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Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
Concert avec voix
jeu
20
DÉCEMBRE
12:30
 
De l'ombre à la lumière
Aliénor Feix, Mezzo-soprano | Simon Carrey, Piano

Ce programme se présente comme un parcours initiatique. L'exploration de quelques-unes des plus grandes pages des littératures allemande et française pour mezzo-soprano et piano nous conduit à un cheminement transcendantal. Aux accents énigmatiques, parfois mystiques, ce récital invite l'auditeur dans un univers fait d'ombre et de lumière. Ici, la voix et l'instrument se font simples orateurs de textes puissants évoquant le désir et la mort, l'absence et l'amour.

Aux côtés de pièces de grand renom, telles que les Chansons de Bilitis, les Wesendonck Lieder ou la mélodie l'Invitation au voyage, nous trouvons dans ce voyage sensoriel et mystérieux une page plus confidentielle mais d'une grande puissance émotionnelle de Schrecker, Einst gibt ein Tag (Un jour, il m’a été offert). En cette fin d'année Debussy, Reflets dans l'eau et le prélude pour piano La cathédrale engloutie viennent également honorer le compositeur et mettre en relief la dimension évocatrice de ce programme riche et profond.

Œuvres de : Henri Duparc | Claude Debussy | Franz Schrecker | Richard Wagner
Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
Récital de piano
jeu
10
JANVIER
12:30
 
Les ballets russes, un voyage entre les arts
Selim Mazari, Piano | Josquin Otal, Piano

La littérature pour piano à 4 mains, riche d’un formidable répertoire original, a toujours eu le privilège de transmettre de nombreuses œuvres symphoniques ou de musique de chambre, par des arrangements des compositeurs eux-mêmes ou de leurs pairs, et ce particulièrement avant l'ère de l’industrie du disque. C’est précisément avant ce nouvel âge que ce programme se situe.

Les trois pièces de ce programme ont été composées entre 1894 (Prélude à l’après-midi d’un faune) et 1913 (Sacre du printemps). Elles partagent la caractéristique d’avoir été portées à la scène par les célèbres Ballets Russes de Serge de Diaghilev.

Le Prélude à l'après midi d'un faune de Debussy, marque le début d’une nouvelle ère dans l’histoire de la musique ; son atmosphère lascive, son inspiration hellénistique, siéent parfaitement à des couleurs oniriques, ce qui inspirera fortement le danseur et chorégraphe Vaslav Nijinsky qui fera scandale en 1912. La réduction pour piano à quatre mains du Prélude est réalisée par Maurice Ravel, compositeur du ballet Daphnis et Chloé, commandé par Serge de Diaghilev et créé quinze jours après le Prélude à Paris. L’univers de ce ballet provient également d’une Grèce antique fantasmée, d’après le roman de Longus. La deuxième suite de Daphnis et Chloé s’ouvre sur le Lever du jour, et s’achève sur une Danse générale à caractère tribal.

Stravinskiy est aussi fortement inspiré par « les temps anciens » et rituels païens, ce qu’il évoque dans Chroniques de ma vie « J'entrevis dans mon imagination le spectacle d'un grand rite sacral païen : les vieux sages, assis en cercle, et observant la danse à la mort d'une jeune fille, qu'ils sacrifient pour leur rendre propice le dieu du printemps ». La création du Sacre du printemps au Théâtre des Champs-Elysées reste dans les mémoires comme l’un des plus grands moments de la musique du début du siècle, par le choc de cette écriture nouvelle, comme par le chahut provoqué par les détracteurs de l’œuvre.

