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Samedi
23
JUIN
2018
19:00

Adresse

Hôtel de Soubise
Archives nationales
60 rue des Francs Bourgeois
75003 Paris

Une vie de bohème

Amaury Viduvier | Clarinette
Shuichi Okada | Violon
Aurélien Pascal | Violoncelle
Guillaume Vincent | Piano

Présentation

De la Pologne à la Russie en passant par la Hongrie, voici un programme nomade, de compositeurs des XIXe et XXe siècles tournés vers le folklore du vieux continent et ses racines.

Durant la première moitié du XIXe siècle, Chopin, dans une œuvre nourrie de sève populaire, composait polonaises et mazurkas ; il y suggérait subtilement le folklore en utilisant la richesse de ses rythmes, la vigueur de ses danses, associées à une expressivité toute romantique, comme en témoigne l’Introduction et Polonaise brillante en ut majeur, op.3.

Presqu’un siècle plus tard, Kodály, un des pères de l’ethnomusicologie qui est resté proche d'un style traditionnel épuré compose le Duo pour violon et violoncelle, op. 7. Il s’agit d’une œuvre tour à tour mélancolique et virtuose, de forme très libre et qui abonde d’effets et de modes de jeu différents, dans un souci de proximité toujours plus grand avec la matière folklorique.

La Sonate FAE pour violon et piano («Frei, aber einsam», «libre, mais solitaire»), est une œuvre collective à l’initiative de R. Schumann, qui a été rejoint par J. Brahms et A. H. Dietrich. En effet, chaque mouvement a été composé par un artiste différent, le scherzo étant l’œuvre de J. Brahms.

Alban Berg rattaché à la seconde école de Vienne compose en 1913, Quatre pièces pour clarinette et piano qui s’inspirent à la fois des sonates de Brahms pour ces instruments et de l’écriture de Schoenberg : démarche non thématique au travers de lignes peu développées, harmonies à base de quartes, un accord en harmonique au piano…

Le troisième mouvement de la Sonate pour violoncelle et piano, op.19 de S. Rachmaninov est une pause sereine et heureuse dont les mélodies méditatives sont d’abord présentées au piano avant d’être reprises par le violoncelle.

Enfin, tous les artistes se retrouvent sur scène pour Let’s be Happy de Göran Fröst, violoniste suédois, qui évoque sans détours la musique klezmer des juifs ashkénazes, porteuse de gènes slaves, balkaniques, tziganes et turcs.

Programme

  • Frédéric Chopin (1810 – 1849)
    Introduction et Polonaise brillante en ut majeur, op. 3 | 1829 – 1830
  • Zoltán Kodály (1882 – 1967)
    Duo pour violon et violoncelle, op. 7 | 1914
    Allegro serioso, ma non troppo
    Adagio
    Maestoso e largamente, ma non troppo lento
  • Entracte
  • Johannes Brahms (1833 – 1897)
    Sonate FAE pour violon et piano (extrait) | 1853
    Scherzo
  • Alban Berg (1885 – 1935)
    Quatre pièces pour clarinette et piano, op. 5 | 1913
    Maßig - Langsam (modéré, lent)
    Sehr langsam (très lent)
    Sehr rash (très vif)
    Langsam (lent)
  • Sergueï Rachmaninov (1873 – 1943)
    Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur, op. 19 (extrait) | 1901
    Andante
  • Göran Fröst (Né en 1974)
    Let’s be happy (arrangement de Hugo Schmitt)