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Hôtel de Soubise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
20
OCTOBRE
19:00
 
Notes mêlées
Sarah Jégou-Sageman, Violon | Côme Giraudon, Violoncelle | Vincent Boccadoro, Piano

Schumann - Brahms, comment imaginer l’un sans l’autre ? Ils sont éternellement liés l’un à l’autre par leurs mêmes amours : la musique évidemment, mais aussi Clara Schumann.

À la page du 30 septembre 1853 - dans cet agenda qui servait aussi à Robert et à Clara de journal intime - Schumann avait noté, comme un simple rendez-vous à ne pas oublier : « Herr Brahms, de Hambourg ».

Le lendemain, 1er octobre, à la première ligne en haut de la page : «Visite de Brahms. Un génie ! »

De cette rencontre naîtra une amitié indéfectible entre Robert et Johannes.

En mêlant sa voix à la musique de Mozart, Arvo Pärt lui rend hommage, guidé par ce même sentiment de respect et d’admiration qui liait aussi, avant lui, Johannes Brahms à Robert Schumann.

Œuvres de : Robert Schumann | Arvo Pärt | Johannes Brahms
Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
Concert avec voix
jeu
25
OCTOBRE
12:30
 
Le Lied à travers les siècles
Marie-Laure Garnier, Soprano | Célia Oneto Bensaid, Piano

Le lied est emblématique de la littérature musicale allemande et autrichienne.

Schubert est l'un des premiers compositeurs de cette forme ayant écrit plus de six cents lieder durant sa courte vie. Il met en musique les grands poètes de son temps comme Goethe (Gretchen Am Spinnrad) ou Matthäus von Collin (Der Zwerg). Plus tard Brahms se confronte également à cette forme avec grand succès, choisissant des poètes moins reconnus que Schubert, mais les sublimant musicalement en créant des lignes vocales d’un grand lyrisme ainsi que des parties pianistiques souvent très complexes.

Enfin plus tard à la fin du XVIIIe siècle, Mahler lui aussi va plus loin dans cette écriture, notamment avec son fameux cycle des Kindertotenlieder sur des poèmes de Rückert, cycle très noir et tragique, composé juste avant que le compositeur perde lui-même son enfant...

Enfin nous terminerons ce récital avec des lieder de Zemlinsky, compositeur juif autrichien ayant émigré aux Etats-Unis au moment de la Seconde Guerre mondiale. Sa musique est à la fois cynique, dansante et obsessionnelle à l'image de son opéra Der Zwerg.

Œuvres de : Johannes Brahms | Hugo Wolf | Gustav Malher | Franz Schubert | Alexander von Zemlinsky
Hôtel de Soubise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
27
OCTOBRE
19:00
 
Con molto sentimento d’affetto
Thibaut Reznicek, Violoncelle | David-Huy Nguyen-Phung, Piano

« Con molto sentimento d'affetto... » Beethoven ne laisse que rarement de telles indications à l’incipit de ses œuvres. Ici, il s’agit du deuxième mouvement de sa Sonate op. 102 n° 2, datée de 1815. L’affetto exprime ici la passion amoureuse de Beethoven pour la comtesse Erdödy. C’est ce thème du lyrisme romantique propre au XIXe siècle que nous souhaitons explorer au fil de notre récital. Ainsi la Sonate en ré majeur comporte trois mouvements, un allegro con brio titanesque et orchestral, auquel succède ce sublime mouvement, « chagrin sans larmes »  (l’expression est de B. Greenhouse), qui s’ouvre attacca vers un allegro fugato, finale monumental.

Henri Guérout, violoncelliste et compositeur mélodiste, publia en 1863 les Trois mélodies pour violoncelle et piano : Sérénade, L’angélus, et Rêverie. Ces trois courtes pièces évoquent tout particulièrement les mélodies de salon, très en vogue à cette époque.

Pour clore ce concert, nous interpréterons la Sonate n°2, op.99 de Brahms. Composée en 1886, lors de son séjour au bord du lac de Thun, cette œuvre s’inscrit dans une période particulièrement féconde du compositeur.

