvre de maturité, est également considéré parmi les bijoux du répertoire. L’intention d’assurer l’unité des quatre mouvements, d’amples proportions, éclate à l’évidence, en des rappels thématiques extrêmement précis. Puissance lyrique, mélancolie poignante, allégresse, rêverie ou encore candeur se succèdent et nous emportent avec effervescence dans cette œuvre monumentale.

Avec : Boris Borgolotto, Violon | Marc Girard Garcia, Violoncelle | Ian Barber, Piano
Œuvres de : Maurice Ravel | Franz Schubert
Cour d'honneur
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
15
JUILLET
2017
16:00
 
Harpe en voyage - Concert poussettes
Coline Jaget, Harpe

Depuis la fin du XIXe siècle, de nombreux compositeurs ont su valoriser la harpe de manière remarquable, que ce soit dans le répertoire soliste, orchestral, ou dans celui de la musique de chambre.

Ce programme nous propose un voyage au cœur de multiples pays, du baroque au XXe siècle, à la découverte de cet instrument magique.

Il commence avec deux sonates de Scarlatti d’une modernité incroyable, nous propulse ensuite dans les sonorités sombres d'Hindemith, nous entraîne dans un tourbillon de virtuosité avec Parish Alvars et Liszt, et nous berce au gré des harmonies raffinées de Cras et Fauré…

Œuvres de : Domenico Scarlatti | Paul Hindemith | Elias Parish Alvars | Jean Cras | Franz Liszt | Gabriel Fauré
Cour d'honneur
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
14
JUILLET
2017
17:30
 
Fête nationale du 14 juillet
Noé Nillni, Trompette | Natasha Roque Alsina, Piano

Pour la Fête nationale du 14 juillet, Jeunes Talents vous propose 4 concerts exceptionnels à entrée libre !

Œuvres de : György Ligeti | Georges Enesco | Leoš Janáček | Mili Balakirev
Cour d'honneur
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
14
JUILLET
2017
17:00
 
Fête nationale du 14 juillet
Trio Harma

Pour la Fête nationale du 14 juillet, Jeunes Talents vous propose 4 concerts exceptionnels à entrée libre !

Avec : Hector Burgan, Violon | Jordan Costard, Violoncelle | Mathilde Nguyen, Piano
Œuvres de : Ludwig van Beethoven
Cour d'honneur
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
14
JUILLET
2017
16:30
 
Fête nationale du 14 juillet
Adèle Charvet, Mezzo-Soprano | Florian Caroubi, Piano

Pour la Fête nationale du 14 juillet, Jeunes Talents vous propose 4 concerts exceptionnels à entrée libre !

Œuvres de : Francis Poulenc | Benjamin Britten
Cour d'honneur
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
14
JUILLET
2017
16:00
 
Fête nationale du 14 juillet
Basha Slavinska, Accordéon

Pour la Fête nationale du 14 juillet, Jeunes Talents vous propose 4 concerts exceptionnels à entrée libre !

Œuvres de : Pablo de Sarasate | Frédéric Chopin | Henryk Wieniawski | Michel Legrand
Cour de Guise
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
jeu
13
JUILLET
2017
20:00
 
Au cœur du romantisme allemand - Carte blanche à Christian-Pierre La Marca
Christian-Pierre La Marca, Violoncelle | Guillaume Bellom, Piano

Beethoven compose son imposante Sonate n°3 en la majeur pour violoncelle et piano, op. 69 lors d’une époque de maturation extrêmement féconde, appelée parfois « seconde période stylistique ».  Elle contient la force, l’économie et l’invention originales des œuvres de la maturité sans faire éclater le cadre de la sonate. L’équilibre entre les deux instruments y est particulièrement harmonieux. C’est l’un des sommets de la musique de chambre de Beethoven.

L’Impromptu n°1 en fa mineur pour piano seul, D. 935 est l’une des formes sonates les plus parfaites que nous laisse Schubert, dont l’ampleur s’accompagne d’une concentration expressive extraordinaire. Le compositeur a rarement témoigné d’autant de richesse et de noble plénitude dans l’invention.

La Sonate n°1 en mi mineur pour violoncelle et piano, op. 38 de Brahms est également un chef-d’œuvre par sa forme admirable, sa fraîcheur et sa magnifique inspiration mélodique. Elle est dédiée au violoncelliste Josef Gänsbacher, qui n’a pas ménagé ses efforts pour faire nommer le compositeur à la tête de la Singakademie de Vienne vers la fin de 1863.

Petite « entorse » à cette thématique mais toujours dans l’optique de découvrir l’univers de notre compositeur invité Thierry Escaich, Cantus I pour violoncelle seul explore la forme de la passacaille à l’image de la Passacaille et fugue de Bach. Clairement en trois parties enchaînées, elle déroule une écriture polyphonique qui n’hésite pas à superposer des personnages musicaux souvent opposés et contrastés.

Œuvres de : Ludwig van Beethoven | Thierry Escaich | Franz Schubert | Johannes Brahms
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mer
12
JUILLET
2017
20:00
 
Trésors du répertoire
Quatuor Hanson | Guillaume Bellom, Piano

Le Quintette pour piano et cordes en mi bémol majeur, op. 44 de Schumann est le premier grand ouvrage conçu pour piano et quatuor à cordes. Concertant, mais aussi solidement charpenté, il demeure un modèle de dynamisme et de fraîcheur. L’œuvre allie la rigueur du style du quatuor à la fantaisie imaginative, à la richesse et à la liberté concertante de l’écriture pianistique de Schumann. Ce jalon lumineux dans l’histoire de la musique de chambre est pensé en ses quatre mouvements comme une marche en avant et suit une ligne de force qui mène au Finale, où la longue élaboration du microcosme thématique arrive à maturité.

Une vingtaine d’années plus tard, Johannes Brahms compose son Quintette pour piano et cordes en fa mineur op. 34. La genèse de l’œuvre – l’une des partitions les plus appréciées de son auteur – n’est pas simple et connaît plusieurs métamorphoses. L'œuvre est d'abord projetée sous forme de quintette à cordes, mais est vite écartée car Brahms est mécontent des timbres. Brahms la transforme alors en Sonate pour deux pianos et la joue en public avec Tausig en avril 1864 : c’est un échec. Ensuite, le chef d'orchestre Hermann Levi suggère à Brahms de remanier l'œuvre pour quintette avec piano, ce qu’il réalise, avec le soutien de Clara Schumann. Beaucoup considèrent que Brahms, avec cette œuvre, atteint la plénitude de ses moyens.

La Ronde de Thierry Escaich, chef-d’œuvre à découvrir, est inspirée de la pièce du même nom d’Arthur Schnitzler. Mais c’est peut-être de l’adaptation cinématographique réalisée par Max Ophüls que l’œuvre musicale semble être le plus proche, allant jusqu’à y emprunter la chanson-titre qui la parcourt et lui donne son unité.  Traitée plus comme un souvenir mélodique que comme un thème, cette mélodie aux allures de valse nostalgique et surannée symbolise ce manège fatal des sentiments amoureux qui tourne.

Avec : Anton Hanson, Violon | Jules Dussap, Violon | Gabrielle Lafait, Alto | Simon Dechambre, Violoncelle
Œuvres de : Robert Schumann | Thierry Escaich | Johannes Brahms
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mar
11
JUILLET
2017
20:00
 
Vous avez dit baroque ?
Salomé Gasselin, Viole de gambe | Justin Taylor, Clavecin

C’est le romancier et musicologue Philippe Beaussant, disparu l'année dernière, qui nous laisse cette formule intrigante. On pourrait presque l'imaginer remplacer le « Do you speak English? » du métro parisien pour attirer la capitale à l'Hôtel de Soubise en plein mois de juillet…

Lorsque cette accroche a été écrite, en 1988, Justin Taylor et Salomé Gasselin n’étaient pas encore nés mais les pionniers avaient déjà œuvré pour leur laisser un héritage conséquent et leur donner le goût de la recherche, de la découverte de répertoires enfouis, de la facture des instruments anciens...

Voici dans ce programme quelques chefs-d’œuvre de la musique ancienne, accompagnés de récentes découvertes, de Rameau à Bach en passant par Telemann et Marais !

Œuvres de : Georg Philipp Telemann | Marin Marais | Johann Sebastian Bach | Jean-Philippe Rameau
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
dim
09
JUILLET
2017
18:00
 
Emprunts
Ekaterina Valiulina, Violon | Ingmar Lazar, Piano

En 1784, Wolfgang Amadeus Mozart compose sa Sonate n°32 en si bémol majeur pour violon et piano, K. 454 à l’intention de la grande violoniste italienne Regina Strinasacchi, qui en assure la première exécution avec le compositeur au piano. Cette œuvre ouvre la trilogie de ses trois dernières sonates qu’il compose pour cette formation. Elle fait preuve d’une grande richesse d’écriture et d’un parfait équilibre entre les deux instruments.

Thierry Escaich est, comme le fut Mozart, un très grand admirateur de la musique baroque. Le compositeur français, actuellement l’un des plus appréciés de sa génération à travers le monde, s’en inspire régulièrement. Jeux de doubles, qui est un miroir à la Gavotte et ses six doubles de Jean-Philippe Rameau et qui en reprend le thème, ainsi que Nun komm, faisant référence à la célèbre cantate de Johann Sebastian Bach, en sont de parfaits exemples.

Claude Debussy souhaite également rendre hommage aux compositeurs baroques français avec ses Six sonates pour divers instruments qu’il ne peut malheureusement achever à cause de sa mort survenue en 1918. Il en compose trois, la Sonate pour violon et piano étant la dernière et également son ultime œuvre majeure. D’une inspiration riche de fantaisie et d’un langage dramatique inhabituel, elle est conçue avec la finesse, la transparence et ce parfait équilibre entre les instruments que l’on retrouve dans toute la production du compositeur.

Quant à la Sonate n°2 en sol majeur, op. 13 d’Edvard Grieg qui est injustement peu jouée de nos jours, il s’agit d’une œuvre tragique avec des touches de naïveté et de tendresse, et dont le caractère nationaliste en fait une des œuvres les plus norvégiennes du répertoire. 

Œuvres de : Wolfgang Amadeus Mozart | Thierry Escaich | Claude Debussy | Edvard Grieg
Prieuré Saint Martin de Montereau
Rue du Prieuré
77130 Montereau-Fault-Yonne
dim
09
JUILLET
2017
16:00
 
Le saxophone dans tous ses états ! - Musique en Région
Quatuor Niobé

Enfant terrible de la musique classique, le saxophone a toujours su surprendre son public par sa sonorité étonnante et ses répertoires éclectiques.

Breveté en 1846 par le belge Adolphe Sax, il a du mal à trouver sa place dans l’orchestre symphonique car les compositeurs appréhendent ce nouvel instrument qualifié par Debussy d’« aquatique ». Cependant, le saxophone triomphe au XXe siècle avec Marcel Mule, grand virtuose du saxophone classique, qui commande à Alexandre Glazounov un chef-d'œuvre du genre, son fameux Quatuor en si bémol majeur, op. 109.

Le répertoire n'étant pas très développé en raison de la jeunesse de l'instrument, les saxophonistes ont tout de suite commencé à arranger et transcrire des pièces d'autres instruments : en voici un exemple avec la Petite suite de Claude Debussy originalement écrite pour piano à quatre mains.

Enfin, instrument incontournable de la musique contemporaine et du jazz, le saxophone « cross-over » fascine encore les compositeurs d'aujourd’hui comme Thierry Escaich ou encore le jeune jazzman Paco Andreo...

Avec : Jan Gricar, Saxophone | Eudes Bernstein, Saxophone | Maxime Bazerque, Saxophone | Makoto Hondo, Saxophone
Œuvres de : Thierry Escaich | Alexandre Glazounov | Claude Debussy | Paco Andreo | Glenn Miller
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
08
JUILLET
2017
20:00
 
Une formation fascinante
Quatuor Abegg

Le quatuor avec piano apparaît dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le clavier, longtemps cantonné à un rôle de basse continue, devient soliste accompagné par les cordes, notamment grâce aux compositeurs Schobert et J. C. Bach. C'est avec Mozart et Schubert que le genre évolue et devient une formation de musique de chambre à part entière. Au XIXe siècle, elle est particulièrement prisée et explorée, notamment par les compositeurs parmi les plus emblématiques de l’époque romantique : Brahms, Schumann, Mendelssohn, Dvorak, Fauré, Chausson…

Pièce maîtresse du répertoire, le Quatuor n°1 en sol mineur pour piano et cordes, op. 25 de Brahms se constitue de quatre mouvements très variés : écriture thématique complexe dans le premier mouvement, poésie intime et mystère dans l’Intermezzo, lied effusé se transformant en marche militaire fanfaronne dans l’Andante con moto, le Finale est un véritable chef-d’œuvre aux couleurs tziganes, proposant une alternance d’humeurs contrastées, une profusion thématique, un agencement général défiant les règles classiques et un rythme endiablé…

Le Quatuor n°1 en ut mineur pour piano et cordes, op. 15 de Fauré doit encore certaines de ses lignes à la grande tradition romantique. Il frappe par la beauté des thèmes et la souple fermeté du style. Ce quatuor, « musique nourrie de tant de sève, débordante de vie et de chaleur communicative », selon les mots justes de Marguerite Long, est du vivant de Fauré l’une de ses œuvres les plus connues, et l’une de celles qu’il joue le plus souvent en public.

Au début du XXe siècle, le quatuor avec piano se fait de plus en plus rare ; on en compte toutefois quelques-uns dignes d'intérêt, notamment ceux d’Enesco, Turina, Martinů, Milhaud…

Le Quatuor Abegg contribue aujourd’hui à sa manière à l’évolution de la formation. En effet,  il crée mondialement des œuvres de compositeurs vivants dont It rings a bell de Beffa ou encore Aristophanes on the ground de Zavaro, interprété au cœur de ce programme.

Avec : Eva Zavaro, Violon | Clément Batrel-Génin, Alto | Adrien Bellom, Violoncelle | Clément Lefebvre, Piano
Œuvres de : Johannes Brahms | Pascal Zavaro | Gabriel Fauré
Cour d'honneur
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
08
JUILLET
2017
16:00
 
L’histoire de Baba Yaga - Concert poussettes
Quintette Odyssée

Igor Moussorgski compose les Tableaux d’une exposition en 1874, après la mort d’un grand ami peintre, Viktor Hartmann. Pour lui rendre hommage, il sélectionne dix de ses tableaux qui l’ont particulièrement touché et cherche à reproduire en musique l’idée d’une visite d’une exposition. Les tableaux ont été créés lors des voyages de l’artiste en Italie, France, Pologne, Ukraine et représentent des paysages, natures mortes, scènes ou personnages, chaque numéro étant relié à une promenade.

L’œuvre de Moussorgski a connu de nombreux arrangements pour deux pianos, orchestre symphonique, orchestre d’harmonie, trio, cuivres, orgue… et quintette à vents.

Dans La cabane sur des pattes de poule, qui s’inspire d’un dessin représentant une horloge en forme de maison de Baba Yaga, Moussorgski ne décrit pas le lieu mais la sorcière qui y vit. On peut ainsi entendre aux cuivres et aux bois le bruissement des feuilles, le sifflement des branches, le souffle du vent et les hululements de la sorcière alors qu’elle vole au-dessus de la forêt…

Plutôt que de décrire chaque tableau, le Quintette Odyssée a préféré nous raconter en musique cette histoire terrifiante et mystérieuse de Baba Yaga et nous replonger dans l’imaginaire des contes slaves.

Avec : Joséphine Olech, Flûte | Guillaume Gerbaud, Hautbois | Joë Christophe, Clarinette | Alban Beunache, Cor | Clément Bonnay, Basson
Œuvres de : Modeste Moussorgski
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
07
JUILLET
2017
20:00
 
Un piano haut en couleur
Kana Okada, Piano

De la danse à la poésie, ce programme nous plonge dans d’ondoyantes palettes pianistiques…

Il s’ouvre avec la Polonaise en la bémol majeur, op. 53 de Chopin, véhémente et solennelle, qui mêle violences rythmiques et nostalgie. De puissantes montées chromatiques servent d’introduction, puis la danse pathétique s’élance en des dessins mélodiques et rythmiques extrêmement variés.

Les Variations et fugue sur un thème de Haendel, op. 24 constituent l’apogée de la forme variation chez Brahms. On sent un réel équilibre entre la rigueur de la construction et la fantaisie de l’inspiration. Brahms réussit à tisser un réseau polyphonique intense, au travers duquel le profil - même imperceptible - du thème transparaît.