Œuvres de : Claude Debussy | Igor Stravinsky | Maurice Ravel
Lycée Louis-le-Grand
Amphithéâtre Patrice Chéreau

123 rue Saint-Jacques
75005 Paris
sam
12
JANVIER
19:00
 
Trois visages de l’humanité
Anna Göckel, Violon | Guillaume Bellom, Piano
Œuvres de : Franz Schubert | Ludwig van Beethoven | Claude Debussy
Chapelle de la Madeleine
Rue Racine
02400 Château-Thierry
Récital de piano
dim
13
JANVIER
17:00
 
Mozart et Schubert, à l'aube de la fantaisie
Bianca Chillemi, Piano

La Sonate pour piano en sol majeur, D. 894, aussi connue sous le nom de Fantaisie est la dix-huitième sonate de Franz Schubert, composée en octobre 1826. Mozart, lui, aurait écrit la sienne en 1783, pendant le voyage à Salzbourg que le jeune marié fit pour présenter Constance à son père. Plus de quarante années séparent la composition de ces deux œuvres magistrales pour piano solo. La musique claire et audacieuse de la sonate de Mozart, avec son mouvement lent d'une profonde intensité, annoncera les langueurs schubertiennes de la sonate Fantaisie.

Œuvres de : W. A. Mozart | Franz Schubert
Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
jeu
17
JANVIER
12:30
 
La sonate allemande au XIXe siècle
Sarah Jégou-Sageman, Violon | Aude-Liesse Michel, Piano

La Sonate n°9 op.47 dite « à Kreutzer » de L. van Beethoven et la 3e sonate de J. Brahms, qui composent ce programme, sont deux monuments du répertoire violon-piano puisqu’à eux deux, ils marquent le début et la fin du romantisme en Allemagne. La première, composée entre 1802 et 1803 (éditée en 1805), bien qu’héritière d’une forte tradition classique, embrasse les premiers courants romantiques et explose les codes alors utilisés, notamment par sa durée plus étendue que toutes les autres sonates écrites par le compositeur. Écrite durant la deuxième période de composition de Beethoven, elle reflète un désir de nouveauté, d’originalité et de révolution.

La 3e sonate op.108 de Brahms, quant à elle, est la dernière sonate écrite par le compositeur pour cette formation. Composée entre 1886 et 1888, c’est une œuvre grandiose de maturité et faisant la synthèse à la fois de l’évolution stylistique du compositeur mais aussi du courant romantique en général au XIXe siècle en Allemagne. Mettant magnifiquement la formation violon-piano en valeur (on notera par ailleurs que dans cette sonate, Brahms accorde beaucoup plus d’importance à la partie pianistique que dans les deux précédentes), cette sonate reste à l’heure actuelle une des pièces du répertoire les plus jouées.

Œuvres de : Ludwig van Beethoven | Johannes Brahms
Lycée Louis-le-Grand
Amphithéâtre Patrice Chéreau

123 rue Saint-Jacques
75005 Paris
sam
19
JANVIER
19:00
 
L'intensité musicale : harmonique, virtuose ou exaltée ?
Shuichi Okada, Violon | Jordan Costard, Violoncelle | Mathilde Nguyen, Piano

Le Trio pour piano, violon et violoncelle de Fauré est écrit en 1923. Il est considéré comme un des plus beaux trios de la musique française. Il s’agit d’une œuvre tardive qui suscita d’emblée l’admiration de ses contemporains. Son deuxième mouvement, d'un souffle long, pourrait être comparé au cycle de la vie par certains ; il contient le centre de gravité de cette œuvre.

A l’âge de 19 ans, Sergueï Rachmaninov écrit en trois jours le Trio élégiaque. Malgré son jeune âge, on y trouve une profondeur remarquable. Le thème élégiaque est présenté au piano dès l’ouverture « lento lugubre ». Par la suite, il est présenté par le violoncelle et le violon, tandis que l’atmosphère évolue constamment. L'œuvre finit par une marche funèbre, toujours sur ce motif.

Le Trio pour piano, violon et violoncelle n°1 en ré mineur de Mendelssohn figure parmi les œuvres de musique de chambre les plus acclamées du compositeur, n’ayant d’égal que son Octuor à cordes. D'abord achevé en juillet 1839, Mendelssohn effectue ensuite une révision. Cette seconde version a pris une forme beaucoup plus romantique et proche du style de Robert Schumann, le piano étant davantage mis en avant. Ce dernier, lorsqu’il entendit l’œuvre, en fit l’éloge en la comparant aux trios de Beethoven et Schubert, et qualifia Mendelssohn de « Mozart du XIXe siècle, le plus rayonnant des musiciens ».