Œuvres de : Ludwig van Beethoven | Henri Guérout | Johannes Brahms
Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
jeu
08
NOVEMBRE
12:30
 
Funestes présages
Marie-Ange Nguci, Piano

La violence des sentiments dans les œuvres d’art suscite une fascination singulière par le bouleversement spirituel qu’elle procure, une admiration renouvelée pour les réflexions profondes qu’elle éveille. Elle a donné naissance à des chefs-d'œuvre éblouissants qui représentent aujourd’hui des références incontournables.

Ce programme s’y réfère en ouvrant trois fenêtres sur le XXe siècle, trois regards distincts où les funestes présages tissent une singulière évocation musicale de l’effroi face à la guerre, la mort et l’au-delà…

György Ligeti (1923-2006), fort connu du public par l’intermédiaire de S. Kubrick qui utilisa sa musique pour nombre de ses films, compose Automne à Varsovie en hommage à sa famille perdue à Varsovie durant la Seconde Guerre mondiale. Construite comme une immense fugue-strette, sur un continuum sous-jacent ininterrompu, l’œuvre crée l’illusion d’un frémissement suspendu, inquiétant, poussant l’angoisse et la tristesse jusqu'au désespoir et l’effondrement dans la violence. Avec l’Escalier du Diable, Ligeti parvient à provoquer l’illusion d’un escalier infernal - dédale d’où il est impossible de s’échapper, à l’image des escaliers impossibles de M. Escher, atteignant son paroxysme alors que la note la plus aiguë du clavier retentit en même temps que le triton (Diabulus in musica), dans la basse la plus profonde.

Le Gaspard de la nuit d'Aloysius Bertrand (1807-1841), poète romantique féerique et halluciné, envoûta Maurice Ravel (1875-1937) par la griffe démoniaque de son style et lui inspira l'un des plus grands chefs-d’œuvre modernes de titre éponyme. Le cycle s’ouvre avec la belle Ondine, séductrice cherchant à entraîner le rêveur loin des siens, dans un monde qui lui est étrange et étranger, pour disparaître dans un éclat de rire infernal et sarcastique. Ravel laisse entrevoir, avec ce poème de l’eau et de l’envoûtement, l’étendue que peut prendre la dimension diabolique, même cachée derrière une apparence gracieuse et mirifique. Contrastant avec force, la deuxième pièce Le Gibet, est noire et funeste : placée sous le signe de la mélancolie et de la dépression, le même son – glas lugubre du pendu - est répété obstinément 153 fois, sous un cortège d'accords insolites embrumés par un froid glacial. Pour clore le triptyque, d’une véritable chausse-trape tendue sous les doigts du pianiste surgit Scarbo, le gnome satanique. Sous le motif initial de trois notes émergeant des profondeurs, Ravel y ajouta de sa main les mots Quelle horreur !

Serguei Prokofiev (1891-1953) ne supporte ni subir, ni contempler. Pour contrer les sinistres augures assombries par l'imminence de la guerre, il crie son angoisse et sa révolte, plongeant le spectateur dans le tourbillon des quatre mouvements de la Sixième Sonate, mêlant illusions et désillusions à la violence obsédante des tocsins de guerre, entrecoupés par l’élégie désespérée des souvenirs heureux et du désir de vie. Prokofiev - l'enfant terrible - donne à sa musique une armature en acier, ne cédant pas aux funestes présages, bravant tout au nom de la survie et de l’espoir.

Œuvres de : György Ligeti | Maurice Ravel | Serge Prokofiev
Hôtel de Soubise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
10
NOVEMBRE
19:00
 
Le Romantisme à travers les âges
Quatuor Elmire

Bien qu’il soit en troisième position dans son édition d’origine, le Quatuor n°3 en ré majeur opus 18 de Beethoven n’est autre que la première œuvre écrite par le célèbre compositeur pour quatuor à cordes. Les six quatuors de l’opus 18 n’atteignent certes pas encore la maîtrise stylistique de l’opus 59 et ils portent encore nettement l’empreinte de Mozart, mais il est indubitable qu’ils sont le produit d’un nouveau langage, propre au compositeur, et qu’ils ont été « décisifs » pour l’émancipation artistique de Beethoven.

Mis à part le final, qui fait preuve d’une vivacité pleine de fraîcheur, le Quatuor n°3 en ré majeur est une œuvre emplie de joie et de douceur. La plupart des indications de nuances visent à accentuer une certaine tranquillité, tandis que les fortissimos sont rares. Il en résulte un climat de rêverie méditative, comme une transcription musicale d’un état qui était souvent celui du compositeur dans son adolescence solitaire.