Les arrangements pianistiques prennent une place importante dans l’œuvre de Liszt. Ainsi, le compositeur nous livre une transcription virtuose et dramatique de l’un des plus célèbres lieder de Schumann, Widmung, composé en 1840, l'année où Robert Schumann épouse Clara Wieck.

La pièce Jeux de doubles de Thierry Escaich, quant à elle, s'inspire directement de la Gavotte et six doubles de Rameau qui apparaît en filigrane au fil de la pièce sous la forme d'un souvenir, brusquement interrompu par une écriture particulièrement rythmée.

Le piano occupe une position centrale dans la création de Debussy, génie de l'orchestration et des couleurs instrumentales. Son Isle Joyeuse recèle de trésors harmoniques et de subtilité.

Enfin, La Valse de Ravel reflète la maîtrise pianistique absolue du compositeur, dans la conduite du discours, la netteté du trait et des articulations et le contrôle de la virtuosité. Cette pièce est, d’après les propres mots du compositeur, un « tourbillon fantastique et fatal », somptueuse évocation de la grandeur, de la décadence puis de la destruction de la civilisation occidentale…

 

Œuvres de : Frédéric Chopin | Johannes Brahms | Franz Liszt | Thierry Escaich | Claude Debussy | Maurice Ravel
Cour de Guise
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
jeu
06
JUILLET
2017
20:00
 
Paroles de lumière
Ensemble Messiaen

Comme le disait Malraux, « l’art est l'anti-destin », dans le sens où c'est une trace de notre espèce, de ce qu’elle a de meilleur, qui défie le temps.
À travers la musique, une autre voix que la parole s’exprime : une voix de vérité, de lumière, qui, faisant fi du bavardage mental, parle au cœur.
En se connectant à cette voix, on se connecte à l'amour qui nous lie tous et qui rend la vie unique et indivisible.
En ce sens, Thomas Adès, Thierry Escaich, et Olivier Messiaen sont de formidables combattants de vérité, qui portent une parole de lumière, guérisseuse de l'âme.
Si l’on se laisse pénétrer par ce feu incandescent, sans retenue, sans attente, ni jugement, il nous ouvre la porte à l'éternité…

Avec : Raphaël Sévère, Clarinette | David Petrlik, Violon | Volodia Van Keulen, Violoncelle | Théo Fouchenneret, Piano
Œuvres de : Thomas Adès | Thierry Escaich | Olivier Messiaen
Cour de Guise
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mer
05
JUILLET
2017
20:00
 
Jardins féeriques - Carte blanche au Quatuor Ellipsos
Quatuor Ellipsos | Quatuor Zahir

« Des qualités rares et précieuses », voilà ce qui caractérise le saxophone, selon Hector Berlioz.

De la virtuosité endiablée de Thierry Escaich à l’ambiance new-yorkaise de Christian Lauba, en passant par les rythmes dansants de Jean-Baptiste Robin ou encore l’impressionnisme de Claude Debussy et Maurice Ravel, le Quatuor Ellipsos et le Quatuor Zahir rendent hommage au saxophone dans un programme coloré et enchanteur.

Avec : Paul-Fathi Lacombe, Saxophone | Julien Brechet, Saxophone | Sylvain Jarry, Saxophone | Nicolas Herrouët, Saxophone | Guillaume Berceau, Saxophone | Sandro Compagnon, Saxophone | Florent Louman, Saxophone | Joakim Ciesla, Saxophone
Œuvres de : Claude Debussy | Thierry Escaich | Jean-Baptiste Robin | Christian Lauba | Maurice Ravel | Georges Bizet
Cour de Guise
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mar
04
JUILLET
2017
20:00
 
Éclats de voix - Concert de maître avec Karine Deshayes
Harmonie Deschamps, Soprano | Karine Deshayes, Mezzo-Soprano | Fiona McGown, Mezzo-Soprano | Sahy Ratianarinaivo, Ténor | Guilhem Worms, Baryton-Basse | Alfredo Abbati, Piano

Ce programme rend hommage à la voix, en trois parties distinctes.

La première met en lumière l’œuvre Les Miroirs de la ville de Thierry Escaich, compositeur invité au Festival Européen Jeunes Talents 2017. Conçu comme un tableau d’atmosphères, ce cycle de mélodies, sur des textes de Stéphane Héaume, est distribué pour quatre tessitures différentes. Que ce soient la frénésie brisée de Montmartre (hommage au Doppelgänger de Schubert dans le Schwanengesang), le meurtre berlinois en clin d’œil à Kurt Weill, le soleil d’Amalfi ou la lancinante dérive dans la chaleur de Saïgon, chaque mélodie diffuse son rythme, son parfum si particulier que dévoile la partition acérée de Thierry Escaich.

C’est au cœur de l’opéra français que se poursuit ce voyage vocal, avec des œuvres de Georges Bizet et Jules Massenet. Ces deux compositeurs ont une importance décisive pour l’évolution et le rayonnement du genre. Figure phare de la musique lyrique française, Bizet est l’auteur de Carmen, l’un des opéras les plus joués au monde. Qualifié par Nietzche d’artiste « méditerranéen », il réussit à peindre à merveille les différentes atmosphères et cultures du Sud de la France, de l’Espagne andalouse et du Maghreb, sans avoir quitté Paris. Le style très français de Massenet le rapproche de Charles Gounod, avec qui il a en commun un goût prononcé pour les sujets religieux et un sens naturel de la mélodie. Ses opéras Cendrillon et Don Quichotte enthousiasment le public dès leur création.

Enfin, nous nous immergeons dans la dramaturgie de Lorenzo da Ponte avec des extraits de Don Giovanni et des Nozze di Figaro de Wolfgang Amadeus Mozart. Ce dernier trouve dans l’art lyrique, avec son dialogue entre la voix et l’orchestre, le lieu idéal de la rencontre de la parole et de la musique, le domaine où son génie créateur s’impose avec évidence et éclat. Son œuvre contient en germe l’ampleur et l’effusion passionnée qui caractériseront la période romantique…

Œuvres de : Thierry Escaich | Georges Bizet | Jules Massenet | Wolfgang Amadeus Mozart
Cour d'honneur
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
dim
02
JUILLET
2017
16:00
 
The Saxback’s Trip
Saxback Ensemble

Le Saxback Ensemble nous propulse dans un voyage pétillant, des États-Unis à la Russie, en passant par la France, la Hongrie et l’Ukraine.

Il commence à New York avec l’Ouverture de Candide de Bernstein, tirée de l’opérette du même nom et basée sur un conte philosophique de Voltaire. La musique est extrêmement populaire et interprétée par de nombreux orchestres classiques dans le monde entier.

L’excursion se poursuit en France avec Jeux d’enfants de Bizet, pièce originalement écrite pour piano à 4 mains. Elle a été composée en 1871, année proche de la création de la famille des saxhorns par Adolphe Sax en France : c’est donc tout naturellement que le Saxback Ensemble rend hommage à ce compositeur « Made in France » dans son Saxback’s Trip !

Au nombre de 21, les Danses Hongroises de Brahms font la part belle aux musiques traditionnelles d’Europe de l’Est et comptent parmi les pages musicales les plus appréciées du compositeur. On ne compte plus le nombre d’arrangements de ces danses enivrantes.

La pièce Fiddler on the roof de Jerry Bock, quant à elle, se déroule à Anatevka, un village d'Ukraine. Baignée dans la musique traditionnelle d’Europe de l’Est, cette comédie musicale a connu 3 243 représentations et a été récompensée par neuf Tony Awards.

Membre d’une commission soviétique de jazz, Chostakovitch compose sa Suite n°1, op. 38a en vue d’un concours créé pour améliorer le niveau général de jazz en Russie. Waltz, Polka, Foxtrot se succèdent pour nous entraîner dans un univers rythmé et charmant.

Avec : Juliette Adam, Clarinette | Joséphine Besançon, Clarinette | Nicolas Arsenijevic, Saxophone | Antonin Pommel, Saxophone | Martin Trillaud, Saxophone | Hélène Escriva, Euphonium
Œuvres de : Leonard Bernstein | Georges Bizet | Johannes Brahms | Jerry Bock | Dmitri Chostakovitch
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
23
JUILLET
2016
20:00
 
Un esprit de modernité
Quatuor Van Kuijk

Toutes les œuvres de ce programme se démarquent par leur esprit de modernité.

Dans le Quatuor n°19 en do majeur, K. 465 (dernier des six quatuors dédiés à Haydn), Mozart commence par une étonnante introduction qui lui a valu son titre « Les Dissonances ». Très difficile à comprendre pour le public de l’époque, certains ont même proposé de corriger harmoniquement les premières mesures. La modernité de cette pièce vient surtout de son langage ainsi que de son inspiration mélodique qui se situe ici à son plus haut niveau, dans chacun des quatre mouvements.

Kurtag s’impose comme l’une des figures majeures de la musique hongroise après la Seconde Guerre mondiale. Influencé par l’écriture de Bartók, il se montre particulièrement sensible au détail, dans sa simplicité et son autonomie, illustrant son goût pour les pièces brèves. Les Six Moments musicaux sont des pièces de caractère qui peignent, l’espace d’un moment, une atmosphère privilégiée. Elles font preuve de modernité par une approche très narrative et virtuose, du point de vue instrumental.

Le Quatuor en fa majeur, op. 35 de Ravel, œuvre de jeunesse, porte déjà l’empreinte d’une personnalité affirmée. Nous y retrouvons les parfums d’une Espagne sensuelle et d’autres influences populaires. Le compositeur adopte ici une forme cyclique souple et fait preuve d’une incroyable liberté d’invention par un style subtil et expressif.

Avec : ,
Œuvres de : Wolfgang Amadeus Mozart | György Kurtág | Maurice Ravel
Cour d'honneur
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
23
JUILLET
2016
15:00
 
Leurs cordes s'accordent - Concert familial
RaGa Duo

Le Raga Duo nous mène tout d’abord en Argentine avec la pièce Dos Aires Candomberos du compositeur Maximo-Diego Pujol dont l’œuvre est très marquée par l'héritage musical de son pays.

Le voyage se poursuit en Europe, et plus précisément en Italie, avec l’éminent compositeur violoniste Niccolò Paganini et sa Sonate n°1 en la majeur pour violon et guitare. Il est l’un des premiers compositeurs à écrire pour cette formation et révolutionne la façon de jouer du violon.

La Sonatina bulgarica du compositeur bulgare Atanas Ourkouzounov nous plonge dans l’univers des Balkans avec ses thèmes populaires et ses rythmes d’une grande singularité.

La pièce La Voix et les Racines du compositeur franco-argentin Adrien Politi nous ramène à l’univers du tango, porté ici par une très émouvante mélodie.

Pour terminer ce concert, leurs cordes s’accordent sur la Suite insolite de Régis Daniel, œuvre dédiée au duo. Ses quatre mouvements font écho à quatre nouvelles de l’écrivain argentin Julio Cortazar.

Avec : Raphaëlle Rubio, Violon | Gabrielle Rubio, Guitare
Œuvres de : Maximo-Diego Pujol | Niccolò Paganini | Atanas Ourkouzounov | Adrien Politi | Régis Daniel
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
22
JUILLET
2016
20:00
 
Ciel et Terre
Ensemble Polygones

Nous avons de la chance, nous vivons sur une planète qui est à elle seule une source d'inspiration sans fin pour tous les esprits artistiques : il suffit d'ouvrir les yeux et de l'observer… Ce sont sans doute les romantiques qui ont, les premiers, puisé leurs idées et leurs textures sonores dans ses paysages entre abondance et désolation. La musique de Johannes Brahms, dont le Trio pour violon, cor et piano, op. 40, semble prendre racine dans le sol, cette matière généreuse, sève de la vie, aux mouvements profonds. Face à cela, l'inspiration que d'autres trouvent dans le ciel est plus légère, mystérieuse, insaisissable, suspendue comme les étoiles. Ainsi, le compositeur autrichien Franz Schreker nous emporte dans la brise et les bourrasques avec sa courte pièce Der Wind, si dramatique qu'on croirait presque un poème symphonique. De son côté, Max Bruch nous guide dans une nuit veloutée, apaisée et rêveuse avec des extraits de ses 8 Pièces pour clarinette, violoncelle et piano, op. 83. Quant à Camille Pépin, jeune compositrice lauréate du Grand Prix Sacem et du Prix du jury, ainsi que du Coup de cœur du public du Concours Île de Créations, ses préoccupations de voyages dans l'espace sont représentatives de notre siècle : avec son langage remarquablement évocateur, elle nous emmène jusqu'à la lune et même au soleil…

Avec : Carjez Gerretsen, Clarinette | Louise Salmona, Violon | Alexandre Collard, Cor | Natacha Colmez-Collard, Violoncelle | Guillaume Sigier, Piano
Œuvres de : Max Bruch | Franz Schreker | Johannes Brahms | Camille Pépin
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
jeu
21
JUILLET
2016
20:00
 
Une explosion créatrice
Quatuor Akilone | Tanguy De Williencourt, Piano

Intenses, personnels, les trois quatuors de l’opus 59 symbolisent l’explosion créatrice du nouveau Ludwig van Beethoven. Le Quatuor n°8 en mi mineur, op. 59 n°2, de par sa place médiane dans le cycle, se révèle comme le plus équilibré des trois, avec son sublime second mouvement et son Finale brillant. Si le public et les critiques accueillent ces quatuors avec une incompréhension liée à l’éclosion de la modernité, Beethoven, lui, en est très fier, tout comme de ses Six Bagatelles pour piano seul, op. 126. Considérées par leur auteur comme « les meilleures qu’il ait écrites dans ce genre », elles forment les « adieux » du compositeur au piano. Dédiées à son frère, Johann van Beethoven, ces miniatures sont façonnées avec un sens de l’orfèvrerie inégalable.

C’est en mariant le piano au quatuor à cordes que Johannes Brahms nous délivre l’une de ses plus belles œuvres. Longuement insatisfait, le compositeur cherche la meilleure alchimie instrumentale : d’abord quintette à cordes à deux violoncelles, puis sonate pour deux pianos, l’œuvre devient enfin le magnifique Quintette que nous connaissons. Beaucoup considèrent que Brahms, âgé seulement de 33 ans,  atteint la plénitude de ses moyens dans cette œuvre monumentale.

Avec : Emeline Concé, Violon | Elise De-Bendelac, Violon | Louise Desjardins, Alto | Lucie Mercat, Violoncelle
Œuvres de : Ludwig van Beethoven | Johannes Brahms
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mer
20
JUILLET
2016
20:00
 
100 minutes de musique en hommage à Henri Dutilleux
Jules Matton, Compositeur | Benoît Menut, Compositeur | Camille Pépin, Compositeur | Fabien Touchard, Compositeur | Nicolas Worms, Compositeur

Henri Dutilleux, l’un des plus grands compositeurs français du XXe siècle, aurait eu 100 ans le 22 janvier 2016. En 2004, il a accepté de devenir le Président d’Honneur de Jeunes Talents : nous souhaitons fêter dignement son centenaire.

Depuis 2009, nous proposons traditionnellement à un compositeur vivant d’être le « compositeur invité » de notre festival. A défaut de pouvoir inviter Henri Dutilleux en 2016 comme nous l’avions espéré, nous souhaitons lui rendre hommage en lui consacrant une soirée exceptionnelle. Pour l’occasion, six talentueux musiciens et cinq compositeurs prometteurs se réunissent pour interpréter 100 minutes de musique en hommage aux 100 ans d’Henri Dutilleux.

Henri Dutilleux a toujours développé une réelle curiosité pour les jeunes créateurs issus d'horizons les plus divers.  Ainsi, dans une première partie, cinq jeunes compositeurs proposent une création d’une durée de 10 minutes, l’hommage pouvant prendre la forme qu’ils veulent en fonction de ce qu’Henri Dutilleux (le personnage, son œuvre, son parcours…) leur évoque. La formation ne leur a pas été imposée mais ils ont eu à choisir un minimum de 4 instruments sur les 6 proposés pour composer leur pièce.

Nous vous invitons à voter pour la création que vous préférez. Ce  « Prix du public » permettra au lauréat d’écrire à nouveau pour une formation au choix dans la saison Jeunes Talents 2016-2017. 