Œuvres de : Gabriel Fauré | Sergueï Rachmaninov | Felix Mendelssohn
Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
Concert avec voix
jeu
24
JANVIER
12:30
 
Là, murmure la forêt
Natalie Pérez, Mezzo-soprano | Justine Verdier, Piano

Des textes superbes où les poètes reconnaissent dans la nature leur propre vie intérieure. Car la nature parle à l’homme, idée commune à tous les romantiques allemands. Chez Goethe, Eichendorff, Schlegel et les autres grands poètes de ce mouvement, la Nature est idéalisée. Seul le poète a le don de déchiffrer ses secrets, lui seul peut entendre dans les murmures du vent dans les branches et dans le son des gouttes de pluie la voix du divin. Les aspects de la Nature sont un lien au divin, au sublime, pour celui qui sait voir et entendre. Et ce que l’on reconnaît dans cette Nature, fait écho au divin en nous-mêmes.

Œuvres de : Franz Schubert | Johannes Brahms | Franz Liszt (1811 – 1886) | Gustav Malher | Hans Pfitzner | Robert Schumann
Lycée Louis-le-Grand
Amphithéâtre Patrice Chéreau

123 rue Saint-Jacques
75005 Paris
Concert de musique baroque avec voix
sam
26
JANVIER
19:00
 
Un quatuor à Paris
Libera me

Paris, 1737. Arrivant de Hambourg, Georg Philipp Telemann dépose ses bagages chargés de notes chez l’un de ses compatriotes, et suscite au sein de la sphère parisienne un engouement remarquable. La même année, toujours dans la capitale, paraît de manière posthume le Miserere de Joseph Michel, compositeur aujourd’hui absent de la mémoire collective, et pourtant l’un des plus loués de son temps. Originaire de Dijon, il fit ses classes en même temps que Jean-Philippe Rameau, étudiant la musique auprès du père de ce dernier. Sous le règne de Louis XV, enfin, la musique instrumentale connaît un essor incessant. Joseph Bodin de Boismortier, l’un de ses plus illustres représentants, n’a rien à envier à Telemann. Tous deux firent montre d’une prolixité et d’une inventivité intarissables.
L’Ensemble Libera me se plaît à imaginer une rencontre de ces quatre compositeurs, acteurs d’une même époque musicale… Ils ont sans doute eu vent des compositions des uns et des autres… Peut-être même se sont-ils croisés…

 

En partenariat avec le CNSMD de Lyon

Avec : Alice Duport-Percier, Soprano | Isaure Lavergne, Flûte à bec | Maguelonne Carnus, Violoncelle baroque | Matthieu Jolivet, Clavecin
Œuvres de : Georg Philipp Telemann | Joseph Bodin de Boismortier | Joseph Michel | Jean-Philippe Rameau
Lycée Louis-le-Grand
Amphithéâtre Patrice Chéreau

123 rue Saint-Jacques
75005 Paris
sam
02
FÉVRIER
19:00
 
Fantaisies
Duo des Songes

Les œuvres que vous allez écouter ce soir sont empreintes d'univers très différents malgré une certaine proximité dans leurs dates de composition. Leurs créateurs ont laissé libre cours à leur imagination, leur donnant des caractères fantaisistes très colorés et dansants comme en témoigne par exemple la Suite Italienne, sorte de version courte du ballet Pulcinella de Stravinski (1920), basé sur des œuvres de G.B. Pergolesi (1710–1736). Stravinski incorpore son propre style dans une pièce qui semble initialement écrite dans le langage de ce compositeur.
La Sonate pour violoncelle et piano de Claude Debussy, dont le titre Pierrot fâché avec la lune aurait été pressenti, dévoile aussi un monde inspiré d'un autre temps, comme le fait penser l'exposition du premier mouvement et son caractère à la française, ou le second mouvement, mélange d'humour sarcastique et de poésie mélancolique. Cette mélancolie rayonne d’ailleurs également dans le Nocturne et scherzo qui clôture ce concert. Richard Strauss, quant à lui, nous emmène avec sa Sonate pour violoncelle et piano dans un monde où règnent déchirements romantiques et envolées lyriques et où perce déjà un amour des couleurs orchestrales.