Le Langsamer Satz pour quatuor à cordes de Webern est écrit en juin 1905 mais ne sera ni publié, ni joué avant les années soixante. Il correspond à la fin de la première année d’études avec Schoenberg ; Webern est encore très marqué par la musique de Brahms, que son professeur prend souvent en exemple. On trouve dans cette pièce un sens très développé de l’écriture polyphonique avec la superposition de « trois pour deux » qui sera plus tard l’une des signatures rythmiques de Webern, ainsi que la conclusion sur un ppp déjà caractéristique.

Béla Bartók écrit son deuxième quatuor entre 1915 et 1917, c’est-à-dire près de huit ans après la composition de son premier. Le compositeur a considérablement gagné en maturité avec les chefs-d’œuvre qui jalonnent cette période, Le Château de Barbe-bleue et le prince des bois, et, surtout, la Suite pour piano opus 14, marquée par la musique arabe découverte lors de son voyage en Algérie. Ce Quatuor n°2 est constitué de trois mouvements organisés autour d’un allegro central d’influence populaire. Cette influence résulte de nombreuses expéditions de Bartók et de son ami Zoltán Kodály à travers la Hongrie dans le but de recueillir et de sauvegarder la musique populaire hongroise. Selon Kodály, une joie sereine, des gestes forts et barbares à la manière d’une danse folklorique ainsi qu’une tristesse profonde, caractérisent les trois mouvements du Quatuor à cordes n°2.

Avec : Rémi Carlon, Violoncelle | Khoa-Nam Nguyen, Violon | Issey Nadaud, Alto | Cyprien Brod, Violon
Œuvres de : Ludwig van Beethoven | Anton Webern | Entracte | Béla Bartok
Hôtel de Soubise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
mer
14
NOVEMBRE
20:00
 
Le piano en trois dimensions
Guilhem Fabre, Piano

Le piano est l’instrument de l’évocation, sombre et brillant à la fois, aux marteaux feutrés, d’aspect imposant mais à la mécanique tellement précise et fine, noir et blanc, et or...

Ce programme présente trois dimensions fondatrices du répertoire pour piano. La musique de Bach tout entière s’adresse au divin ou fait parler le divin. Peu importe l’instrument finalement, il s’agit ici de musique pure, d’un langage immensément codifié au service de l’universel. Le piano n’est qu’un vecteur de ce message plus grand.

Chez Liszt, l’homme fait corps avec son instrument. Ce qui prévaut ici, c’est l’histoire, la narration musicale si typiquement romantique, l’Homme face aux éléments, aux sentiments qui le traversent. Liszt a inventé le récital de piano tel qu’on le connaît aujourd’hui, le concert d’un homme seul face au public, le début de la figure du soliste et le triomphe de la virtuosité. Il a aussi inventé une technique pianistique révolutionnaire et démultiplié les possibilités instrumentales.

Debussy détestait l’idée que le piano avait des marteaux. L’instrument revêt ses habits de sorcier métamorphe, maniant les symboles, la mystique, passant de l’état liquide à l’état solide ou gazeux, créant des espaces sonores nouveaux, largement inspirés par la nature (cloches à travers les feuilles, poissons d’or). L’originalité de sa musique est due à l’habile dosage de sensualité, de pudeur et de symbolisme.

Œuvres de : Jean Sébastien Bach | Franz Liszt | Claude Debussy
Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
jeu
15
NOVEMBRE
12:30
 
Un violon dans le temps
Marie-Astrid Hulot, Violon

La Sonate op 115 pour violon seul de Prokofiev, composée en 1947, est en trois mouvements. Le premier, Moderato, pourrait faire penser à certaines allemandes des partitas de Bach ; le deuxième mouvement, Andante dolce, est constitué de l'exposition d'un thème lent en si majeur ; le troisième, Con brio, est une sorte de mazurka.

La Sonate n°2 en la mineur pour violon seul d'Ysaÿe est dédiée à Jacques Thibaud, un de ses amis. Elle est composée en 1923, en quatre mouvements : Obsession, Prélude - Malinconia - Danse des ombres, Sarabande - Les furies. Le premier mouvement cite le Prélude à la Partita en mi majeur de Bach qui se mêle au thème du Dies Irae. Le titre Obsession indique que l'ombre de Bach était présente pendant tout ce travail de composition.