L’autre partie de concert est consacrée à l’interprétation des œuvres du compositeur. Entre musique vocale, pièces pour piano seul et la quasi-totalité de sa musique de chambre pour vents et piano, nous laissons ainsi résonner la mémoire d’Henri Dutilleux à travers sa musique si subtile et raffinée…

Œuvres de : Henri Dutilleux | Camille Pépin | Jules Matton | Nicolas Worms | Fabien Touchard | Benoît Menut
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mar
19
JUILLET
2016
20:00
 
Entre lyrisme et virtuosité - Carte blanche à Fanny Clamagirand
Fanny Clamagirand, Violon | Alexandre Kantorow, Piano

La Sonate n°1 en ré mineur, op. 75 de Camille Saint-Saëns nous expose une écriture extrêmement concertante, dans la tradition de la Sonate à Kreutzer de Beethoven. Nous retrouvons ici une structure chère au compositeur : deux mouvements et quatre parties. Cette architecture est également présente dans le Concerto n°4 pour piano et dans la Symphonie avec orgue, contemporaine de cette sonate, et qui offre pourtant maintes ressemblances.

Très malade, Claude Debussy compose sa Sonate n°3 en sol mineur pour violon et piano d’une inspiration riche de fantaisie et d’un langage dramatique inhabituel. Elle est conçue avec la finesse, la transparence et ce parfait équilibre entre les instruments que l'on retrouve dans toute la production du compositeur.

Œuvre de « musique absolue » ressortissant pour la dernière fois au genre de la musique de chambre en son sens classique, la Sonate en mi bémol majeur, op. 18 de Richard Strauss est également un adieu à ses années d’apprentissage : il a déjà achevé sa première partition symphonique de réelle importance, Aus Italien, et travaille à la première version de son poème symphonique Macbeth. D’ailleurs, il n’est pas étonnant de trouver dans cette Sonate de nombreuses allusions au langage orchestral de telles partitions. Elle frappe par sa beauté lyrique et ses exigences techniques.

Œuvres de : Camille Saint-Saëns | Claude Debussy | Richard Strauss
Cour de Guise
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
dim
17
JUILLET
2016
18:00
 
Un tourbillon d’expression
Aurélien Pascal, Violoncelle | Théo Fouchenneret, Piano

Initialement écrite pour cor et orchestre, la pièce Adagio et Allegro, op. 70 de Schumann est transcrite avec succès pour le violoncelle et demeure aujourd'hui l'une des plus belles pages du répertoire chambriste schumannien. Le langage, à l’expressivité intense, révèle un romantisme à la sensibilité exacerbée.

Dans Souffle sur les cendres, Neuburger a cherché à écrire une pièce violoncellistique et virtuose sans perdre son langage harmonique et rythmique. Le jeu sur les doubles cordes lui a donné beaucoup de possibilités : parfois répétées très violemment ou tenues durant de longues valeurs en crescendo, elles évoquent le « souffle » que suggère le titre, en saturant presque la sonorité de l'instrument.

Chopin compose sa Polonaise brillante, op. 3 lors d'un séjour chez le prince polonais Radziwill, alors qu’il n'a que 19 ans. À cette première ébauche, il ajoute l'année suivante une Introduction et dédie l'ensemble à Josef Merk, célèbre violoncelliste et compositeur viennois. Le savoureux lyrisme du compositeur s'exprime dès les premières mesures de l'Introduction, dans laquelle les deux instruments sont étroitement liés. Dans la Polonaise au rythme soutenu et enlevé, mélodie et accompagnement passent d'un instrument à l'autre jusqu'à la clôture de l'œuvre.

Chef-d’œuvre incontestable de la musique de chambre française au XIXe siècle, la Sonate en la majeur de Franck est dédiée au violoniste Eugène Ysaÿe. Cette œuvre est caractéristique du compositeur : architecture travaillée, thèmes nombreux et variés auxquels la forme cyclique chère à Franck donne l'unité d'ensemble. Elle est aussi remarquable pour l’équilibre des rôles et le dialogue entre les deux instruments, traités à parité.

Œuvres de : Robert Schumann | Jean-Frédéric Neuburger | Frédéric Chopin | César Franck
Kiosque du Parc des Buttes Chaumont
Rue Botzaris
75019 Paris
dim
17
JUILLET
2016
16:00
 
Parlez-moi d'amour
Clémentine Decouture, Soprano | Corentin Decouture, Contrebasse | Claire Besson, Guitare

L’amour, sentiment d'affection et d’attachement, nous fait découvrir un large éventail d’émotions et d’expressions différentes, allant du désir passionné à la tendresse de l'amour familial.

L'Amour avec un grand A, muse de la musique depuis le temps des troubadours, c’est ce que nous proposent les artistes de La Compagnie Divague dans ce programme alliant musique classique et chansons d’antan, voyageant à travers les siècles et les styles...

Embarquement immédiat pour ce voyage amoureux avec une formation originale pour voix et instruments à cordes !

Œuvres de : Benjamin Britten | John Dowland | Hector Berlioz | Wolfgang Amadeus Mozart | Franz Schubert | Heitor Villa-Lobos | Piotr Ilitch Tchaïkovski | Mikhaïl Glinka | Manuel de Falla | Federico García Lorca | Enrique Granados | Georges Bizet | André Messager | Vincent Youmans | Joséphine Baker | Edith Piaf | Mistinguett | Marilyn Monroe | Consuelo Velázquez Torres | George Gershwin | Frank Churchill
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
16
JUILLET
2016
20:00
 
Tour d'Europe
Théo Fouchenneret, Piano

Pour ce tour d’Europe, le pianiste Théo Fouchenneret nous propose des œuvres contrastées de Beethoven, Janáček, Kodály, Fauré et Brahms en direction de l’Allemagne, la République tchèque, la Hongrie et la France.

Bon voyage !

Œuvres de : Ludwig van Beethoven | Leoš Janáček | Zoltán Kodály | Gabriel Fauré | Johannes Brahms
Cour d'honneur
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
16
JUILLET
2016
15:00
 
Patchwork musical - Concert familial
Les Clarinautes

Ce patchwork musical propose un voyage géographique et temporel qui ravira petits et grands !

De Johann Sebastian Bach (2 Inventions) à Edith Piaf (La vie en rose), en passant par Joseph Haydn (extrait du Duo concertant n°1 pour 2 clarinettes), Gioacchino Rossini (extraits de Il barbiere di Siviglia et Il turco in Italia), Guillaume Connesson (Scènes de la vie contemporaine), Joseph Kosma (Les feuilles mortes), ou encore la musique traditionnelle klezmer, celtique, cubaine, ce programme fera écho à tous à travers de courtes pièces interprétées dans la joie et la bonne humeur par l’espiègle duo de clarinettes Les Clarinautes. 

Avec : Elodie Roudet, Clarinette | Claire Voisin, Clarinette
Œuvres de : Johann Sebastian Bach | Joseph Haydn | Sholom Secunda | Chassidic folk song (arrangement d’Helmut Hödl) | Guillaume Connesson | Air traditionnel celtique (arrangement de Florian Bramböck) | Abe Schwartz | Ignacio Cervantes | Gioacchino Rossini | Joseph Kosma | Edith Piaf
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
15
JUILLET
2016
20:00
 
Liaisons romantiques
Vladyslava Luchenko, Violon | Astrig Siranossian, Violoncelle | Nathanaël Gouin, Piano

L’histoire entre Clara et Robert Schumann est digne d’un grand roman d'amour romantique avec ses lettres enflammées, baisers volés, serments passionnés… En 1849, Robert offre les Trois romances pour hautbois et piano, op. 94 à son épouse pour Noël. Malgré leur apparente simplicité, elles portent sans aucun doute la marque du génie schumannien.

La rencontre entre Robert Schumann et Johannes Brahms est un vrai coup de foudre amical et musical. On trouve dans la Sonate n°2 en fa majeur pour violoncelle et piano, op. 99 de Brahms l’influence schumanienne inhérente à leur rencontre. Composée sur les rives du lac de Thun, elle mêle richesse thématique, expression généreuse, ton héroïque, couleurs populaires, autant de qualités propres à la musique du compositeur. Elle constitue l’un des sommets de la littérature romantique pour violoncelle et piano.

Cette complicité entre les deux compositeurs est également partagée avec Clara Schumann, merveilleuse pianiste, qui crée de nombreuses œuvres des deux amis. En plus d’être une grande source d’inspiration, elle développe également d’admirables talents de composition. Son Trio en sol mineur, op. 17 en est un beau témoignage.

Œuvres de : Robert Schumann | Johannes Brahms | Clara Schumann
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
jeu
14
JUILLET
2016
17:30
 
Fête nationale du 14 juillet
Les Francs Bassons

Pour la Fête nationale du 14 juillet, Jeunes Talents vous propose 4 concerts exceptionnels à entrée libre !

Avec : Julien Abbes, Basson | Rafael Angster, Basson | Anaël Bournel-Bosson , Basson | Victor Dutot, Basson
Œuvres de : Sergueï Prokofiev | Désiré Dondeyne | Josquin Desprez | Johann Sebastian Bach | P.D.Q. Bach
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
jeu
14
JUILLET
2016
17:00
 
Fête nationale du 14 juillet
Trio Hélios

Pour la Fête nationale du 14 juillet, Jeunes Talents vous propose 4 concerts exceptionnels à entrée libre !

Avec : Camille Fonteneau, Violon | Raphaël Jouan, Violoncelle | Alexis Gournel, Piano
Œuvres de : Ludwig van Beethoven | Maurice Ravel | Astor Piazzolla
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
jeu
14
JUILLET
2016
16:30
 
Fête nationale du 14 juillet
Hélène Escriva, Euphonium | Célia Oneto Bensaid, Piano

Pour la Fête nationale du 14 juillet, Jeunes Talents vous propose 4 concerts exceptionnels à entrée libre !

Œuvres de : Luigi Bassi | Jules Massenet | Franz Schubert | Francis Poulenc
Hôtel de Soubise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
jeu
14
JUILLET
2016
16:00
 
Fête nationale du 14 juillet
Fiona Monbet, Violon | Pierre Cussac, Accordéon

Pour la Fête nationale du 14 juillet, Jeunes Talents vous propose 4 concerts exceptionnels à entrée libre !

Œuvres de : Igor Stravinsky | George Gershwin | Leonard Bernstein | Django Reinhardt
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mer
13
JUILLET
2016
20:00
 
Un serpent à Venise
Ensemble Lacertae

Fondé sous l’impulsion du serpentiste Patrick Wibart, l’Ensemble Lacertæ vise à redonner vie aux œuvres instrumentales et vocales allant du XVe au XVIIe siècle. Cette formation unique propose de lier les sonorités sombres et envoûtantes du serpent à la voix lumineuse du contre-ténor Raphael Mas en s'appuyant sur un large continuo de cordes, de claviers et de percussions anciennes. Les musiciens de Lacertae développent leurs aventures musicales sous plusieurs formes et inventions artistiques conduisant l’auditeur, au-delà d’une expérience sonore dans un voyage poétique.

En 1636, Marin Mersenne dans son Harmonie Universelle ne tarit pas d'éloges à propos d'un certain serpent inventé en France au XVIe  siècle. Or si nous connaissons le grand intérêt des Français pour cet instrument aux formes reptiliennes, il semble qu'il ait fallu aux Italiens presque deux siècles pour apprivoiser ce dernier. Pourtant, au XVIIe siècle, des musiciens venus de France ont fait entendre leurs instruments, à Rome notamment, dans l'Eglise San Luigi dei Francesi, mais aussi dans d'autres villes de la péninsule italique…

Dans ce programme, l'ensemble Lacertæ nous propose une exploration des prémisses du baroque italien à travers une musique aux sonorités particulièrement étonnantes et résolument tournée vers l'improvisation, en posant en filigrane cette question : et si un serpent était entré dans Venise ?

Avec : Raphaël Mas, Contre-ténor | Patrick Wibart, Serpent | Romain Falik, Théorbe | Thibaut Roussel, Théorbe | Bérengère Sardin, Harpe | Marie Van Rhijn, Clavecin
Œuvres de : Giovanni Maria Trabaci | Diego Ortiz | Johannes Hieronymus Kapsberger | Giovanni Antonio Bertoli | Giovanni Felice Sances | Ascanio Mayone | Lucas Ruiz de Ribayaz | Girolamo Frescobaldi
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mar
12
JUILLET
2016
20:00
 
Instants poétiques
Julian Trevelyan, Piano

C’est autour de la Marche funèbre, point de départ et idée essentielle de l’œuvre, que Frédéric Chopin organise la Sonate en si bémol mineur, op. 35. Œuvre puissante et originale, cette sonate a souvent été mal comprise. Il y a cependant dans ce morceau tragique et son exceptionnelle « économie formelle » quelque chose de désincarné, comme une représentation saisissante des différents visages de la mort.

Le Livre I des Images de Claude Debussy est un chef-d'œuvre poétique dans un condensé enchanteur de couleurs et sons. Le compositeur exprime sa satisfaction à son éditeur Jacques Durand après l’avoir achevé : « Sans fausse vanité, je crois que ces trois morceaux se tiennent et qu’ils prendront leur place dans la littérature pour piano…, à gauche de Schumann ou à droite de Chopin… as you like it ».

Jean-Frédéric Neuburger compose Les lumières du manège pour le Concours Long Thibaud Crespin 2015. Cette pièce fait référence au livre Capitaes de Areia (Les Capitaines des Sables) de Jorge Amado. Il y est question de lumières d'un manège dans lequel vont jouer les enfants abandonnés sur une plage du Brésil la nuit venue, d'où l'univers un peu « magique » de la pièce et les nombreuses références au rythme d'un tango nocturne et déformé.

Le 11 mars 1839, Robert Schumann écrit à Clara : « J’ai été toute la semaine au piano, composant, écrivant, riant et pleurant tout à la fois. Tu trouveras une bonne description de cet état des choses dans mon opus 20, la Grande Humoresque ». Cette pièce est une suite de variations de climat expressif dont le lien unificateur est avant tout poétique.

Œuvres de : Frédéric Chopin | Claude Debussy | Jean-Frédéric Neuburger | Robert Schumann
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
dim
10
JUILLET
2016
18:00
 
Famous Jazz Standards
Lost in Swing

Le swing désigne, en premier lieu, une manière d'être essentielle du jazz, celle qui donne à balancer, à se balancer, à danser avec son corps dans l'espace. Pour certains auteurs, le swing accompagne toute l'histoire du jazz ; pour d'autres, comme André Hodeir, il est devenu un courant musical du jazz qui prend son essor au milieu des années 1920 et va jusqu’à l’avènement du be-bop dans les années 1940.  On ne peut parler du swing sans évoquer les danses qui lui sont associées : lindy-hop, charleston, balboa... Cette fusion entre danse et musique connaît à l'heure actuelle un regain d’intérêt palpable et Lost in Swing s’y intéresse particulièrement en invitant régulièrement des danseurs.

Pour fêter le début de l'été, Lost in Swing nous offre un programme spécial de standards très connus, à travers ses propres arrangements. De Gershwin à Ellington, en passant par Hampton, Goodman, Waller, Raksin, Layton et bien d’autres, laissez-vous emporter par un tourbillon de swing explosif !

Avec : Clément Meunier, Clarinette | Louis Billette, Saxophone | Etienne Loupot, Guitare | Piotr Wegrowsky, Contrebasse | Julien Lemoine, Percussions
Œuvres de : Benny Goodman et Edgar Sampson | David Raksin | Harry Akst | Edgar Sampson | Edward Heyman, Robert Sour, Frank Eyton et Johnny Green | Fats Waller | Duke Ellington | George Gershwin | Kenneth Casey | Lionel Hampton et Sonny Burke | Edgar Battle et Eddie Durham | Turner Layton | Lionel Hampton | Julien Lemoine
Square Saint-Lambert
2 rue Jean-Formigé
75015 Paris
dim
10
JUILLET
2016
16:00
 
Danzas - Musique dans les jardins
Quatuor Yendo | Baptiste Herbin, Saxophone

De l'expression espagnole « Yendo » (« En allant »), le quatuor puise son identité et sa dynamique. Dans ce programme exceptionnel, le quatuor s’associe avec Baptiste Herbin, éminent saxophoniste de jazz. Ensemble, ils réinventent la tradition classique espagnole en mariant le romantisme d’Enrique Granados avec la poésie virtuose de Baptiste Herbin. Ils nous proposent ainsi un pont entre la romance classique et l’improvisation.

Dans sa démarche de création et d'innovation, le Quatuor Yendo et Radio France ont commandé en 2015 à Luis Naón une suite de danses dénommée Tangos Utópicos, qui associe la création contemporaine avec la musique traditionnelle argentine, propre au compositeur issu de ce pays.