Avec : Noé Natorp, Violoncelle | Jean-Baptiste Doulcet, Piano
Œuvres de : Claude Debussy | Igor Stravinski | Richard Strauss
Lycée Louis-le-Grand
Amphithéâtre Patrice Chéreau

123 rue Saint-Jacques
75005 Paris
Concert avec voix
sam
09
FÉVRIER
19:00
 
Invitation secrète
Victoria Jung, Violon | Hector Burgan, Violon | Gaspard Dehaene, Piano

« Und morgen wird die Sonne wieder scheinen… » (Et demain, le soleil brillera encore…)

Le romantisme allemand fait appel à l'intuition sensible pour pénétrer le sens cosmique des grands symboles vitaux ; la grande importance de l'expression personnelle, et l'évocation de la passion amoureuse prédominent dans le cycle des Frauenliebe und Leben de Schumann.

Dans ses lieder, Strauss est à la recherche de l'essence des choses et de l'absolu ; dès lors, la mort, pour lui, devient l'étape nécessaire qui prépare l'accession à une vie plus haute et transfigurée.

Le romantisme français s'oriente vers une vision externe du monde, car c'est au sein de l'univers tout entier que ses représentants s'efforcent, en s'y projetant eux-mêmes, d'en atteindre l'essence et peut-être, en bons panthéistes, d'y trouver Dieu. Il faudra l'âme mystique d'un César Franck pour ramener le romantisme français vers une vie intérieure plus riche et plus proche du romantisme allemand, qui l'a, sans doute, largement influencé.

Dans Prière de Patrick Burgan, Victor Hugo chante les louanges de la femme aimée. La Nature, qui est omniprésente dans le poème, se métamorphose sous l'effet de l'absence de l'être aimé.

Œuvres de : Patrick Burgan | Robert Schumann | César Franck | Richard Strauss
Cercle Suédois
Grand Salon

242 rue de Rivoli, 75001 Paris
Récital de piano
mar
12
FÉVRIER
20:00
 
Entre les songes et l'éveil
Matvey Zheleznyakov, Piano

L'expérience humaine tangible est conditionnée par le monde insaisissable des idées ; de même, les souvenirs des événements révolus et les pensées abstraites influencent notre présent, de sorte que les fantômes éphémères du passé se cristallisent dans notre quotidien.

À travers les différentes facettes du romantisme, plongeons-nous dans ce rapport temporel particulier en juxtaposant la notion du mystère et du souvenir dans les œuvres de Scriabine, Chopin et Medtner, à la déclamation impérative d'une temporalité actuelle dans laquelle se situe l'œuvre de Brahms.

Œuvres de : Alexandre Scriabine | Frédéric Chopin | Nikolai Medtner | Johannes Brahms
Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
Récital de piano
jeu
14
FÉVRIER
12:30
 
La sonate à travers les âges
Clément Caillier, Piano

La Sonate Hob XVI/20 de Haydn se compose de 3 mouvements. Le premier mouvement, de forme sonate, stylise deux chanteurs dans son ouverture. Théâtrale, la Sonate nous plonge dans une atmosphère dramatique, élégiaque où se côtoient plusieurs idées thématiques. S'ensuit un deuxième mouvement d'une noblesse altière, relevant d'une écriture orchestrale recherchée. Le troisième mouvement nous ramène au caractère pathétique du premier mouvement en lui donnant un côté dansant.

Dédiée à Robert Schumann, la Sonate en si mineur, S. 178 de Liszt quant à elle ne se présente plus. Selon les mots de Richard Strauss, « si Liszt n'avait écrit que cette sonate en si mineur, œuvre gigantesque issue d'une seule cellule, cela aurait suffi à démontrer la force de son esprit ».