La 2e partita en ré mineur BWV 1004 pour violon seul de Jean-Sébastien Bach a été écrite entre 1717 et 1723, probablement en mémoire de sa première femme Maria Barbara. Elle se compose de cinq mouvements : Allemande, Courante, Sarabande, Gigue et la célèbre et très difficile Chaconne.

Œuvres de : Serge Prokofiev | Eugène Ysaÿe | Johann Sebastian Bach
Hôtel de Soubise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
17
NOVEMBRE
19:00
 
Autour du quintette à vent
Ensemble Rafiki

Dans le programme que nous allons vous proposer, vous allez découvrir ou redécouvrir des compositeurs anglais, américain et français.

Malcolm Arnold pour le Royaume Uni, Samuel Barber pour l'Amérique, et Maurice Ravel, Darius Milhaud et Paul Taffanel pour la France.

Three Shanties (Trois chansons), de M. Arnold, est une pièce qui s'inspire de chants populaires de différentes nations, une pièce légère et parfois insouciante mais qui n'en reste pas moins très technique.

Summer Music, de S. Barber, est une pièce qu’il a écrite en s'inspirant de l'été ; elle est constituée de multiples mouvements qui s'enchaînent.

Le tombeau de Couperin, de M. Ravel, est une œuvre composée entre 1914 et 1917. Elle est, à l'origine, une suite de six pièces pour piano seul, basée sur des suites traditionnelles baroques ; l’œuvre a été ensuite orchestrée pour orchestre symphonique, et plus tard pour quintette à vents.

La cheminée du Roi René, de D. Milhaud, est un morceau en plusieurs mouvements, composé en 1939 pour le film Cavalcade d'amour, de Raymond Bernard. Le scénario de Jean Anouilh et Jean Aurenche a pour cadre la cour du roi René d'Anjou au XVe siècle.

La pièce pour quintette à vents de P. Taffanel est une pièce qui a gagné en 1877 un concours organisé par la Société des compositeurs. Composée de trois mouvements, elle a eu un grand succès et constitue à présent un pilier du répertoire pour quintette à vents.

Avec : Yaeram Park, Flûte traversière | Seong Young YUN, Hautbois | Adrien Goldschmidt, Basson | Seung-Hwan LEE, Clarinette | Manuel Escauriaza, Cor
Œuvres de : Malcolm Arnold | Samuel Barber | Darius Milhaud | Maurice Ravel | Paul Taffanel
Crédit Municipal
Galerie

55 rue des Francs-Bourgeois
75004 Paris
Concert de musique baroque avec voix
mer
21
NOVEMBRE
12:30
 
Génération 1685, Bach et Haendel
Marie Perbost, Soprano | Gabrielle Rubio, Traverso | Raphaël Unger, Violoncelle | Emmanuel Arakélian, Clavecin

En cette fin du XVIIe siècle, l’année 1685 voit la naissance de deux immenses figures du XVIIIe siècle que sont Georg Friedrich Haendel et Johann Sebastian Bach. Destins intimement liés mais parcours radicalement différents, tous deux virtuoses du clavier, à l’orgue et au clavecin. Haendel après un séjour en Italie finira par s’installer à Londres et mènera une grande carrière à l’opéra. Bach quant à lui poursuivra une carrière de musicien d’église et terminera sa vie comme cantor à Leipzig.

Les chemins de ces deux hommes se sont souvent croisés lors des nombreux voyages de Haendel en Allemagne, mais aucune rencontre n’a pu avoir lieu, selon toute vraisemblance.

Avec ces deux grands auteurs, l’aspect de la vocalité et le dialogue avec le traverso sont mis à l’honneur dans ce programme.

Œuvres de : Johann Sebastian Bach | Georg Friedrich Haendel
Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
Concert avec voix
jeu
22
NOVEMBRE
12:30
 
Amour à l’impossible
Kaëlig Boché, Ténor | Jeanne Vallée, Piano

Le mariage entre la voix et le piano offre un matériel exceptionnel pour cheminer à travers les embûches de l’Amour. Qu’il s’agisse d’opéra, de lied ou de mélodie, le chant de l’être aimé revient sans cesse dans une sorte de rengaine infinie. Et bien sûr, toutes les histoires ne sont pas le conte de fée que l’amant espère ardemment ! Voici un voyage qui sillonne les différentes formes de ce sentiment universel qui ne finit jamais de dévoiler de nouvelles aspérités. Est-il possible de définir l’Amour ? Est-il impossible d’être absolument aimé ?