Avec : Antonio García Jorge , Saxophone | Jonathan Radford, Saxophone | Antonin Pommel, Saxophone | Martin Trillaud, Saxophone
Œuvres de : Enrique Granados | Luis Naón
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
09
JUILLET
2016
20:00
 
En miroir
Trio Karénine | Sarah Chenaf, Alto

Ce programme propose de découvrir deux œuvres emblématiques du répertoire pour quatuor avec piano, à la frontière du romantisme et de la modernité. Très voisins par leur structure en quatre mouvements, les deux quatuors semblent se répondre tant ils offrent de belles similitudes : composés dans le ton fiévreux d’ut mineur, ils présentent un premier mouvement de forme sonate au caractère emporté suivi d’un scherzo virtuose et d’un mouvement lent au charme méditatif, cœur émotionnel de chacune des deux œuvres. Les deux finales font chanter les lignes de cordes sur les volutes virtuoses du piano.

Le Quatuor n°1 en ut mineur pour piano et cordes, op. 15 de Fauré doit encore certaines de ses lignes à la grande tradition romantique. Il frappe par la beauté des thèmes et la souple fermeté du style. La partition est écrite peu après une période difficile pour le musicien, ce dernier s'étant fiancé, après une cour assidue, à Marianne Viardot (fille de Pauline Viardot), qui le délaisse au bout de quelques mois. Le finale a été réécrit par Fauré en 1883.

Le Quatuor n°3 en ut mineur pour piano et cordes, op. 60 de Brahms connaît lui aussi plusieurs remaniements. La tonalité définitive d’ut mineur remplace l’ut dièse mineur prévu à l’origine et les mouvements ne semblent pas apparaître dans l’ordre de composition. Ce quatuor s’évade maintes fois des rigueurs classiques, guidé par l’inspiration et l’émotion du moment, mariant la fougue juvénile et la complète maitrise d’écriture de Brahms.

Avec : Fanny Robilliard, Violon | Louis Rodde, Violoncelle | Paloma Kouider, Piano
Œuvres de : Gabriel Fauré | Johannes Brahms
Cour d'honneur
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
09
JUILLET
2016
15:00
 
Une agilité renversante - Concert familial
Adélaïde Ferrière, Percussions

Le marimba est originaire de plusieurs continents comme l'Afrique et l'Amérique du Sud. Actuellement, les lames de bois sont composées de bois de rose du Honduras ou encore de palissandre. Instrument encore assez inconnu à ce jour, il recèle pourtant des sonorités multicolores et un répertoire abondant. C’est ce que nous allons découvrir dans ce programme pétillant qui met à l’honneur la virtuosité et plus précisément la technique des « 4 baguettes ».

Il s’ouvre avec un arrangement du Caprice n°24 en la mineur pour violon de Paganini, chef-d’œuvre technique et musical incontesté. Il mêle ensuite des transcriptions de pièces pour clavecin (Toccata en mi mineur, BWV 914 de Bach ; L’Egyptienne de Rameau) et pour piano (Fantaisie en ré mineur K. 397 de Mozart) avec des œuvres de trois célèbres marimbistes actuels : Pius Cheung (Etude en mi mineur), Alexej Gerassimez (Eravie), et Eric Sammut (Libertango ; Sugaria). Ne manquez pas cette grande traversée dans l’histoire de la musique en compagnie du marimba à l’agilité renversante !

Œuvres de : Niccolò Paganini | Pius Cheung | Johann Sebastian Bach | Alexej Gerassimez | Wolfgang Amadeus Mozart | Jean-Philippe Rameau | Eric Sammut
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
08
JUILLET
2016
20:00
 
Chants d’amour
Marie Perbost, Soprano | Eva Zaïcik, Mezzo-Soprano | Paco Garcia, Ténor | Marcel Raschke, Basse | Tanguy De Williencourt, Piano | Joséphine Ambroselli Brault, Piano

Le Spanisches Liederspiel, op. 74 est un cahier de neuf lieder d’après les Chants populaires et romances espagnoles de Geibel. Schumann, qui avait été en relation avec Pauline, fille du célèbre chanteur espagnol Manuel Garcia, y emprunte un lot de savoureuses épigrammes et d’images chatoyantes, propices aux danses et aux combinaisons de voix. Le compositeur estime son recueil : « On ne peut plus gai ! ».

Contrepartie vocale des Danses hongroises de Brahms, le Zigeunerleben, op. 29 de Schumann est né de la fascination du compositeur pour les tziganes, fascination qui a grandi au contact du poète Emanuel Geibel. Cette pièce permet à Schumann de donner libre cours à sa nostalgie d’un « ailleurs ».

Les Neues Liebesliederwalzer, op. 65 rendent, après les Valses, op. 39, un merveilleux hommage à la ville de Vienne, aux valses de Schubert que Brahms vénérait, et aux Strauss qu’il avait pris en amitié. Ces chants d’amour pour piano à quatre mains et quatuor vocal, destinés à être joués coude à coude avec Clara Schumann, nous offrent un kaléidoscope d’images et de sentiments : une passion sourde, déchirée ou incandescente qui, se conjuguant avec les spécificités nationales, nous vaut l’omniprésence de syncopes passionnées et hoquetantes, de carrures impaires, d’accents en faux-pas ou encore de rythmes pointés…

Œuvres de : Robert Schumann | Johannes Brahms
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
jeu
07
JUILLET
2016
20:00
 
Jeux d’enfants - Carte blanche à Vassilena Serafimova
Julie Sévilla-Fraysse, Violoncelle | Vassilena Serafimova, Percussions | Jonathan Fournel, Piano

« Quand nous commençons la musique, nous commençons à jouer : jouer avec notre instrument, jouer avec nos amis, jouer devant un public, pour un public, avec un public… ». Le sens premier de ce mot est très cher à Vassilena Serafimova, qui aimerait ne jamais oublier que jouer de la musique part de la simple envie de partager un moment. C’est comme cela que la pièce Jeux d’enfants de Bizet s’est présentée très naturellement à elle pour intituler ce concert.

Les trois musiciens ont construit ce programme en cherchant un langage possible entre leurs instruments, encore rarement associés. Ils proposent une rencontre amicale autour de plusieurs œuvres qu’ils apprécient. La Sonate pour piano et percussions de Pierre-Alain Braye Weppe et la pièce Sleight of Hand de Patrick Zimmerli ont été offertes à Vassilena pour ses 30 ans. Ces belles compositions d’aujourd’hui se mêlent à d’autres plus anciennes telles que l’Introduction et Rondo Capriccioso de Saint-Saëns et la Suite populaire espagnole de Nin aux couleurs hispaniques, ou encore les poétiques Jeux d’enfants de Bizet d’une étonnante richesse mélodique et rythmique. Vassilena Serafimova met également à l’honneur son pays natal, la Bulgarie, avec la Rhapsodie « Vardar » de Vladiguerov, considérée comme l’un des emblèmes de la musique bulgare. 

Œuvres de : Joaquín Nin | Pierre-Alain Braye-Weppe | Georges Bizet | Patrick Zimmerli | Camille Saint-Saëns | Pantcho Vladiguerov
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mer
06
JUILLET
2016
20:00
 
Concertos déconcertants
Ensemble Les Contre-Sujets

Quel est le point commun entre Antonio Vivaldi, Georg Philipp Telemann et Carl Philipp Emanuel Bach ? Outre le lien familial unissant les deux derniers, puisque Telemann était le parrain de C. P. E. Bach, ces trois compositeurs se sont attachés à explorer et repousser les limites du concerto.

Souvent composé de trois mouvements (Vif – Lent – Vif), le concerto baroque fait dialoguer un ou plusieurs solistes avec l’orchestre, ou bien l’orchestre tout entier dans le cas d’un concerto grosso. Néanmoins, cette définition admet quelques exceptions qui ont contribué à la grande richesse du genre.

Ce programme se compose ainsi de concertos uniques à bien des égards.

Avec : Samuel Rotsztejn, Flûte à bec | Clémentine Frémont, Traverso | Laurence Valentino, Violon baroque | Ajay Ranganathan, Violon baroque | Tania-Lio Faucon-Cohen, Alto baroque | Eric Tinkerhess, Viole de gambe | Benoît Bératto, Violone | Takahisa Aida, Clavecin
Œuvres de : Antonio Vivaldi | Carl Philipp Emanuel Bach | Samuel Rotsztejn | Georg Philipp Telemann
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mar
05
JUILLET
2016
20:00
 
Bijoux du répertoire - Concert de maître avec Anne Queffélec
Guillaume Chilemme, Violon | Léa Hennino, Alto | Victor Julien-Laferrière, Violoncelle | Anne Queffélec, Piano

Lorsque Debussy compose ses trois sonates instrumentales, il est au déclin de sa vie mais également en pleine floraison créatrice. La Sonate n°1 en ré mineur pour violoncelle et piano est écrite d’un seul jet, comme improvisée, lors d’un séjour à Pourville, devant la mer. L’auteur avait pensé à l’intituler Pierrot fâché avec la Lune, comme un hommage à Watteau ou à des poètes de son temps. La partition ne paraît pas sous ce titre, cependant merveilleusement évocateur de ce mélange très debussyste, d’humour sarcastique et de poésie mélancolique.

Très malade, il compose sa Sonate n°3 en sol mineur pour violon et piano d’une inspiration riche de fantaisie et d’un langage dramatique inhabituel. Elle est conçue avec la finesse, la transparence et ce parfait équilibre entre les instruments que l'on retrouve dans toute la production du compositeur.

En 1849, les mois de tourmente révolutionnaire à Dresde sont incroyablement féconds pour Schumann, qui compose des œuvres de tous genres à une cadence effrénée. Ses Fantasiestücke, op. 73, initialement écrites pour clarinette et piano, sont intensément lyriques et reflètent avec passion ses états d’âme.

Mozart, véritable pionnier du quatuor avec piano, semble exploiter d’emblée toutes les possibilités que lui offre cette formation. A l’époque, le Quatuor en sol mineur avec piano, K. 478 est jugé « trop difficile à jouer » du fait de ses proportions, de ses difficultés techniques et de sa complexité expressive. Ce quatuor est cependant un véritable bijou du répertoire entrelaçant virtuosité, jeux contrapuntiques, richesses mélodiques et expression ardente…

Œuvres de : Claude Debussy | Robert Schumann | Wolfgang Amadeus Mozart
Cour d'honneur
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
dim
03
JUILLET
2016
16:00
 
En Amérique
Quintegr'al

Promouvoir le répertoire pour cuivres et faire découvrir la sonorité et la polyvalence de ces instruments, ainsi pourrait être la devise de Quintegr'al.

De la musique de film au ragtime en passant par le répertoire plus classique, l’opérette, la comédie musicale ou encore les pièces originales pour quintette de cuivres, nous pouvons découvrir la richesse et la diversité de la musique nord et sud-américaine à travers ce programme. Bon voyage!

Avec : Guillaume Fattet, Trompette | Fabien Verwaerde, Trompette | Guillaume Merlin, Cor | Nicolas Cunin, Trombone | Florian Schuegraf, Tuba
Œuvres de : Michael Kamen | Scott Joplin | John Williams | Enrique Crespo | Ragtime | Luckey Roberts | Samuel Barber | Leonard Bernstein | Eubie Blake | James Curnow | George Gershwin
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
25
JUILLET
2015
20:00
 
Encuentro
Respiro Tango

Issu des musiques et chants de communautés diverses qui composaient la population de l'Argentine dans la seconde moitié du 19e siècle, le tango est né dans les couches populaires pour progressivement s'imposer dans la société. Dans un premier temps rattaché à son aspect social et festif, le tango n'est nullement réductible à la danse mais c’est bien elle qui oriente le style musical des orchestres typiques du moment. Après une période d'âge d'or qui va des années 20 aux années 50, durant laquelle l'association de la musique, la danse, et la culture de bal explose, musique et danse vont ensuite connaître des évolutions divergentes. Sous le régime dictatorial d’Aramburu, le tango va s'effacer de la trame urbaine et sociale argentine mais s'exporter en Europe à travers la chanson engagée, folklorique et bien sûr le Nuevo Tango d'Astor Piazzolla.

Tout en étant des figures de l'opposition intellectuelle en exil, ces musiciens opèrent une rupture radicale avec l'univers du bal et de la danse et ouvrent ainsi la voie à une nouvelle expression artistique qui nourrit la rénovation du tango argentin à travers l'avant-gardisme et l'influence du jazz.

Le quintette Respiro Tango nous invite à la découverte de ce répertoire moderne et contemporain du tango argentin. Dans un programme centré autour des deux figures Piazzolla et Beytelmann, avec une incursion dans la musique contemporaine de Connesson, il nous propose ainsi un projet inédit et original qui témoigne de l'incroyable richesse de cette musique d'essence traditionnelle et populaire en perpétuel renouvellement !

Avec : Fabio Lo Curto, Clarinette | Sabrina Condello, Violon | Sébastien Innocenti, Bandonéon | Dorian Marcel, Contrebasse | Emilie Aridon, Piano
Œuvres de : Astor Piazzolla | Duke Ellington | Gustavo Beytelmann | Juan de Dios Filiberto | Vicente Greco | Guillaume Connesson
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
# Concert famille
sam
25
JUILLET
2015
15:00
 
Ding Dingue Dong - Concert famille
Guy-Loup Boisneau, Percussions | William Mège, Percussions

Badabim, Badaboum, BadaBonjour,

Venez vous baladame, aux Archives nationales de Paname

accompagné(e) de votre Bom, ou de votre Bame

et de tous vos petits Bibendums,

pour un concert pleins de Tambours et de Timbales,

de Tam-Tam et de Doun-Doun

en compagnie des percussionnistes Guy-Loup Boy-Boy et William Bling-Bling !

Œuvres de : Nicolas Martynciow | Christopher Deane | Nikolaï Rimsky-Korsakov | Georges Aperghis | Jean-Pierre Drouet | Bruno Giner | Joseph Haydn | Frédéric Chopin
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
24
JUILLET
2015
20:00
 
Violoncelles en harmonie
Léa Birnbaum, Violoncelle | Sophie Chauvenet, Violoncelle | Armance Quéro, Violoncelle | Elise Robineau, Violoncelle

Depuis plus de trois siècles, le violoncelle suscite un engouement sans cesse croissant, associé à l'image romantique qu'on lui prête. Le quatuor de violoncelles, aux multiples possibilités, exploite au maximum la richesse harmonique et la chaleur de l'instrument.  Ainsi, les musiciennes nous proposent un panel d’œuvres d’époques et d’horizons différents pour cette formation originale.

Fitzenhagen est un violoncelliste, compositeur et professeur allemand qui a beaucoup écrit pour son instrument et particulièrement pour le quatuor de violoncelles.  Ave Maria fait référence à « Je vous salue Marie », une prière catholique adressée à la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ.

Carmen de Bizet est un opéra tragique en quatre actes, crée le 3 mars 1875 à l'Opéra Comique de Paris. L’arrangement de Waltham nous révèle quelques unes des pièces les plus connues de ce chef d’œuvre.

Matz, violoncelliste croate, compose plus de 300 œuvres vocales et instrumentales dont le Quatuor en ré mineur pour violoncelles. Reconnu pour ses qualités pédagogiques, il dévoue sa vie au développement musical de son pays.

Prière est une pièce musicale tirée du cycle de La vie juive composée par le suisse Bloch : c'est une musique d'une extrême profondeur.

Piazzolla, bandonéoniste et compositeur argentin est considéré comme le musicien le plus important du XXe siècle pour le tango. Dans la Muerte del Angel, il fait une synthèse du tango traditionnel et insère les éléments progressifs de la musique néoclassique.

Enfin, les Variations de Paganini sont extrêmement virtuoses car le violoncelle solo ne joue que sur la corde de la. Dans cette version arrangée par Waltham, la partie soliste a été partagée.

Œuvres de : Wilhelm Fitzenhagen | Georges Bizet | Rudolf Matz | Ernest Bloch | Astor Piazzolla | Niccolò Paganini
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
# Carte blanche
jeu
23
JUILLET
2015
20:00
 
Voix de l’âme et du cœur - Carte blanche
Anna Krawczuk, Mezzo-Soprano | Fabien Hyon, Ténor | Violaine Despeyroux, Alto | Anne Le Bozec, Piano

Au sein de l'inépuisable univers du lied, le répertoire pour voix, piano et instrument, quoique ténu, fait entendre parmi les plus belles pages qui soient. Il n'est pas rare que les compositeurs, tels Brahms et Vaughan Williams, aient élu l'alto comme « troisième homme » et se soient tournés pour ces pièces vers des thématiques religieuses ou spirituelles. Autre voix dialoguant au-delà des mots avec la voix, l'alto semble propice à l'expression du recueillement et de la quête intérieure.

Chacune des perles de ce programme est l'étape d'un cheminement : au détour des sombres mélodies de Szymanowski sur des poèmes de Tagore, des pièces instrumentales toutes d'espace et de silence de Guillaume Connesson, pourrait bien surgir, chantée en louange par Britten, une aveuglante lumière...