La 7e sonate de Prokofiev, dite de « guerre », est sans doute la sonate la plus célèbre du compositeur. Elle nous plonge dès le début dans une atmosphère inquiétante. Le thème initial se déploie en lignes brisées. A la limite de l’atonalité, il est bientôt confronté à un martèlement sec qui se développera tout au long du mouvement. Le deuxième mouvement contraste par un contexte tonal. Son thème en mi majeur semble être un retour au calme, plongé dans la chaleur d’une vibrante cantilène. Le discours se charge cependant peu à peu de tensions harmoniques.  Des accords aux sonorités de cloches signent l’éclatement harmonique et nous replongent dans une ambiance sourde et menaçante. Après un bref rappel du thème en mi majeur, s'ensuit avec un rythme motorique propre à Prokofiev la fameuse toccata du troisième mouvement.

Œuvres de : Joseph Haydn | Franz Liszt | Sergueï Prokofiev
Lycée Louis-le-Grand
Amphithéâtre Patrice Chéreau

123 rue Saint-Jacques
75005 Paris
Concert avec voix
sam
16
FÉVRIER
19:00
 
Nous avons fait la nuit
Fabien Hyon, Ténor | Juliette Sabbah, Piano

Selon les mots de Hermann von Gilm, la nuit, descendant de la forêt, se glissant hors des arbres, emplit l'étendue autour d'elle... prêtez attention !

Ce programme mêle l'imaginaire que Francis Poulenc partage avec Paul Eluard, les sonorités chatoyantes de Claude Debussy et les réminiscences pleines de douceur de la musique de Richard Strauss. Il s'entend comme une célébration de la richesse du monde que la nuit fait naître : les couleurs ocres du crépuscule, les fleurs tardives qui éclosent timidement, l'amie qui se transforme en inconnue, les sensations amoureuses qu'elle évoque...

Pleine de possibilités, « mère des souvenirs », mais des souvenirs que l'on crée à deux, l'obscurité apporte les ombres et les inquiétudes mais promet aussi l'espoir d'une renaissance.

Œuvres de : Claude Debussy | Richard Strauss | Francis Poulenc | Johannes Brahms
Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
jeu
21
FÉVRIER
12:30
 
Dans le sillage de Debussy
Quatuor Wassily

Claude Debussy (1862 - 1918) et Henri Dutilleux (1916 - 2013) ont chacun composé un unique quatuor à cordes, à presque un siècle d’intervalle. Entre l’écriture des deux œuvres, l’Europe a vécu d’immenses bouleversements historiques, tandis que les nouveaux courants artistiques ébranlaient les codes des siècles passés. On retrouve cependant entre les deux quatuors une recherche compositionnelle similaire. Les deux hommes ont œuvré toute leur vie en quête d’un équilibre entre classicisme et modernisme, entre structure formelle et qualité expressive. L’influence de Claude Debussy est d’ailleurs sensible dans le Quatuor d’Henri Dutilleux, qui est l’un des continuateurs les plus inspirés de sa recherche de textures nouvelles, de couleurs inouïes, et n’a cessé de faire vivre dans le monde des sons l’extraordinaire richesse de son monde imaginaire.

Le Quatuor Wassily terminera le concert par une interprétation du Langsamer Satz d'Anton Webern. Très courte, cette pièce n'en est pas moins la plus longue écrite par le compositeur. Elle renferme un concentré d'expression et d'émotion, inspiré de la musique d'Arnold Schoenberg et propre au style expressionniste.

 

En partenariat avec le CNSMD de Lyon

Avec : ,
Œuvres de : Henri Dutilleux | Claude Debussy | Anton Webern
Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
Concert avec voix
jeu
28
FÉVRIER
12:30
 
De l'Allemagne passionnée à l'Italie rossinienne
Mathilde Legrand, Mezzo-soprano | Federico Tibone, Piano

Schumann compose Sechs Gesänge (Six chants) op. 117 à la fin de sa vie, peu avant son internement. Ces six petites miniatures font penser aux lieder du Italienisches Liederbuch (Livre des chansons italiennes) de Wolf dans leur construction. Le contraste du mode de composition est néanmoins très fort par rapport aux Goethe Lieder de Wolf où le piano devient orchestral. Clara Schumann, grande pianiste concertiste, n’a pas inspiré seulement son mari, mais également Brahms qui lui dédie les Intermezzi, op. 118.