Œuvres de : Wolfgang Amadeus Mozart | Gabriel Fauré | Reynaldo Hahn | Henri Duparc | Gaetano Donizetti | Franz Schubert | Déodat de Séverac | Piotr Ilitch Tchaïkovski | Francis Poulenc | Francesco Cilea
Hôtel de Soubise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
24
NOVEMBRE
19:00
 
Souffle de l'Est
Duo Zyia

Dans ce programme, la musique hongroise de Béla Bartók et Zoltán Kodály résonnera aux côtés d'une œuvre plus récente écrite par Sofia Gubaidulina.

Bartók et Kodály se rencontrent à Budapest lors de leurs études en composition. Ils forment alors un duo très soudé, tous deux marqués par une musique populaire et folklorique, et une musique nationale moderne.

Ils se démarquent cependant par leurs styles propres et distincts. Les duos de Bartók sont empreints du caractère populaire hongrois grâce à une écriture modale et à l'utilisation de rythmes dansants, alors que Kodály s'exprime davantage à travers un lyrisme déclamé.

Entre ces deux facettes de la Hongrie, l'univers de Sofia Gubaidulina, apporte une touche plus intérieure. Avec sa pièce Rejoice, cette compositrice russe d'origine juive polonaise donne à ce programme un souffle spirituel. Non moins tourmentée que Kodály, elle nous propose une profondeur symbolique à travers cette pièce, traversée par diverses matières sonores et couleurs poétiques.

Ces trois œuvres écrites au cours du XXe siècle traduisent toutes un attachement autour de valeurs identitaires fortes.

Avec : Lucie Arnal, Violoncelle | Apolline Kirklar, Violon
Œuvres de : Bela Bartók | Sofia Gubaidulina | Zoltan Kodaly
Chapelle de la Madeleine
Rue Racine
02400 Château-Thierry
dim
25
NOVEMBRE
17:00
 
Chopin, influences et postérité
Valentin Cotton, Piano

Le compositeur polonais Frédéric Chopin est, dans ce récital, au cœur du programme. Une œuvre majeure du répertoire pianistique y sera mise en exergue, les 24 Préludes, op 28. Chef-d’œuvre du compositeur, composées entre Majorque et Paris dans une période compliquée, ces 24 miniatures démontrent toute la complexité, le génie mélodique, thématique et de synthèse de Frédéric Chopin. L’originalité de l’œuvre réside aussi dans le fait qu’une structure courte, servant traditionnellement à introduire, « préluder », soit transformée en pièce à part entière. Chaque prélude a donc une tonalité propre, une atmosphère bien établie, et l’enchaînement des 24 offre un voyage à travers le monde « chopinien » et toute sa palette d’expressions.

En regard des 24 Préludes qui seront en deuxième partie, l’ouverture du concert se fait par une œuvre qui a profondément marqué Chopin, la Sonate op 27 n°2 de Ludwig Van Beethoven. Surnommée - à tort - Clair de Lune par le poète allemand Ludwig Rellstab cinq ans après la mort du compositeur, cette œuvre est surtout marquée par un côté funèbre. La légende dit que Beethoven aurait composé le 1er mouvement aux côtés du cadavre d’un ami qu’il veillait. Le deuxième mouvement, lumineux, est une sorte de parenthèse angélique avant un final redoutable, terrible et implacable. Chopin s’en serait inspiré pour composer sa Fantaisie impromptue (les deux œuvres ont d’ailleurs les mêmes relations de tonalité).

Deux œuvres tardives du compositeur russe Alexandre Scriabine viendront clôturer cette première partie, son avant-dernière sonate dite Messe noire ainsi que Vers la Flamme. La 9e sonate est considérée comme l’un des chefs-d’œuvre de Scriabine ; complètement atonale, elle est marquée par une très grande instabilité, renforçant le côté angoissé de l’œuvre, au contraire de Vers la flamme, qui est un poème, construit linéairement d’un gigantesque crescendo nous emmenant vers la lumière. Ses premières œuvres étant marquées par une grande influence de Chopin, Scriabine dévoile ici son côté synesthétique ayant évolué tout au long de sa vie, et éclatant dans ce poème mystique.