Bon voyage !

Œuvres de : Ralph Vaughan Williams | Karol Szymanowski | Guillaume Connesson | Robert Schumann | Johannes Brahms | Benjamin Britten
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mer
22
JUILLET
2015
20:00
 
Contrastes
Quatuor Hanson | Mathilde Caldérini, Flûte

Le Quatuor Hanson et Mathilde Caldérini s’associent pour nous proposer un programme tout en contrastes, mettant en lumière des œuvres classiques et contemporaines.

Dans les lettres-circulaires qu’il adresse en décembre 1781 à des souscripteurs potentiels, Haydn écrit au sujet de ses Quatuors, op. 33 : « Ils sont d'un genre tout à fait nouveau et particulier, car je n'en ai pas écrit depuis 10 ans ». Les musicologues sont partagés sur le sens à donner à cette affirmation : certains parlent d’un nouveau traitement du contrepoint dans le travail thématique, d’autres penchent plutôt pour une attitude publicitaire alors que d’autres encore soulignent l'évolution stylistique conférant à l'opus 33 un véritable acte de naissance du quatuor classique.

Dans la Toccata nocturne de Connesson, un thème en valeurs irrégulières est superposé à une pulsation régulière et la polyrythmie qui en résulte se permute entre la flûte et le violoncelle. Des éclats de voix dans la nuit, des murmures, des bruits étouffés parcourent la pièce jusquʼau cri final où le thème est hurlé par la flûte sous les harmonies caverneuses du violoncelle.

Les trois mouvements qui composent son Quatuor sont comme trois états de la vie intérieure. Le premier avec sa modalité archaïque et son écriture contrapuntique évoque le souvenir très nostalgique de l’enfance perdue. Le deuxième avec, par contraste, son écriture en bloc rythmique et ses allusions à la musique pop est comme une fuite en avant par l’activité incessante. Enfin, le troisième mouvement n’est que douleur devant la brièveté de la vie et l’impossible retour. Le quatuor s’achève en suspens, sur une irrésolution harmonique qui traduit la question qui parcourt toute la partition : et après ?

Le genre du quatuor pour vents et cordes est antérieur à celui du quatuor à cordes et n'a pas subi la même évolution vers l'intimité expressive. Les Quatuors pour flûte et trio à cordes de Mozart se situent encore dans l'empire du style galant, mais en facilitant la possibilité d'une délicate affirmation d'indépendance. La flûte s’y voit réserver un rôle discrètement concertant.

Avec : Anton Hanson, Violon | Jules Dussap, Violon | Gabrielle Lafait, Alto | Simon Dechambre, Violoncelle
Œuvres de : Joseph Haydn | Guillaume Connesson | Wolfgang Amadeus Mozart
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mar
21
JUILLET
2015
20:00
 
Trois siècles de sonates pour violoncelle et piano
Bruno Philippe, Violoncelle | Théo Fouchenneret, Piano

Composée sur les rives du lac de Thun, la Sonate n°2 en fa majeur op. 99 pour violoncelle et piano de Brahms mêle richesse thématique, expression généreuse, ton héroïque, couleurs populaires, autant de qualités propres à la musique du compositeur. Elle constitue l’un des sommets de la littérature romantique pour violoncelle et piano.

Prokofiev compose sa Sonate en ut majeur, op. 119 au début de l’année 1949, à la suite de sa rencontre avec le jeune prodige Mstislav Rostropovitch. L'entente entre les deux artistes est si bonne que le compositeur démarre une série de compositions pour violoncelle : la Sonate en ut majeur, op. 119, la Symphonie concertante, le Concertino et la Sonate pour violoncelle seul. Elle est créée en privé par Prokofiev et Rostropovitch le 18 décembre 1949 et en public dans la Petite Salle du Conservatoire de Moscou le 1er mars 1950. La partition apparaît hors du temps, tant par sa  facture classique que par son inspiration romantique.

L'oeuvre Les Chants de l’Agartha naissent eux aussi de l’entente et la collaboration entre un compositeur : Guillaume Connesson et un violoncelliste : Jérôme Pernoo. Ce dernier crée la pièce, accompagné de Jérôme Ducros au piano, le 12 septembre 2008 au Festival de la Roche-Posay. De style néo-tonal, cette œuvre fait référence à la cité Agartha, un royaume ou un monde souterrain légendaire apparu au XIXe siècle dans des œuvres de fiction utopistes et des courants spirituels occidentaux intégrant des éléments hindouistes et bouddhistes.

Œuvres de : Johannes Brahms | Sergueï Prokofiev | Guillaume Connesson
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
dim
19
JUILLET
2015
18:00
 
Œuvres de jeunesse
Raphaël Sévère, Clarinette | Victor Julien-Laferrière, Violoncelle | Antoine Morinière, Guitare | Théo Fouchenneret, Piano

Leonard Bernstein s’est intéressé très tôt à la clarinette. A 23 ans, il commence à composer sa Sonate pour clarinette et piano, dédiée au clarinettiste David Oppenheim. Il dira plus tard : « J’ai toujours aimé la Sonate pour clarinette, surtout parce que ce fut ma première œuvre publiée. Je me souviens que j’en étais très fier et, d’ailleurs, c’est toujours le cas, en dépit du style un peu scolaire de la musique ».

Ludwig van Beethoven a 26 ans lorsqu’il dédie au roi de Prusse Frédéric II les deux Sonates de l’op. 5. Elles sont créées par Beethoven au piano et Jean-Louis Duport au violoncelle. Dans la Sonate n°1 en fa majeur, op. 5, il se manifeste d’emblée un esprit symphonique du dialogue ainsi qu’une écriture instrumentale virtuose, surtout au piano.

Composé deux années plus tard, le Trio n°4 en si bémol majeur, op. 11 est dédié à la comtesse von Thun. Après un Allegro con brio virtuose et pathétique, vient un Adagio con espressione dont le thème unique est conduit par le violoncelle, puis un Tema con variazioni avec notamment une 9e variation d’une grande élaboration canonique.

Guillaume Connesson compose sa Disco-toccata à l’âge de 24 ans. Pour évoquer le disco, il utilise à la fois lʼaffirmation obstinée de la pulsation rythmique et certaines formules mélodiques caractéristiques des « riffs » de cordes. Il intègre ensuite ces idées dans une métrique contrariante et s’amuse à les développer selon des lois plus « classiques ». Le mouvement rapide et incessant lui a alors fait songer à la toccata baroque.

Enfin, le jeune clarinettiste Raphaël Sévère, âgé de 20 ans, nous propose de découvrir son travail de compositeur avec une création mondiale pour clarinette et guitare.

Œuvres de : Leonard Bernstein | Ludwig van Beethoven | Guillaume Connesson | Raphaël Sévère
Parc Montsouris
2 rue Gazan
75014 Paris
dim
19
JUILLET
2015
16:00
 
Dialogues polyglottes
Philibert Perrine, Hautbois | Louise Lapierre, Basson

Le hautbois et le basson sont les deux principaux représentants de la famille des instruments à anche double, les associer en musique de chambre est donc tout à fait naturel. Cependant, le répertoire écrit pour ce duo n'est pas très abondant, il a été composé principalement dans deux périodes distinctes de l'histoire de la musique : l'époque baroque et l'époque moderne.

Le programme du concert fera se côtoyer les œuvres baroques de Couperin et Heinichen, où le basson est choisi comme basse la plus adaptée au timbre du hautbois, et les œuvres plus récentes que Jolivet et Jacob ont écrites pour la formation. Louise Lapierre et Yechang Jung ont également adapté les inventions à deux voix égales de Bach, ainsi que les Scènes de la vie quotidienne de Connesson, pour faire dialoguer leurs instruments.

C'est donc un voyage à travers l'Europe et les époques que ces deux musiciens proposent, avec des langages musicaux très variés.

Œuvres de : François Couperin | André Jolivet | Johann Sebastian Bach | Guillaume Connesson | Johann David Heinichen | Gordon Jacob
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
18
JUILLET
2015
20:00
 
Une palette infinie de couleurs
Opus 333

Formation atypique et ô combien envoûtante, le quatuor de saxhorn Opus 333 n’a de cesse de surprendre et de ravir ses auditeurs. Ces quatre virtuoses aiment à faire découvrir l’étendue des possibilités de leur formation inédite en soulignant les qualités parfois méconnues de leur instrument. Ils allient avec finesse le lyrisme chaleureux du saxhorn à son cuivre étincelant et profitent de sa palette infinie de couleurs pour s’approprier la puissance du répertoire romantique et les sonorités nouvelles du langage contemporain.

Articulé autour de la création et de la transcription pour quatuor de saxhorns, Opus 333 nous plonge tout d’abord dans le répertoire italien du XVIIe siècle avec une Passacaglio de Marini. Puis il interprète le répertoire pour piano à travers la Suite Américaine, op. 98b d’Antonín Dvořák, composée entre 1894 et 1895 alors que ce dernier était directeur du conservatoire de New York. Au fil des 5 mouvements tout en contrastes, le compositeur tchèque s'inspire des mélodies populaires des Etats-Unis du XIXe siècle, réinventant une « musique classique américaine », à l'instar de sa Symphonie du Nouveau Monde et du Quatuor op. 12, dit « Américain ». 

C'est la voix chaude du saxhorn qui résonne ensuite dans le recueil des Trois chansons de Charles d'Orléans, mis en musique par Claude Debussy.

Enfin, place à la création originale pour quatuor de saxhorns ! La pièce Logos et Phonê d’Alexandros Markeas, explore la spatialisation et l’utilisation quasi vocale de l’instrument. Ce concert est également l’occasion pour Opus 333 de proposer en première mondiale une création de Claude Barthelemy (ancien directeur musical de l’Orchestre National de Jazz).

Avec : Vianney Desplantes, Saxhorn | Jean Daufresne, Saxhorn | Patrick Wibart, Saxhorn | Corentin Morvan, Saxhorn
Œuvres de : Biagio Marini | Antonín Dvořák | Alexandros Markeas | Claude Debussy | Claude Barthelemy
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
17
JUILLET
2015
20:00
 
Quatuors baroques français
Nevermind

Si le quatuor à cordes n’apparaît qu’à la fin du XVIIIe siècle, dans la musique de chambre, l’écriture pour quatre parties égales est, quant à elle, plus ancienne.

Dans la sonate en trio, dès le XVIIe siècle, il arrive qu’on distingue la partie de continuo de celle de basse d’archet : cette partie, écrite parfois à la tierce de la basse fondamentale et ornementée différemment, complète celle du clavecin. On trouve ce type d’écriture par exemple dans Les Nations de François Couperin, mais aussi dans les sonates à deux violons et continuo de Dietrich Buxtehude et chez d’autres compositeurs.

Nevermind se consacre aujourd’hui à des œuvres françaises peu connues, comme celles de Louis-Gabriel Guillemain et de Jean-Baptiste Quentin, qui sont de véritables quatuors avec quatre parties bien différenciées. Ce mode d’écriture nouveau apparaît également dans les célèbres quatuors parisiens de Georg Philipp Telemann, dont le second recueil connut un grand succès lors de sa publication en 1738, à Paris.

Avec : Anna Besson, Flûte | Louis Creac\'h, Violon baroque | Robin Pharo, Viole de gambe | Jean Rondeau, Clavecin
Œuvres de : François Couperin | Louis-Gabriel Guillemain | Jean-Baptiste Quentin | Georg Philipp Telemann
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
jeu
16
JUILLET
2015
20:00
 
De la rêverie à la virtuosité
Aylen Pritchin, Violon | Eloïse Bella Kohn, Piano

La Suite italienne, tirée de la suite Pulcinella, propose une transformation alchimique de styles baroque et romantique en langage distinctif de Stravinsky. Elle montre toute la pureté de la ligne mélodique du compositeur.

Composée initialement pour flûte et piano et transcrite pour violon et piano une année plus tard, la Sonate n°2 en ré majeur, op. 94a de Prokofiev appartient autant à une certaine vogue néoclassique ayant fleuri dans l’entre-deux guerres qu’à une certaine recherche de ce que Prokofiev désignera lui-même comme une « nouvelle simplicité » dans sa musique.

Connesson dédie Les Chants de l'Atlantide à l’architecte Léon Krier en témoignage d’amitié et d’admiration pour sa belle Atlantis représentée par des mélodies sinueuses et lointaines, des accords compacts ou en résonance, des incantations ou encore des polyrythmies…

Tzigane de Ravel, redoutée des solistes, est un ensemble de variations librement « improvisées », faisant valoir toute les possibilités instrumentales du violon : pizzicatos, glissandos, doubles cordes, harmoniques rapides.

Enfin, la Carmen Fantaisie de Waxman est une pièce virtuose qui laisse entendre toute la fougue du violon dans de brillantes variations de thèmes connus de Carmen  de Bizet.

Œuvres de : Igor Stravinsky | Sergueï Prokofiev | Guillaume Connesson | Maurice Ravel | Franz Waxman
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
# Carte blanche
mer
15
JUILLET
2015
20:00
 
Le Petit Livre d'Anna Magdalena Bach - Carte blanche
Myriam Arbouz, Soprano | Ronan Kernoa, Viole de gambe | Benjamin Alard, Clavecin

Le Petit Livre d’Anna Magdalena BachNotenbüchlein– est un cahier manuscrit commencé en 1725. Johann Sebastian Bach l’offre à sa seconde femme (épousée quatre ans plus tôt) et débute lui-même le recueil en y copiant des extraits de la Partita en la mineur BWV 827 et de la Partita en mi mineur BWV 830. Les partitions se succèdent ensuite jusqu’en 1734, copiées par Johann Sebastian, Anna-Magdalena, Carl Philip Emmanuel et d’autres mains non identifiées. D’autres compositeurs contemporains, dont les fils de Bach ont écrit ces pièces.

Pour le clavier, outre les deux Partitas, la Suite française en ré mineur et un fragment de la Suite française en ut mineur, le manuscrit contient une majorité de morceaux courts destinés, semble-t-il, à un but pédagogique. On y trouve également résumés les principes d’exécution pour la basse continue. Le Notenbüchlein est un recueil de musique en famille et un outil d’apprentissage.

Mais, en plus des pièces pour clavier seul y figurent également des pièces chantées – une quinzaine de partitions de lieder, chorals et arias pour soprano et clavier. Anna-Magdalena était cantatrice et ces pièces lui sont clairement destinées. Elles nous permettent de tracer son portrait, d’évoquer sa silhouette, et par ce biais, combiné à l’imagination, de pénétrer un peu dans l’intimité familiale du grand compositeur.

On est frappé à ce titre par la présence du sacré dans un contexte aussi quotidien et intime : tous les textes chantés se réfèrent à un engagement chrétien et nous parlent de la foi luthérienne.

Œuvres de : Carl Philipp Emanuel Bach | Johann Sebastian Bach | François Couperin | Gottfried Heinrich Stölzel
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mar
14
JUILLET
2015
17:30
 
Fête nationale
Duo Solal
Avec : Eva Barthas, Saxophone | Lise Charrin, Piano
Œuvres de : George Gershwin | Astor Piazzolla | Jean Matitia | Pedro Iturralde
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mar
14
JUILLET
2015
17:00
 
Fête nationale
Anna Besson, Flûte | Pauline Haas, Harpe
Œuvres de : Astor Piazzolla | Georges Bizet | Gabriel Fauré | Béla Bartók | Traditionnel irlandais
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mar
14
JUILLET
2015
16:30
 
Fête nationale
Duo Y'voir
Avec : Delphine Armand, Piano | Yun-Ho Chen, Piano
Œuvres de : Gabriel Fauré | Wolfgang Amadeus Mozart | Nikolaï Kapustin | Antonín Dvořák | Camille Saint-Saëns
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mar
14
JUILLET
2015
16:00
 
Fête nationale
Ensemble Lunaris | Victor Toussaint, Percussions
Avec : Eva Zaïcik, Mezzo-Soprano | Anaïs Bertrand, Mezzo-Soprano | Mélusine De Pas, Viole de gambe
Œuvres de : Ecole de Notre Dame | Raphaël Mas | Béla Bartók | Filip Kutev
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
dim
12
JUILLET
2015
18:00
 
Hautbois et vocalité
Duo Widmung

La voix est une source d'inspiration majeure de l'écriture instrumentale depuis la naissance de la musique baroque, aux alentours de 1600, âge où l'on a tenté de d'imiter la voix avec les instruments, de véritablement les faire parler. Toute la musique qui a suivi a été imprégnée de cet idéal, de l'éloquente rhétorique baroque à la mélodie accompagnée du XVIIIe siècle, des variations sur des airs d'opéra célèbres aux romances sans paroles et à la forme lied au XIXe siècle.