Ecrite par Rossini bien après les mélodies des Serate Musicali, La Regata veneziana est le récit d'une course de bateaux, une activité très commune et prisée à Venise. Ecrite en dialecte vénitien, elle trouve un écho à la verve populaire des lieder italiens de Wolf, tout en développant la caractérisation d'un personnage féminin tour à tour gouailleur, tendre, autoritaire et séducteur.

C'est un autre personnage féminin que l'on retrouve avec Angelina, dans son rondo final. La figure bien connue de Cendrillon a triomphé des épreuves, au long de ce qui ressemble à un parcours initiatique, et elle célèbre cette nouvelle vie dans la joie et l'amour.

Œuvres de : Robert Schumann | Hugo Wolf | Johannes Brahms | Gioachino Rossini
Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
Récital de piano
jeu
14
MARS
12:30
 
Images sous les doigts
Yundi Xu, Piano

Debussy a publié deux cahiers d’Images entre 1905 et 1907. Il disait de son premier cahier qu’il avait été composé avec les derniers ingrédients de la chimie harmonique. Le second cahier va plus loin encore, y compris et surtout dans la superposition de couches sonores bien différenciées. La musique est constamment écrite sur trois portées, et la différenciation de différents plans en termes de timbres, de volumes sonores, de rythmes, est bien plus importante que dans le premier cahier.

La Sonate pour piano n°2 en si bémol mineur, op. 35 de Chopin, a été composée principalement en 1839 à Nohant, le troisième mouvement, dit « Marche funèbre », ayant été composé en 1837. Les premières mesures de cette sonate citent la dernière sonate pour piano de Beethoven. La séquence du scherzo, de la marche funèbre et du finale répète celle de la douzième sonate pour piano de Beethoven.

Brahms a composé ses quatre ballades à 21 ans seulement. Cette œuvre correspond à la naissance de son amour envers Clara Schumann, dont le mari aidait le jeune Brahms à lancer sa carrière. Chacune de ces ballades propose une image représentative et vivante ; cette approche de composition est ce que l'on appelle « poésie narrative ». Par exemple, la première ballade a été inspirée d'un poème/conte écossais, qui raconte la confession d'un jeune homme qui a assassiné son père. 

Takemitsu est l'un des plus importants compositeurs japonais du siècle dernier. Né en 1930, ses œuvres sont mondialement jouées de nos jours, Rain Tree Sketch II a été sa dernière pièce pour piano. Ses compositions ont été particulièrement influencées par le grand compositeur français du XXe siècle, Messiaen, mais aussi par Debussy qui est décédé peu avant, en 1918. 

Œuvres de : Claude Debussy | Frédéric Chopin | Johannes Brahms | Tōru Takemitsu
Lycée Louis-le-Grand
Amphithéâtre Patrice Chéreau

123 rue Saint-Jacques
75005 Paris
sam
16
MARS
19:00
 
Carnet de voyage
Bilal Alnemr, Violon | Jorge Gonzalez Buajasan, Piano

La Sonate pour violon et piano n°1 en la mineur composée par Robert Schumann en 1851 - quelques années avant sa mort - donne beaucoup d’importance aux registres graves de l’instrument. Alors déjà touché par des névroses, il semble avoir été imprégné du timbre de l’alto pour lequel il venait d’écrire les fameuses Märchenbilder, opus 113.

La Sonate pour violon et piano n°2 en ré majeur de Sergueï Prokofiev est basée sur la Sonate pour flûte et piano composée une année plus tôt, en 1943. Elle a été transformée en une sonate pour violon et piano à la demande de son ami, le célèbre David Oïstrakh.

Ludwig van Beethoven a composé la Sonate pour violon en la majeur opus 30 n°1 entre 1801 et 1802. Elle fut dédiée, ainsi que les deux suivantes, à l'Empereur Alexandre Ier de Russie.

Nigun est une improvisation hébraïque du compositeur, violoniste et chef d’orchestre Ernest Bloch.