Œuvres de : Ludwig van Beethoven | Alexandre Scriabine | Entracte | Frédéric Chopin
Hôtel de Soubise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
01
DÉCEMBRE
19:00
 
Les deux écoles de Vienne
Léo Marillier, Violon | Orlando Bass, Piano

Le terme d'école désigne ici deux moments uniques de convergence créative dans l'histoire de la musique, deux manières de penser. La première école, qui correspond à la deuxième moitié du XVIIIe siècle et au début du XIXe, trouva son apogée chez Schubert, cultiva l'émancipation du piano, instrument qui allait devenir roi et poète, et travailla l'expression du sentiment personnel à travers l'œuvre et ses codes. La seconde école, qui réunit Schoenberg et ses nombreux disciples, commença en 1908, et ses ramifications s'étendent encore à nos jours ; cette école s'attelle à une nouvelle organisation du son et du temps, unis grâce à divers principes conducteurs, dont la série.

Schubert, Fantaisie en do majeur D.934 (1827). Juxtaposition de mélancolie et virtuosité démonstrative, cette sonate est typique de l’état spirituel de Schubert pendant ses dernières années.

Beethoven, Sonate n° 7 en ut mineur. L'opus 30 a été composé pendant la période la plus noire, la plus insoutenable de la vie de Beethoven en 1803, au bord du suicide après l'aveu de sa surdité. Cette sonate commence à rompre les ponts structurels classiques, et un flot obsessif broie les sentiments dans le premier mouvement. Les mouvements suivants décrivent les tentatives d'échapper à cette bile noire, dans la ferveur et le divertissement, avant de retourner à une humeur prométhéenne dans le final, tout en fièvre et en passion.

Schoenberg, Stück (Pièce) de 1897. Il s'agit d'une œuvre de jeunesse – le compositeur a 23 ans - d'un musicien autodidacte, imbibée d'une éloquence et d'une évanescence rares.

Schoenberg, Fantaisie, op.47. Composée plus de 50 ans après l’œuvre juvénile précédente, la Fantaisie renoue avec Vienne. Alors exilé à Los Angeles, Schoenberg a su maîtriser l'écriture sérielle au point de pouvoir la mêler avec des styles et des expressions variés - créant un nouveau champ expressif à partir de ce nouveau langage. La Fantaisie développe des rythmes de danse classique, met en place un dialogue tantôt galant tantôt argumentaire entre violon et piano. La tentation de la valse plane sur ces pages.

Œuvres de : Ludwig van Beethoven | Entracte | Arnold Schoenberg | Franz Schubert
Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
jeu
06
DÉCEMBRE
12:30
 
La confrérie de David
Dmitry Sin, Piano

Les Davidsbündlertänze, opus 6, (Danses des Compagnons de David) sont une suite de 18 pièces pour piano seul composées par Robert Schumann en 1837, appelées ainsi en référence à la Davidsbündler (la Confrérie de David), imaginée par Schumann par analogie au combat de David contre les Philistins. Schumann qui s’attribuait le rôle de David s’attaque dans cette œuvre aux Philistins de la musique : Rossini, Meyerbeer, Pleyel. A ses côtés, se trouvaient des compositeurs fictifs, Eusebius et Florestan, qui signent certaines des pièces de cet op. 6, mais aussi des compositeurs bien réels tels que Mendelssohn ou Wagner. Cette œuvre est aussi composée lors de sa quête de Clara Wieck, sa future femme, elle est donc également empreinte d’amour.

La Sonate n°2 de Rachmaninov est typique de son écriture pianistique. Il s’agit d’une œuvre de maturité, pleine de fougue, de virtuosité et d’éclaircies.