Instrument au caractère vocal évident, le hautbois se prête merveilleusement aux adaptations de lied et de pièces chantées. De plus, le lied étant au cœur de l'esthétique romantique allemande en général, il est intéressant de mettre en regard des pièces chantées de l'époque les Romances et Fantasiestücke de Schumann ainsi que les Romances sans paroles de Mendelssohn.

Dans un registre plus moderne, le compositeur Benjamin Attahir a proposé aux musiciens d'adapter une de ses pièces pour voix et piano (De l’ineffable) : ils ont le grand plaisir d'en assurer la création lors de ce concert.

Enfin, la vocalité est également présente chez Francis Poulenc, notamment dans le troisième mouvement de sa Sonate pour hautbois et piano, dans lequel on croirait entendre un chœur de carmélites entonner un cantus firmus d'un grand recueillement, accompagné seulement des puissantes cloches de l'église…

Avec : Olivier Stankiewiecz, Hautbois | Alvise Sinivia, Piano
Œuvres de : Felix Mendelssohn | Johannes Brahms | Robert Schumann | Benjamin Attahir | Francis Poulenc
Square Saint-Lambert
2 rue Jean-Formigé
75015 Paris
dim
12
JUILLET
2015
16:00
 
Romances sans paroles
Florentin Ginot, Contrebasse | Fanny Vicens, Accordéon

Tout ce que la musique a de chanté, de vocal, de lyrique, Fanny Vicens et Florentin Ginot entendent nous le présenter lors de leur concert « Romances sans Paroles ».

Reprenant le titre des célèbres pièces pour piano de Felix Mendelssohn, ils jouent leurs instruments, accordéon et contrebasse, avec une souplesse et une expressivité telles, que les paroles du Winterreise de Franz Schubert et des Siete Canciones Populares Españolas de Manuel De Falla transparaissent dans leur interprétation.

Le lien historique entre musique chantée et musique instrumentale sera à nouveau démontré avec l'interprétation de la Musette et du Rondeau Champêtre de Marin Marais ainsi qu’avec  les Canzone pour basse solo de Girolamo Frescobaldi.

Ce chant, avec ses connotations tantôt classiques, tantôt populaires, sera également perceptible dans la première pièce Stücke im Volkston n°1, op. 102 de Robert Schumann, dans la Sonate en fa mineur K. 466 de Domenico Scarlatti, ainsi que dans le Double de la Partita n°1 en si mineur pour violon seul de Jean-Sébastien Bach ou encore dans sa Sonate n°3 en sol mineur pour viole de gambe et clavecin

Œuvres de : Robert Schumann | Marin Marais | Domenico Scarlatti | Bernard Cavanna | Girolamo Frescobaldi | Franz Schubert | Domenico Gabrielli | Johann Sebastian Bach | Manuel de Falla
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
11
JUILLET
2015
20:00
 
Danses pianistiques
Selim Mazari, Piano

Malgré un titre unifiant les quatre œuvres qui constituent ce programme, celui-ci est particulièrement contrasté.

L'œuvre qui ouvre le concert se développe autour d'un seul et même thème, inspiré du ballet Das Waldmädchen (La fille de la forêt) du comte Wranitzky. Véritable atelier pour compositeur, la forme d'écriture en variations est un moyen pour Beethoven de démontrer ses qualités de compositeur.

On trouve une inspiration d'époque baroque dans les Initials Dances de Connesson, qui nomme la première danse R. Dance (R comme Rameau), la deuxième S. Dance (S comme Slow) et enfin la F.K Dance (F. K comme Funk).

La Pavane de Ravel dont la célébrité se doit tout autant à la version pour piano seul qu'à l'orchestration du compositeur, évoque la danse d'une jeune princesse à la cour d'Espagne. Danse traditionnellement lente, apparue à l'époque baroque, Ravel en réutilisera la forme pour une autre Pavane tout aussi célèbre, celle de Ma mère l'Oye.

Enfin les Davidsbündlertanze, op. 6 de Schumann proposent une approche plus romantique mais aussi plus lointaine d'une forme dansante. Elles se trouvent au croisement des ambitions musicales et poétiques de Schumann, mais aussi de ses luttes personnelles pour épouser Clara Wieck. Chef d'œuvre de poésie, il s'agit d'un des cycles les plus aboutis du compositeur.

Œuvres de : Ludwig van Beethoven | Guillaume Connesson | Maurice Ravel | Robert Schumann
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
10
JUILLET
2015
20:00
 
Multicolore
Quatuor Hermès | Lorenzo Soulès, Piano

En première partie de ce programme, les musiciens présentent deux des plus grands maîtres français de l'harmonie et des sonorités. Avec son Quatuor en sol mineur op. 10 plein d'énergie mais aussi de tendresse, Debussy rend hommage à une formation maîtresse de l'histoire de la musique, pour laquelle les plus grands ont composé.

Œuvre de jeunesse, les Huit Préludes de Messiaen annoncent déjà les caractéristiques harmoniques du compositeur. Selon lui, les titres de ces pièces cachent des études de couleurs, effectuées à l’aide des modes harmoniques qui furent le premier élément fixé de son langage de maturité.

Ses Vingt Regards sur l'Enfant-Jésus mêlent à la fois modes harmoniques et structures contrapuntiques « sévères » comme le canon et la fugue. Messiaen écrira : « Plus que dans toutes mes précédentes œuvres, j'ai cherché ici un langage d'amour mystique, à la fois varié, puissant et tendre, parfois brutal, aux ordonnances multicolores. » 

En deuxième partie, le célèbre Quintette pour piano et cordes en mi bémol majeur, op. 44 de Schumann réunit un hommage aux formes classiques avec la fougue romantique et tourmentée du compositeur allemand.

Avec : Omer Bouchez, Violon | Elise Liu, Violon | Yung-Hsin Lou Chang, Alto | Anthony Kondo, Violoncelle
Œuvres de : Claude Debussy | Olivier Messiaen | Robert Schumann
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
# Carte blanche
jeu
09
JUILLET
2015
20:00
 
Tour du monde en violoncelle - Carte blanche
La Ruée vers l'art

L’un des violoncellistes les plus reconnus de sa génération, Jérôme Pernoo, réunit autour de lui sept de ses plus brillants étudiants du Conservatoire National Supérieur de Paris pour un tour du monde en violoncelle. En octuor, ils proposent un programme volontairement varié qui traverse les différentes époques de l’histoire de la musique et nous fait voyager dans le monde entier. Ils nous propulsent dans la musique contemporaine de Connesson, le baroque fougueux de Vivaldi, le romantisme de Puccini, l’opérette d’Offenbach, le gospel, le folklore traditionnel espagnol, hongrois, roumain, chinois, brésilien, le swing de Sinatra … : un tourbillon de couleurs chaudes et expressives !

Avec : Jérôme Pernoo, Violoncelle
Œuvres de : Guillaume Connesson | Georges Bizet | Anonyme | Antonio Vivaldi | Johannes Brahms | Béla Bartók | Sergueï Rachmaninov | Xiang Yin Ji | Giacomo Puccini | Franck Sinatra | Gospel | Heitor Villa-Lobos | Enrique Mario Francini | Jacques Offenbach
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mer
08
JUILLET
2015
20:00
 
Autour de la poésie romantique allemande
Adrien La Marca, Alto | Ismaël Margain, Piano

Les brillants musiciens Adrien La Marca et Ismaël Margain s’unissent pour un concert autour de la poésie romantique allemande.

Les Davidsbündlertanze, op. 6 se trouvent au croisement des ambitions musicales et poétiques de Schumann, mais aussi de ses luttes personnelles pour épouser Clara Wieck. Chef d'œuvre de poésie, il s'agit d'un des cycles les plus aboutis du compositeur. La Sonate pour alto est une forme de musique de chambre rare à l'époque de Mendelssohn. Dans sa Sonate en do mineur, la partie du piano est légère et transparente, permettant à l'alto de briller. Très beethovénienne d’inspiration, elle contient des traits pourtant déjà bien personnels.

Les Märchenbilder, op. 113 puisent leur inspiration dans l’univers du « Märchen », de vieilles légendes allemandes. Ce cycle rêveur et poétique s’affirme comme l’une des plus heureuses contributions au répertoire de l’alto.

Originellement composée pour arpeggione et pour piano, la Sonate arpeggione en la mineur D. 821 est certainement le résultat d'une commande de l'ami de Schubert et guitariste affirmé Vincenz Schuster, passionné par cet instrument nouveau qu'était l'arpeggione. Caractérisé par ses six cordes frottées, joué à l'archet et accordé comme une guitare, on n'en compte aujourd'hui plus qu'une dizaine d'exemplaires à travers le monde. Œuvre de détente, de charme, de caractère improvisé, cette pièce est donc désormais principalement jouée par un violoncelle, un alto ou, plus rarement, une contrebasse.

Des transcriptions de lieder et le Chant de Harvey viennent compléter ce programme tout en poésie.

Œuvres de : Robert Schumann | Felix Mendelssohn | Jonathan Harvey | Franz Schubert
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
# Concert de Maître
mar
07
JUILLET
2015
20:00
 
Entrelacs - Concert de maître
Aya Kono, Violon | Alain Meunier, Violoncelle | David-Huy Nguyen-Phung, Piano

« David et moi ne nous connaissions pas, Aya et David ne se connaissaient pas… Les 3 Chants de l'Atlantide de Guillaume Connesson et le Trio de Charles Ives leur étaient encore à découvrir alors que l'on entrait dans l'année 2015… 

Rien de tel pour stimuler l'éveil et l'écoute, rien de tel pour affronter le Trio n°2 en ut majeur, op. 87 de Brahms avec le sentiment que lui aussi échapperait au bain-marie de la routine. 

Rien de tel pour que chacun des trois propose son univers, en sachant que loin d'être friable dans la rencontre, il s'en trouvera inévitablement transformé et conforté pour peu que les egos restent à la maison et que la part de l' « ancien » se refuse de prendre le pas. 

Une partition est une architecture à restituer, pas une leçon à donner… Voilà le beau parcours qui nous attend. Il nous plairait que le 7 juillet en porte pleinement le témoignage. » Alain Meunier

Œuvres de : Charles Ives | Guillaume Connesson | Johannes Brahms
Hôtel de Soubise
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
dim
05
JUILLET
2015
16:00
 
Un condensé d’humour et de poésie
Les Sourds-Doués

Les Sourds-Doués : la musique ensemble, autrement, sans préjugé ni limite, toujours en s'amusant ! Cela pourrait être la devise de ces quatre musiciens venus des quatre coins de la France. Leur formation atypique, réunissant une clarinette, une trompette, un cor et une clarinette basse, joue sur les atouts des cuivres et des bois et réussit l'alliance de ces deux familles différentes mais complémentaires. Ils jonglent entre divers styles et époques, du classique au romantique, des films à la chanson, du jazz au klezmer...

Se nourrissant de leurs différences, leurs formations et leurs envies, ils se retrouvent autour d'un projet commun et une ligne de conduite constante : le plaisir simultané du public et des musiciens ! En passant par toutes les émotions, du rire aux larmes, ils vous enchantent avec des musiques connues ou des découvertes improbables...

Avec : Adrien Besse, Clarinette | Pierre Pichaud, Trompette | Nicolas Josa, Cor | Emilien Véret, Clarinette
Œuvres de : Pierre Pichaud | Astor Piazzolla | Rafael Méndez | Léo Delibes | Alexis Ciesla | Thelonius Monk | Anonyme | Jacques Offenbach | Traditionnel | Duke Ellington | Giovanni Battista Pergolesi | Dave Brubeck | Guillaume Connesson | Dmitri Chostakovitch | Divers | Emil Assenov | Leonard Bernstein | David Nehls | Edith Piaf
Hôtel de Soubise
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
26
JUILLET
2014
20:00
 
Tour du monde de 1 à 8 mains
Varduhi Yeritsyan, Piano | Pierre Cavion, Piano | Josquin Otal, Piano | Jacques Comby, Piano

Si un danseur évoque généralement les pas qu'il doit réaliser, les quatre pianistes de ce programme évoquent ici l'art chorégraphique non pas avec leurs pieds, mais avec leurs mains. Ainsi, le nombre de mains sera variable car d'une main gauche isolée à huit mains compulsives, c'est bien jusqu'à 40 doigts qui viendront à la rencontre des 88 touches du clavier ! Le concert s’ouvre avec le Prélude pour la main gauche, op. 9 de Scriabine, mélancolique et périlleux, écrit alors qu’il souffre d’une névralgie de la main droite.

Nous retrouvons ensuite le caractère joyeux des Six Danses roumaines pour 2 mains de Bartók, conçues en crescendo rythmique et dynamique. Puis, nous découvrons les Haïkus pour 4 mains de Hersant, notre compositeur invité, qui s’est inspiré du Japon pour composer ces courts poèmes musicaux.

Le célèbre cycle Ma mère l’oye pour 4 mains de Ravel est quant à lui un recueil de cinq pièces enfantines à l’esprit simple et ingénu, inspiré des contes de Perrault.

Une grande partie de ce programme met également à l’honneur la danse populaire : norvégienne (Danses norvégiennes, op. 35 de Grieg), slave (Danse slave n°1 en ut majeur, op. 46 de Dvořák), hongroise (Danses hongroises pour 8 mains de Brahms) russe (Valse et Romance pour 6 mains de Rachmaninov) et allemande (Valses, op. 39 pour 4 mains de Brahms). Enfin, Le Galop-marche pour 8 mains de Lavignac clôture ce concert de façon burlesque et intimiste alors que les quatre pianistes jouent sur le même piano.

C'est donc un voyage léger et dynamique que vous proposent ces quatre « chorégraphes de mains »…

Œuvres de : Alexandre Scriabine | Béla Bartók | Philippe Hersant | Edvard Grieg | Maurice Ravel | Antonín Dvořák | Johannes Brahms | Sergueï Rachmaninov | Albert Lavignac
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
25
JUILLET
2014
20:00
 
De Bach à Couperin
Robin Pharo, Viole de gambe | Ronan Khalil, Clavecin

C'est sans doute dans la musique de chambre, à la lueur d'une bougie, que la viole de gambe dévoile le plus ses charmes.

À l'époque baroque, les sonates pour viole de gambe et clavecin obligé de Jean-Sébastien Bach comptent parmi les plus élaborées et les plus visionnaires. Sa Sonate en ré majeur pour viole et clavecin obligé, BWV 1028 est une oeuvre vive, joyeuse et vigoureuse : les ornements fusent et on y entend de nombreuses imitations entre les deux instruments.

François Couperin, qui n’est pas violiste mais claveciniste, compose l’un des plus grands chefs-d’oeuvre de ce répertoire, la Suite n°2 pour viole de gambe et basse continue, en 1728. Le clavecin et la viole dialoguent, mènent un discours, un poème mis en musique, tandis que les mélodies et les harmonies se croisent.

Ainsi, Ronan Khalil et Robin Pharo souhaitent vous faire découvrir cette finesse musicale dans un programme qui mêle duos et également solos, notamment avec la Toccata en do mineur pour clavecin seul de Bach ou Le chemin de Jérusalem de Philippe Hersant, îlot de douceur contemporaine au milieu des joyaux du passé.

Œuvres de : François Couperin | Jean-Sébastien Bach | Philippe Hersant
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
jeu
24
JUILLET
2014
20:00
 
Authenticité pianistique
Lorenzo Soulès, Piano

Les œuvres de ce programme font preuve, chacune à sa manière, d’authenticité.

Hersant fait une sélection de poèmes japonais de Bashô dans son cycle Ephémères, sorte de journal de voyage. On y trouve des allusions à des musiques très diverses.

Le Catalogue d’oiseaux de Messiaen est l’entreprise la plus gigantesque du compositeur. Tous les chants sont rigoureusement authentiques. Le Merle Bleu de Messiaen, pièce exubérante et vive, est une pure marine musicale, symphonie de bleus, dont le paysage comprend uniquement falaises, vagues et ciel.

Le cycle Waldszenen (Scènes des bois), op. 82 de Schumann représente merveilleusement le romantisme allemand de la forêt. Dans le style simple et harmonieux qui lui est caractéristique, il décrit avec poésie une promenade faite de tableaux, où vogue un esprit d'enfant habituel dans sa musique.

Les Trois études, op. 18, très virtuoses, constituent le sommet de la période « révolutionnaire » de Bartók, où les rythmes et harmonies atteignent un point de rupture sans précédent dans l'œuvre du compositeur. Cette rupture avec la tonalité, l'harmonie et le phrasé rythmique traditionnels est notamment le reflet d'une période particulièrement tendue de l'Histoire de la Hongrie. Néanmoins, Bartók s'appuie toujours sur les musiques populaires, sans jamais renoncer aux élaborations rythmiques, harmoniques et formelles les plus rigoureuses.

