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Samedi
02
JUIN
2018
19:00

Adresse

Hôtel de Soubise
Archives nationales
60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris

Instants franco-allemands

Hildegarde Fesneau | Violon
Jonathan Fournel | Piano

Présentation

Ce programme nous emmène d’un côté et de l’autre du Rhin et nous fait entendre comment Schumann, Brahms ou Debussy ont su s’approprier le genre intimiste qu’est la sonate. La Sonate n°1 pour violon et piano de Schumann, composée à Düsseldorf en 1851, met en scène un violon retranché dans les graves de sa tessiture, entre innocence et délicatesse nostalgique. La Sonate pour violon et piano de Debussy, composée à Arcachon alors que le compositeur était marqué par la guerre et la maladie, est une pièce relativement courte où les émotions se côtoient dans une mosaïque de thèmes. Malgré un premier thème passionné et un intermède fantasque, on décèle dans cette œuvre une lutte angoissée et un pathétisme prégnant. Enfin, la Sonate n°2 pour violon et piano de Brahms est un véritable poème instrumental. Elle rend hommage à la musique vocale allemande : tandis que le premier mouvement évoque le chant de concours des Maîtres chanteurs de Wagner, le troisième mouvement n’est pas sans rappeler le très célèbre lied de Brahms lui-même, Meine Liebe ist grün wie der Fliederbush repris avec la tendresse d’un violon expressivo.

Programme

  • Robert Schumann (1810 – 1856)
    Sonate n°1 pour violon et piano en la mineur, op. 105 | 1851
    Mit leidenschaftlichem Ausdruck
    Allegretto
    Lebhaft
  • Claude Debussy (1862 – 1918)
    Sonate n°3 pour violon et piano en sol mineur | 1917
    Allegro vivo
    Intermède (Fantasque et léger)
    Finale (Très animé)
  • Johannes Brahms (1833 – 1897)
    Sonate n°2 pour violon et piano en la majeur, op.100 | 1886
    Allegro amabile
    Andante tranquillo – Vivace di qui Andante
    Allegretto grazioso (quasi Andante)