Œuvres de : Robert Schumann | Serge Rachmaninov
Hôtel de Soubise
Archives nationales

60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris
sam
08
DÉCEMBRE
19:00
 
France-Brésil
Duo Birschner-Girard

Étant très attaché à faire découvrir la musique au plus grand nombre, le Duo Birschner-Girard a élaboré un programme susceptible d'émouvoir et intéresser un public le plus large possible. Pour ce faire, il s'est donné un double défi : unir dans un seul concert des pièces grand public et des pièces du « grand répertoire », et ce, sous l'égide d'un axe directeur à valeur pédagogique. Le duo étant franco-brésilien, l'idée lui est naturellement venue d'établir un programme qui symboliserait musicalement la longue amitié qui unit le Brésil et la France.

Pour la petite histoire (et pour la Grande aussi...), c'est avec le Brésil que la France partage sa plus grande frontière terrestre. Le public est donc invité à franchir, dans un sens comme dans l'autre, cette frontière équatoriale, aux senteurs à la fois exotiques et cependant si proches...

Avec : César Birschner, Piano | Grégoire Girard, Violon
Œuvres de : Mozart Camargo Guarnieri | Claude Debussy | Entracte | Gabriel Fauré | Heitor Villa-Lobos
Crédit Municipal
Galerie

55 rue des Francs-Bourgeois
75004 Paris
Concert de musique baroque
mer
12
DÉCEMBRE
12:30
 
Esprit de Noël !

Pour ce premier concert de la saison 2018-2019 en partenariat avec le département de musique ancienne du Conservatoire du 7e, nous pourrons entendre un programme de saison avec des œuvres de Noël !

Avec la participation des classes de Christine Plubeau, Caroline Pelon et Elisabeth Joyé.

Œuvres de :
Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
jeu
13
DÉCEMBRE
12:30
 
Voyages romantiques allemands
Trio Hélios

Ces trios écrits par deux compositeurs emblématiques de la musique romantique allemande ont pour point commun leurs caractères quasi symphoniques, et leur puissance émotionnelle si caractéristique à la tonalité d'ut mineur.

Publié en 1795, le premier opus de Ludwig van Beethoven n'est cependant pas constitué des premières œuvres du compositeur. Beethoven souhaitait en effet impressionner l'élite viennoise avec sa première publication, en choisissant ces trois trios pour leur structure imposante (en quatre mouvements). Beethoven marqua ainsi une émancipation face aux traditions classiques de Haydn et Mozart.

Quelques décennies plus tard, durant l'été 1886, Johannes Brahms, qui avait déjà terminé toute son œuvre orchestrale, composa trois opus majeurs dans le répertoire de musique de chambre : la dernière Sonate pour violoncelle et piano en fa majeur op. 99, la 2e Sonate pour violon et piano op. 100, et son dernier Trio op. 101. À partir de cette période, il se concentre davantage sur une musique de l'intime. Cette œuvre d'une dimension plus réduite conserve cependant des sonorités symphoniques si caractéristiques du compositeur.

Avec : Camille Fonteneau, Violon | Raphaël Jouan, Violoncelle | Alexis Gournel, Piano
Œuvres de : Ludwig van Beethoven | Johannes Brahms
Petit Palais
Auditorium

Avenue Winston Churchill
75008 Paris
Concert avec voix
jeu
20
DÉCEMBRE
12:30
 
De l'ombre à la lumière
Aliénor Feix, Mezzo-soprano | Simon Carrey, Piano

Ce programme se présente comme un parcours initiatique. L'exploration de quelques-unes des plus grandes pages des littératures allemande et française pour mezzo et piano nous conduit à un cheminement transcendantal. Aux accents énigmatiques, parfois mystiques, ce récital invite l'auditeur dans un univers fait d'ombre et de lumière. Ici, la voix et l'instrument se font simples orateurs de textes puissants évoquant le désir et la mort, l'absence et l'amour.

Aux côtés de pièces de grand renom, telles que les Chansons de Bilitis, le lied Allerseelen ou la mélodie l'Invitation au voyage, nous trouvons dans ce voyage sensoriel et mystérieux des pages plus confidentielles mais d'une grande puissance émotionnelle, chez Zemlinsky et Schrecker notamment. Année Debussy oblige, le prélude pour piano Ce qu'a vu le vent d'ouest vient également honorer le compositeur et mettre en relief la dimension évocatrice de ce programme riche et profond.

Œuvres de : Henri Duparc | Lili Boulanger | Gabriel Fauré | Richard Strauss | Alexander von Zemlinsky | Franz Schrecker | Claude Debussy