Enfin, c’est avec Iberia qu’éclate le génie d’Albéniz. C’est un chef-d’œuvre de la littérature pianistique qui révèle la richesse de son écriture. Marqué par le folklore espagnol, il fait preuve d’innovations dans la technique pianistique et nous livre une oeuvre aux sonorités individualisées, aux couleurs diversifiées, à l’harmonie complexe et raffinée.

 

Œuvres de : Philippe Hersant | Olivier Messiaen | Robert Schumann | Béla Bartók | Isaac Albéniz
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mer
23
JUILLET
2014
20:00
 
Couleurs du XXe siècle
Raphaël Sévère, Clarinette | David Petrlik, Violon | Théo Fouchenneret, Piano

Les trois musiciens nous plongent au cœur du XXe siècle en Russie, Autriche et Hongrie avec des pièces en trio et en solo. Les timbres s’allient, résonnent et s’entrechoquent dans un programme aux couleurs vives.

L'Histoire du soldat de Stravinsky est initialement un mélodrame avant que le compositeur décide d’en extraire en 1919 une Suite pour clarinette, violon et piano. D'inspiration faustienne, l'argument reprend un ancien conte russe : un soldat pauvre vend son âme (représentée par le violon) au diable contre un livre prédisant l'avenir.

Dans Domaines pour clarinette seule, œuvre phare du XXe siècle, Boulez s’écarte nettement de la disposition frontale classique en projetant le discours musical dans l’espace de la représentation scénique. Conçue en deux parties « Orignal » et « Miroir », la partition manie une forme intéressante d'écriture aléatoire puisqu'elle propose divers choix aux interprètes qui peuvent jouer les pages de l'œuvre dans un ordre qu'ils déterminent eux-mêmes… 

Anthèmes pour violon seul de Boulez est l'extension d'un fragment de la partie de violon d'...explosante-fixe..., œuvre conçue en 1972 en hommage à Stravinsky. La partition fait appel aux ressources du violon en multipliant la diversité des modes d'attaque de la corde et de l'archet.

C’est en 1935, peu avant sa mort, que Berg effectue une transcription de l’Adagio du Kammerkonzert, écrit initialement pour piano, violon et 13 instruments à vent. Elle est révélatrice de l’intense expressivité du compositeur.

Enfin, le trio Contrastes de Bartók est accueilli avec succès par le public du Carnegie Hall de New York en 1940 lorsqu’il est joué par le clarinettiste Goodman, le violoniste Szigeti et le compositeur au piano. On y perçoit de nombreuses références aux musiques folkloriques d'Europe de l'est (comme la czardas, une danse hongroise) ou aux rythmes bulgares dans le dernier mouvement. Particulièrement virtuose, ce trio comporte des cadences solos de la clarinette ou du violon, véritables morceaux de bravoure.

 

Œuvres de : Igor Stravinsky | Pierre Boulez | Alban Berg | Béla Bartók
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mar
22
JUILLET
2014
20:00
 
Empreintes ou emprunts
Trio Karénine

Les trois oeuvres de ce programme s’inspirent chacune à leur manière d’une source musicale antérieure…

Tout d’abord, nous pourrons entendre une citation du Lied op. 39 n°2 (Dein Bildnis wunderselig) de Schumann sur un poème d’Eichendorff dans le Trio n°2 en fa majeur, op. 80 du même compositeur. Ce second Trio se distingue par l’équilibre de ses mouvements et son ton serein et heureux.

Ensuite, dans son Trio, Philippe Hersant nous propose une série de variations chatoyantes sur les contre-chants de la Sonnerie de Saint-Geneviève-du-Mont, composée en 1723 par Marais. Basse obstinée chez ce dernier, le carillon ne se compose ici que de trois notes qui deviennent un leitmotiv lancinant de couleurs et de registres diversifiés.

Enfin, le Trio en la mineur de Ravel est influencé par le folklore basque, région d’origine du compositeur, ainsi que par le Trio, op. 18 de Saint-Saëns. Chef-d’oeuvre de maturité, il a été composé dans une atmosphère de tension extrême et de patriotisme liée à la Première Guerre mondiale.

Avec : Anna Göckel, Violon | Louis Rodde, Violoncelle | Paloma Kouider, Piano
Œuvres de : Robert Schumann | Philippe Hersant | Maurice Ravel
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
dim
20
JUILLET
2014
18:00
 
Un clavier imaginaire
Raphaëlle Moreau, Violon | Edgar Moreau, Violoncelle

Le duo violon-violoncelle est une formation peu connue du public. Pourtant, il a entièrement sa place dans le répertoire de la musique de chambre : certains compositeurs lui ont dédié de très belles pages et l’alliage des deux instruments forme une harmonie raffinée, comme une sorte de clavier imaginaire.

Ainsi, pour rester dans la thématique du Festival, le programme commence avec une transcription du dernier mouvement de la Suite n°7 en sol mineur, pour clavecin HWV 432 de Georg Friedrich Haendel dans un arrangement du compositeur et violoniste norvégien Johann Halvorsen. Elle mêle expression et virtuosité. 

Écrite à la mémoire de Claude Debussy, la Sonate en ut majeur de Maurice Ravel rélève d’un sens exceptionnel de la mélodie et d’une volonté architectonique sonore outrepassant la simple expression d’une sensibilité.

Œuvre tour à tour mélancolique et virtuose, le Duo, op. 7 de Zoltán Kodály est composé au moment de la déclaration de guerre de 1914. Le violoncelle se voit confier des tâches habituellement assumées par le clavier accompagnateur. Kodály propose une fusion insolite des deux instruments : l’un connu pour sa virtuosité et son éclat, l’autre pour l’intensité de son jeu et sa mélancolie naturelle. Tous les ingrédients sont rassemblés pour offrir une des partitions les plus originales écrites pour cette formation peu courante. 

Enfin, Porque Llorax de Philippe Hersant est une pièce écrite sur une ancienne mélodie juive séfarade. Cette dernière est énoncée, sous divers éclairages, par le violon ou le violoncelle. L'œuvre a été créée en 2012 à la Synagogue d'Obernai en Alsace par Geneviève Laurenceau et Victor Julien-Laferrière. C'est une commande du Festival d'Obernai

Œuvres de : Georg Friedrich Haendel | Maurice Ravel | Zoltán Kodály | Philippe Hersant
Kiosque du Parc des Buttes Chaumont
Rue Botzaris
75019 Paris
dim
20
JUILLET
2014
16:00
 
Le temps d’un souffle
Pierre Cussac, Accordéon et Bandonéon

Ce concert nous propose de découvrir l’accordéon et son cousin le bandonéon dans un répertoire éclectique allant de la transcription baroque au tango argentin.

La première partie met à l’honneur des transcriptions de Jean-Sébastien Bach (Nun komm' der Heiden Heiland, BWV 659) et Jean-Philippe Rameau (Les Sauvages et L’Enharmonique), laissant à l’auditeur le soin d’apprécier la surprenante faculté d’adaptation de l’accordéon dans des oeuvres de l’époque baroque. 

Pierre Cussac nous invite ensuite à découvrir le mystique De Profundis, pièce originale pour accordéon de la compositrice tatare Sofia Gubaïdulina. 

La deuxième partie rend hommage aux musiques traditionnelles et met en scène le bandonéon dans des pièces d’Armando Baliotti (Trasnochando) et Aníbal Troilo (Sur) adaptées pour le fueye par le grand tanguero Nestor Marconi.

Des airs traditionnels bulgares, une Suite espagnole d’Anatoli Biloschizki et une improvisation autour d’un rag indien viendront compléter le programme de ce récital placé sous le signe de l’ouverture.

Œuvres de : Jean-Sébastien Bach | Jean-Philippe Rameau | Sofia Gubaidulina | Kurt Weill | Traditionnel bulgare | Armando Baliotti | Aníbal Troilo | Anatoli Biloschizki | Anonyme
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
19
JUILLET
2014
20:00
 
L’Europe musicale entre Renaissance et Baroque
Jenny Högström, Soprano | Joan Boronat-Sanz, Clavecin

Jenny Högstrom et Joan Boronat-Sanz nous proposent un parcours musical européen traversant trois siècles de musique. Ils nous mènent en France avec des chansons françaises de Sermisy et Attaingnant ; en Espagne avec le raffinement contrapuntique de Carreira et Cabezon ; en Italie avec une toccata du célèbre Frescobaldi, une cantate de Mazzochi, un madrigal du Marenzio, l’un des plus grands compositeurs de ce genre et des adaptations de chants écossais par Geminiani ; en Allemagne avec Nauwach, compositeur très influencé par l’Italie qui propose un premier lien entre la musique allemande et italienne ; aux Pays-Bas avec Sweelinck, représentant de l’école hollandaise qui jouit d’une réputation européenne ; et enfin en Angleterre, avec Purcell qui compte parmi les plus grands compositeurs du XVIIe siècle, avec son professeur Blow, avec Philips qui est fortement influencé par la musique italienne, ou encore avec le madrigaliste Mundy et le féru d’opéra Eccles… Un voyage fascinant au coeur du répertoire de la musique Renaissance et Baroque !

Œuvres de : Claudin de Sermisy et Pierre Attaingnant | António Carreira | Claudin de Sermisy et Antontio de Cabezón | Girolamo Frescobaldi | Domenico Mazzocchi | Luca Marenzio | Johann Nauwach | Peter Philips | Jan Pieterszoon Sweelinck | Henry Purcell | John Blow | John Eccles | John Mundy | Francesco Geminiani | Philippe Hersant
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
18
JUILLET
2014
20:00
 
Du préclassicisme au contemporain
Irène Duval, Violon | Pierre-Yves Hodique, Piano

Irène Duval et Pierre-Yves Hodique nous proposent un programme diversifié qui explore le répertoire classique et moderne, la musique préclassique et contemporaine. Mozart compose sa Sonate en fa majeur K. 376 en 1781 à Vienne, alors qu’il démissionne de la cour de Salzbourg. Cette Sonate est tendre, brillante, raffinée et la plus galante des sonates composées à cette époque.

Dans un tout autre caractère, la Sonate n°1 en fa mineur, op. 80 de Prokofiev, de tonalité homonyme, nous fait voyager durant la première moitié du XXe siècle. Introvertie, amèrement passionnée, l’oeuvre est dédiée au violoniste David Oistrakh, qui représentait pour Prokofiev l’alliance rare de la virtuosité instrumentale, de la rigueur et de la passion contenue.

Les compositeurs contemporains Touchard et Hersant proposent tous deux une succession de miniatures dans Etudes de Résonance et Ephémères. Alors que Touchard y représente musicalement le phénomène de la résonance, Philippe Hersant nous livre une sorte de journal de voyage.

Enfin, la Sonate en sol mineur « Les Trilles du Diable » du compositeur Tartini est, d’après la légende rapportée par le violoniste Jean-Baptiste Cartier, inspirée d’une vision nocturne de Tartini dans laquelle il voit le diable jouer au pied de son lit les fameuses trilles. Cette Sonate est l’une des plus connues de Tartini, par la robustesse de son architecture et la nouveauté de ses idées.

 

Œuvres de : Wolfgang Amadeus Mozart | Sergueï Prokofiev | Fabien Touchard | Philippe Hersant | Giuseppe Tartini
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
jeu
17
JUILLET
2014
20:00
 
Quintettes romantiques allemands
Schumann Quartett | Martin Klett, Piano

Le Quintette pour piano et cordes en mi bémol majeur, op. 44 de Schumann, charte du romantisme musical, est le premier grand chef-d’oeuvre conçu pour piano et quatuor à cordes. Après l’effort d’écriture qu’avait exigé la genèse des trois Quatuors, op. 41, le piano, associé à l’amour pour Clara, reprend ses droits et règne désormais sur toute la musique de Schumann. Concertante donc, mais aussi solidement charpentée, l’oeuvre reste un modèle de dynamisme et de fraîcheur non dépassé. Elle allie la rigueur du style du quatuor à la fantaisie imaginative de l’écriture pianistique de Schumann. Ce jalon lumineux dans l’histoire de la musique de chambre est pensé en quatre mouvements comme une marche en avant et suit une ligne de force qui mène au finale, où la longue élaboration du microcosme thématique arrive à maturité.

Une vingtaine d’années plus tard, Johannes Brahms compose son Quintette pour piano et cordes en fa mineur op. 34. La genèse de l’oeuvre – l’une des partitions les plus appréciées de son auteur – n’est pas simple : elle connaît plusieurs métamorphoses. L'oeuvre est d'abord projetée sous forme de quintette à cordes, mais est vite écartée car Brahms est mécontent des timbres. Brahms la transforme alors en Sonate pour Deux Pianos et la joue en public avec Tausig en avril 1864. C’est un échec. Ensuite, le chef d'orchestre Hermann Levi suggère à Brahms de remanier l'oeuvre pour quintette avec piano. Clara Schumann, enthousiasmée par la version originale, lui demande de suivre les conseils de Levi et de retravailler son oeuvre. Contrairement à ses habitudes, Brahms suit son conseil. Beaucoup considèrent que Brahms, avec cette oeuvre, atteint la plénitude de ses moyens.

Avec : Erik Schumann, Violon | Ken Schumann, Violon | Liisa Randalu, Alto | Mark Schumann, Violoncelle
Œuvres de : Robert Schumann | Johannes Brahms
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mer
16
JUILLET
2014
20:00
 
Amitié franco-allemande
Samuel Hasselhorn, Baryton | Pierre-Yves Hodique, Piano

Les Cinq mélodies « de Venise » op. 58, premier cycle de Gabriel Fauré, regroupent Mandoline, En sourdine, Green, A Clymène et C'est l'extase, sur des textes extraits des Fêtes galantes et des Ariettes oubliées de Verlaine. Fauré les compose lors d'un voyage à Venise pour la Princesse de Polignac, dont il était l'hôte. Elles forment une sorte de suite musicale, une véritable histoire, chronique d'un amour dont, regrette-il, « le dernier chapitre n’est pas vrai ». 

Nachtlied (Chant nocturne) du compositeur français Philippe Hersant est une commande du tout dernier Concours international de chant-piano Nadia et Lili Boulanger, créée le 10 novembre 2013 à cette occasion au Conservatoire national d'art dramatique de Paris. Le poème choisi est de Trakl, poète expressionniste autrichien, dont l'oeuvre est caractérisée par un univers inquiétant, manichéen et créant un certain clair-obscur où la violence est latente.

Composé en 1828, le Schwanengesang (Le chant du cygne) de Schubert rassemble ses 14 derniers Lieder, sur des poèmes de Rellstab, Heine et Seidl. Monument du répertoire pour voix et piano, ce recueil n'a pas été conçu comme un cycle par Schubert, comme l'ont été auparavant Die schöne Müllerin (La Belle Meunière) ou Winterreise (Voyage d’Hiver). Il s'agit de poèmes séparés, réunis peu après sa mort par son frère. On y retrouve les thèmes de prédilection de Schubert comme le voyage, l'éloignement, l'absence, la perte de l'objet aimé, la nostalgie...

Œuvres de : Gabriel Fauré | Philippe Hersant | Franz Schubert
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mar
15
JUILLET
2014
20:00
 
Bach au marimba
Trio SR9

Le Marimba, joué avec quatre baguettes, occupe une place privilégiée dans la famille des claviers. D’origine africaine, c’est un instrument caractéristique du Guatemala qui existait déjà du temps de Jean-Sébastien Bach. Il était alors quasiment inconnu des occidentaux. Ce n’est qu’au XXe siècle qu’il trouve sa place dans la musique occidentale, dans laquelle un large répertoire lui est désormais consacré en raison de ses ressources exceptionnelles (harmonie, timbres, polyphonie).

À travers un programme alliant Bach et le marimba, le Trio SR9 souhaite tisser des liens entre notre histoire musicale et cet instrument qui a apporté de nouvelles couleurs et sonorités à la musique occidentale du XXe siècle. Dans ce but, il leur paraît fondamental de s’imprégner d’un répertoire existant et non spécifiquement composé pour leur famille d’instruments.

Ce concert n'est pas une simple transcription des oeuvres de Bach, mais bien une relecture et une nouvelle interprétation, visant à mettre en évidence leurs racines musicales communes, profondes et universelles. Composé d’oeuvres variées du célèbre Cantor, il est construit comme une grande suite, dans l’esprit du XVIIIe siècle européen.