Œuvres de : Ludwig van Beethoven | Robert Schumann | Serge Prokofiev | Ernest Bloch
Chapelle de la Madeleine
Rue Racine
02400 Château-Thierry
Récital de piano
dim
17
MARS
17:00
 
Libertés de forme
Célia Oneto Bensaid, Piano

La notion de structure dans la musique classique est fondamentale. Pour qu’un discours soit intelligible, ne faut-il pas l’organiser ? Mais alors, qu’en est-il des rebelles ? Ceux qui excellent dans la forme, maîtrisent aussi bien souvent les manières de la détourner ! C’est le point commun aux œuvres de ce récital.

La Fantaisie K475 de Mozart, partition en six épisodes, sous des dehors de libre improvisation, est formidablement construite et articulée, mais c'est une œuvre de véhémence et de désespoir, avec « ombres nocturnes, traversées d'éclairs fulgurants et de fracassants coups de tonnerre ».

Spécialiste de la « petite forme », Schumann propose une partition en cinq parties de dimensions relativement considérables et cite notamment dans le premier mouvement la Marseillaise ; paradoxalement, sous ce titre ne laissant rien préjuger (Carnaval de Vienne), la forme est de mise avec une véritable forme sonate pour son dernier mouvement.

En 1926, Gershwin a l’ambition d’écrire vingt-quatre préludes dans la continuité de Bach et surtout de Chopin ; il va finalement réduire ce projet à trois préludes qui sont de véritables pépites de style classique influencées par le jazz.

Et pour terminer ce concert, Bernstein, après l’immense succès de son West Side Story, est sollicité pour en écrire une suite orchestrale. Il répond positivement à l’appel, et écrit les Danses symphoniques. Célia Oneto Bensaid vous propose sa propre transcription avec l’aval du Leonard Bernstein Office de New York pour un concentré de joie, de rythme, et d’effets théâtraux.

Œuvres de : W.A. Mozart | Robert Schumann | George Gershwin | Leonard Bernstein
Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
jeu
21
MARS
12:30
 
Café viennois
Trio Sora

Dans ce programme, le Trio Sōra met à l'honneur l'élève puis le maître, en se penchant sur la musique de chambre viennoise d'une époque charnière entre deux siècles. Charnière car elle amorce une évolution vers une nouvelle société qui sera à son âge d’or, qui force le respect et l’admiration : une Vienne brillante, élégante et distinguée avec son effervescence musicale.
Ceci se retrouve dans la musique de Beethoven, fidèle à lui-même et à son environnement : raffinée, lumineuse, lyrique. Le trio « À l’Archiduc » est une traduction de l’Autriche du début du XIXe siècle, une Autriche conquérante, intellectuelle et poétique, à l’instar de l’œuvre de Haydn, le trio dit « Tzigane » qui met en lumière une fraîcheur et une délicatesse, doublée d’une énergie qui lui est bien spécifique.

Avec : Magdalēna Geka, Violon | Angèle Legasa, Violoncelle | Pauline Chenais, Piano
Œuvres de : Ludwig van Beethoven | Joseph Haydn
Lycée Louis-le-Grand
Amphithéâtre Patrice Chéreau

123 rue Saint-Jacques
75005 Paris
sam
23
MARS
19:00
 
Du Romantisme à l'Impressionnisme
Quatuor Confluence

Le huitième Quatuor op 59 n°2 de Beethoven est composé en 1806. Il fait partie d'un cycle de trois quatuors appelés « Razoumovsky », en hommage au commanditaire et dédicataire de l’œuvre, le comte Razoumovsky, ambassadeur de Russie à Vienne. C'est un cycle des plus novateurs qui rencontra à sa création l'incompréhension du public viennois mais également de ses interprètes. Le premier mouvement du Quatuor op 59 n°2 déconcerte encore aujourd'hui tant l'éclatement thématique et l'angoisse contenue viennent frapper l'auditeur. Le sublime second mouvement est une céleste méditation que Beethoven aurait composée en regardant les étoiles. S'ensuit un allegretto hanté puis un trio lumineux et jovial qui s'inspire d'un thème russe, clin d'œil de Beethoven à son mécène. Le presto final est une cavalcade effrénée où l'auditeur peine à reprendre son souffle. Le compositeur y clôt son quatuor par une coda sans concession.

Si chez Beethoven, l'opus 59 est révélateur de la nouvelle maturité du compositeur, Ravel en revanche compose son Quatuor à vingt-sept ans, entre 1903 et 1904, alors qu'il est encore étudiant au conservatoire. Son maître de composition - à qui le quatuor est dédié - est alors Gabriel Fauré mais Ravel s'en émancipe en lui préférant un autre aîné, Claude Debussy. Le Quatuor de Debussy, composé dix ans auparavant, marquait un renouveau exceptionnel dans le quatuor français. Ravel emprunte à Debussy et à Franck l'idée d'un thème cyclique se répercutant dans tout le quatuor, apparaissant dans différents aspects tout au long des quatre mouvements. Le premier mouvement Allegro moderato est empreint de fraîcheur et de mystère. L’entêtant deuxième mouvement emprunte à la fois à la danse espagnole et au scherzo debussyste. Le Très Lent qui suit est d'une grande liberté et peut-être le mouvement le plus original de l’œuvre. Le final Vif et agité frappe par son énergie débordante. Il rencontrera les réticences de Fauré à qui l’œuvre est présentée. Mais c'est finalement Debussy, impressionné par le talent de Ravel, qui l'adjurera de ne toucher à aucune note. Il est vrai que Ravel, pour sa première œuvre de musique de chambre, avait fait preuve d'un brio exceptionnel.

Avec : Daniel Vlashi, Violon | Vincent Forestier, Violon | Pierre-Antoine Codron, Alto | Tom Almerge-Zérillo, Violoncelle
Œuvres de : Ludwig van Beethoven | Maurice Ravel
Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
Concert avec voix
jeu
28
MARS
12:30
 
Entre bonheur et frustration
Éléonore Pancrazi, Mezzo-soprano | Cameron Richardson-Eames, Piano

La quête du bonheur a toujours été omniprésente dans les poèmes de nos plus grands auteurs, dans les mélodies de nos plus grands compositeurs, qu’ils soient de France ou d’ailleurs, et tout simplement l’ultime recherche de tout être humain.

Chanter ce sujet et le partager avec vous est donc chose aisée, mais là où je veux absolument vous emmener également, c’est de l’autre côté du bonheur : quand on pense l’avoir attrapé et qu’il ne reste finalement que le goût amer d’une grande insatisfaction que l’on doit éternellement essayer de gérer tant bien que mal.

Nous avions à cœur, Cameron et moi, de nous exprimer sur ces deux états à travers différentes époques et différentes langues, sans nous enfermer dans un genre ou un style précis, raison pour laquelle vous trouverez par exemple Schubert au côté de Britten en passant par une création contemporaine de Pascal Zavaro (la création étant très primordiale pour nous). Le seul fil d’or de ce récital étant un aller-retour entre l’état de plénitude le plus absolu et l’amertume la plus terrible, en passant par toutes les étapes et toutes les raisons qui font que l’on ne cesse toute notre vie d’osciller entre ces deux monts.

Œuvres de : Franz Schubert | Emmanuel Chabrier | Pascal Zavaro | Francis Poulenc | Benjamin Britten
Lycée Louis-le-Grand
Amphithéâtre Patrice Chéreau

123 rue Saint-Jacques
75005 Paris
sam
30
MARS
19:00
 
Stay tuned !
Local Brass Quintet

A l'occasion de la sortie de leur premier CD, le Local Brass Quintet vous présente un programme inédit autour de créations, dont la nouvelle pièce pour quintette de cuivres de Jean Claude Gengembre (création mondiale) ainsi que des œuvres originales rarement jouées en concert comme la pièce vénézuélienne de Giancarlo Castro d’Addona. Le programme sera aussi articulé autour de transcriptions de pièces du répertoire pianistique (Granados, Gershwin, Debussy).

Pour finir la dernière comédie musicale à succès sera aussi à l'ordre du jour avec un medley de La La Land !

Avec : Javier Rossetto , Trompette | François Petitprez, Trompette | Benoît Collet, Cor | Romain Durand, Trombone | Tancrède Cymerman, Tuba
Œuvres de : Giancarlo Castro d’Addona | Enrique Granados | Claude Debussy | Jean-Claude Gengembre | Georges Gershwin | Enrique Crespo | Justin Hurwitz