Le Trio SR9 propose également de découvrir des transcriptions d’Ephémères pour piano seul de Philippe Hersant, notre compositeur invité. Inspirés des Haïkus de Bashô, ces miniatures très évocatrices sont devenues pour Philippe Hersant une sorte de journal de voyage.

Avec : Alexandre Esperet, Percussions | Paul Changarnier, Percussions | Nicolas Cousin, Percussions
Œuvres de : Jean-Sébastien Bach | Philippe Hersant
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
lun
14
JUILLET
2014
18:00
 
Des siècles de piano
Alexander Ullman, Piano

Alexander Ullman met à l’honneur le piano en nous proposant un programme qui traverse toute l’histoire de la musique, allant de Bach à Hersant.

Tout d’abord, il nous plonge dans l’époque baroque avec Le Clavier bien tempéré de Bach qui demeure le point culminant de toutes les recherches du compositeur et l’ouvrage de base de la littérature pour clavier. 

Compositeur incontournable de l’époque classique, Haydn nous livre d’exquises palettes de couleurs et d’étonnants plans sonores dans ses Sonates pour clavier. Sa Sonate n° 61 en ré majeur, Hob. XVI. 51 est pleine d’audace et d’individualité. Schubert est le dernier compositeur chez qui la sonate pour piano occupe une position centrale dans la musique de clavier. La veine mélodique d’une délicieuse fraicheur populaire et la simplicité de forme et de contenu de sa Sonate n°13 en la majeur, op. posthume 120, D. 664 rappellent son fameux Quintette La Truite. Le piano occupe une place majeure dans la création debussyste. Dans ses Etudes, Debussy sublime son propre langage en un classicisme largement ouvert sur l’avenir. Les Trois Esquisses Japonaises de Hersant évoquent trois lieux visités par Buson, un très grand maître du haïku : Suma (Au son de la flûte / les vagues aussi se lèvent / Automne à Suma), Nara (Dans la nuit d’automne / lisant un livre ancien / un moine de Nara) et Yamato (Sur la route de Yamato / dans palais et chaumières / les hirondelles). Enfin, la Suite de Petrouchka est devenue la principale référence en matière de virtuosité pianistique de toute l’œuvre de Stravinsky. Il y met en valeur la mobilité et les possibilités harmoniques et percussives du piano.

Œuvres de : Johann Sebastian Bach | Joseph Haydn | Franz Schubert | Claude Debussy | Philippe Hersant | Igor Stravinsky
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
dim
13
JUILLET
2014
18:00
 
Entre clavier et guitare
Lazhar Cherouana, Guitare

La guitare est un instrument noble et ancien, dont l’histoire remonte à plus de 4000 ans. Son répertoire n’a cessé d’évoluer.

Au Moyen-Âge, l’instrument n'a qu'une fonction ornementale, de doublure, de remplacement des voix, ou encore un rôle utilitaire pour la danse.

À la Renaissance, il est constitué de différents types de pièces : mises en tablature de chansons, suites de variations, danses, pièces polyphoniques proches de l'esprit des chansons ou des madrigaux.

Le style baroque, basé sur l’expression des passions, exige un accroissement des possibilités instrumentales. Le clavecin va y trouver un terrain fertile pour son développement, tandis que la guitare donne naissance à une littérature propre.

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, la guitare continue à se développer. C'est le temps des virtuoses italiens et espagnols tandis qu’en France se développe un répertoire à l'intention des amateurs, des méthodes pour les débutants, des pièces virtuoses, des concertos et de la musique de chambre...

Au XIXe siècle, la guitare va désormais s'établir définitivement sur la scène des concerts, tout en restant comme toujours bien vivante aux mains des amateurs.

Les musiques qu'on lui consacre sont désormais marquées d'une nouvelle tendance, celle de la transcription : en lui adaptant des répertoires issus d'autres instruments comme le piano et en s'intéressant même à la musique ancienne, son répertoire démontre toutes les couleurs des musiques de notre siècle, de la veine populaire ou nationale aux expérimentations les plus contemporaines.

Entre transcriptions pour clavier et pièces originales, Lazhar Cherouana nous plonge dans un répertoire varié intime, propre à la guitare.

Œuvres de : Jean-Philippe Rameau | François Couperin | Giulio Regondi | Antonio Jimenez Manjón | Mario Castelnuovo-Tedesco | Isaac Albéniz | Leo Brouwer | Vicente Asencio
Parc Montsouris
2 rue Gazan
75014 Paris
dim
13
JUILLET
2014
16:00
 
Les claviers à percussion d'hier à aujourd'hui
Maes-Trio

Le Maes-Trio met à l’honneur les claviers à percussion avec la famille des lamellaphones. Constitués de lames accordées en bois ou en métal que l'on frappe avec des baguettes, le xylophone, le marimba ou encore le vibraphone sont réunis pour un panel de sonorités aussi variées qu’originales.

Le programme nous invite à découvrir ces instruments au travers de transcriptions traversant toute l’histoire de la musique. Ainsi, il nous propulse dans les univers musicaux de Jean-Sébastien Bach (Sonate en trio n° 4 en mi mineur pour orgue, BWV 528), Ludwig van Beethoven (Trio à cordes n°5 en ut mineur, op. 9 n°3), Maurice Ravel (Le Tombeau de Couperin pour piano), Erwin Schulhoff (Ogelala « Ballettmysterium », op. 53) ou encore Dimitri Chostakovitch (Fugue n°21 en si bémol majeur, op. 87 pour piano). Il nous permet également de découvrir des sonorités d’Amérique du Sud avec le Trio mexicain ou encore des emprunts au jazz avec Alice in Wonderland de Sammy Fain ou Charleston Capers de George Hamilton Green.

Enfin, le Maes-Trio propose des pièces originales écrites spécialement pour leur formation telles que Nagoya Marimba de Steve Reich, Face à face en trio de Thierry Deleruyelle, mais aussi deux créations écrites spécialement pour ce concert par deux jeunes compositeurs : Thibault Lepri et Lauris Martin.

Avec : François-Xavier Plancqueel, Percussions | Sylvain Borredon, Percussions | Nicolas Del-Rox, Percussions
Œuvres de : Maurice Ravel | Ludwig van Beethoven | Thibault Lepri | Steve Reich | Erwin Schulhoff | Anonyme (arrangement de Philippe Spiesser) | Sammy Fain | Jean-Sébastien Bach | Lauris Martin | Dimitri Chostakovitch | Thierry Deleruyelle | George Hamilton Green
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
12
JUILLET
2014
20:00
 
Le violoncelle à travers les époques
Yan Levionnois, Violoncelle | Guillaume Vincent, Piano

À l’extrême fin du XVIIIe siècle, le violoncelle laisse de côté son rôle de basse continue pour revendiquer ses droits en tant qu’instrument soliste. Dans les premières sonates de Beethoven pour violoncelle et piano (dont la Sonate n°2 en sol mineur, op. 5 n°2), la partie de clavier est encore prédominante et le violoncelle la complète. Mais très vite, Beethoven inaugure l’ère de la sonate romantique en donnant au violoncelle une véritable importance.

Schumann n’écrit qu’une seule pièce de musique de chambre originale pour violoncelle et piano, mais en adapte plusieurs autres, parmi lesquelles les Fantasiestücke, originalement écrites pour clarinette. De nombreux compositeurs prennent conscience des capacités techniques et émotionnelles du violoncelle.

Cette « prise de conscience » explose littéralement au XXe siècle avec un vivier d’excellents interprètes décidés à défendre son répertoire. Parmi eux, nous pouvons citer Mstislav Rostropovitch qui commande et crée un nombre d’oeuvres exceptionnel. Il côtoie alors plusieurs compositeurs (Chostakovitch, Britten et Prokofiev) dont il se sent très proche et avec qui il partage de nombreuses expériences. La Sonate en ut majeur, op. 119 de Prokofiev marque le début d’une collaboration entre les deux hommes aboutissant à la Symphonie Concertante, op. 125, véritable tour de force instrumental qui nous montre le chemin parcouru par cet instrument depuis les Sonates pour piano et violoncelle de Beethoven.

Enfin, les compositeurs contemporains ne se lassent pas de cet instrument et lui offrent des pages toujours plus inventives. Parmi elles, nous pourrons découvrir Dreamtracks de Philippe Hersant.

Œuvres de : Ludwig van Beethoven | Philippe Hersant | Robert Schumann | Sergueï Prokofiev
Cour de Guise
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
ven
11
JUILLET
2014
20:00
 
Américains à Paris
Fratres Trio

Aux côtés d'instruments classiques tels que le piano et le violon vient s'ajouter un instrument généralement considéré comme un pur instrument de jazz : le saxophone. Mais le Fratres Trio montre au contraire de manière impressionnante que le saxophone possède bel et bien sa place importante dans tous les genres. Le mariage du saxophone, du violon et du piano forme un nouveau type de trio virtuose, palpitant et explosif.

Dans leur programme « Américains à Paris », le Fratres Trio présente un répertoire varié qui forme, par la sélection des oeuvres, un grand éventail de styles et de couleurs : des allures brésiliennes de Darius Milhaud dans sa musique de scène (Le voyageur sans bagage, op. 157b) jusqu'au Trio hollywoodien du saxophoniste Russell Peterson, en passant par le grand George Gershwin (Summertime, It Ain't Necessarily So, I Got Rhythm) qui mêle jazz, tradition et folklore, ainsi que Paul Schoenfield (Freylach), que certains considéreront comme son véritable successeur. La tradition fauréenne de la musique française romantique avec Couleurs d'un Rêve de Jean-Luc Defontaine et Chant Hassidique de Philippe Hersant viendront compléter ce voyage parmi des oeuvres françaises et américaines.

Avec : Fédor Roudine, Violon | Hayrapet Arakelyan, Saxophone | Rudolfs Vanks, Piano
Œuvres de : Darius Milhaud | Jean-Luc Defontaine | George Gershwin | Paul Schoenfield | Philippe Hersant | Marc Eychenne | Russel Peterson
Cour de Guise
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
jeu
10
JUILLET
2014
20:00
 
Domenico Scarlatti, un génie intemporel
Jean Rondeau, Clavecin et Piano

Scarlatti, un génie intemporel. Oui, Scarlatti est bel et bien un génie : c’est par son inventivité et son imagination qu’il parvient aisément à se démarquer. Au-delà de l’éternelle forme binaire de ses Sonates pour clavier, il puise dans une riche palette d’idées un élan d'inventivité hors du commun. C’est dans cette forme contraignante qu’il parvient admirablement à exprimer une liberté visionnaire. Scarlatti n’est ni un compositeur baroque, ni un compositeur classique, ni même romantique et encore moins du XVIIIe  siècle ; il est compositeur d’après et d’avant, créateur sans souci des coutumes et de la bien-pensance.

Intemporel oui, aussi par cette improvisation écrite qui dépasse les frontières des époques, puisée dans son univers riche en couleurs et en odeurs. Il se rapproche ainsi de nous en faisant écouter les mêmes couleurs d’une Espagne de printemps.

Jean Rondeau cherche ici à défendre la place de l’improvisation chez l'interprète d’hier et d’aujourd’hui, le compositeur, l’instrumentiste. Il voyage ainsi à travers les styles d’une péninsule à l’autre, du clavecin au piano. 

Œuvres de : Domenico Scarlatti | Improvisations sur des oeuvres de Domenico Scarlatti | Improvisation sur un thème espagnol | Enrico Pieranunzi | Improvisation sur une oeuvre du Padre Soler
Cour de Guise
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60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mer
09
JUILLET
2014
20:00
 
Entre Orient et Occident
Virgil Boutellis, Violon | Antoine De Grolée, Piano

Ce programme nous propose un voyage haut en couleur entre Orient et Occident.

Tout d’abord, Bloch recherche l’esprit profond de ses racines hébraïques tant dans le choix des sujets que dans les intonations de ses mélodies. Nigun fait partie de son célèbre triptyque Baal Shem qui illustre 3 scènes de la vie spirituelle juive.

Janáček représente la figure la plus indépendante de l’histoire musicale de son pays. Son écriture se fonde sur le folklore authentique de son terroir et son inspiration est fréquemment russe. Œuvre de maturité, sa Sonate est une véritable ballade épique.

Debussy est très impressionné par les musiques orientales entendues à l’Exposition Universelle de Paris en 1889. Ainsi, nombre de ses pièces, dont sa Sonate, sont composées dans un esprit de vagabondage formel, d'enchaînements de chants populaires, de cantilènes libres et de mélodies orientales.

Le Poème de Chausson s’inspire du Chant de l’Amour triomphant de l’écrivain russe Tourgueniev. Chausson le transpose musicalement, s’éloignant progressivement de son support littéraire pour produire une oeuvre de musique pure, capable « d’exercer sur l’auditeur une fascination sonore proche de l’envoûtement ».

Hersant écrit au sujet de ses Chants du Sud : « Chacune des pièces s’inspire librement de musiques traditionnelles du bassin méditerranéen : musique de Turquie pour la première, d’Algérie pour la cinquième, chanson séfarade espagnole pour la dernière – la quatrième évoquant plutôt la musique des Balkans. Il s’agit de folklore « imaginaire » - ou plutôt réinventé, à partir de chants ou improvisations populaires existants ».

Enfin, les Danses populaires roumaines de Bartók alternent âpreté, suavité orientale, vivacité et brio. Elles sont basées sur sept thèmes transylvaniens, qui étaient originellement joués au violon ou au kaval et qui témoignent de son mode de composition.

Œuvres de : Ernest Bloch | Leoš Janáček | Claude Debussy | Ernest Chausson | Philippe Hersant | Béla Bartók
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mar
08
JUILLET
2014
20:00
 
Florilège vocal
Dame Felicity Lott, Soprano | Jeanne Crousaud, Soprano | Catherine Trottmann, Mezzo-Soprano | Fabien Hyon, Ténor | Anas Seguin, Baryton | Karolos Zouganelis, Piano

Pour ce concert exceptionnel dédié à la voix, la célèbre chanteuse Dame Felicity Lott partage la scène avec quatre jeunes chanteurs en début de carrière dans un programme éclatant.

Entre opéra mozartien, romantisme allemand (lied de Brahms), opéra romantique français (Bizet, Massenet, Delibes, Thomas), opérette et comédie musicale (Hahn), répertoire de mélodies françaises (Fauré, Saint-Saëns, Gounod, Hahn et Hersant, notre compositeur invité) ou encore lieder viennois (Strauss), les chanteurs alternent solos, duos, trios et nous plongent au coeur du répertoire vocal, dans toutes ses formes.

Lyriques, légères, poétiques, dramatiques, les oeuvres de ce programme nous offrent un moment d’émotion à nous couper le souffle !

Œuvres de : Reynaldo Hahn | Gabriel Fauré | Camille Saint-Saëns | Charles Gounod | Johannes Brahms | Richard Strauss | Philippe Hersant | Georges Bizet | Jules Massenet | Léo Delibes | Ambroise Thomas | Wolfgang Amadeus Mozart
Cour de Guise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
dim
06
JUILLET
2014
16:00
 
Images d'Europe
Gioco Duo

Accordéon et Clarinette : un instrument issu de la musique populaire, un instrument classique ; l'un polyphonique, l'autre mélodique ; le premier à anches métalliques, le second à anche de roseau. Et pourtant, les timbres se mêlent et les nuances se chevauchent pour transformer ce duo original en un instrument extraordinaire.

Claire Voisin et Jean-Etienne Sotty vous feront découvrir cet alliage harmonieux en rendant hommage à la créativité, à la diversité et à l'âme de la musique classique et populaire.

On entendra les influences d'une musique festive avec les fameux Préludes de danse du compositeur polonais Witold Lutoslawski, les tangos d’Astor Piazzolla (Soledad, Escualo, Libertango, Oblivion) mais aussi la Disco-Toccata de Guillaume Connesson qui, comme son nom l'indique, s'inspire des sonorités électriques de la musique techno.

Les grandes oeuvres classiques seront au rendez-vous, tout en suivant le fil rouge de la danse : Die Künstlerleben de Johann Strauss II, la Danse Hongroise n°5 de Johannes Brahms, ainsi que la Danse d'Anitra d'Edvard Grieg. Enfin, quelques transcriptions de notre compositeur invité (Ephémères de Phlippe Hersant) et des pièces venant la musique traditionnelle klezmer viendront agrémenter ce concert tout en finesse, poésie et fraîcheur.

Avec : Claire Voisin, Clarinette | Jean-Etienne Sotty, Accordéon
Œuvres de : Traditionnel klezmer | Astor Piazzolla | Witold Lutoslawski | Johannes Brahms | Johann Strauss II | Edvard Grieg | Philippe Hersant | Guillaume Connesson