Concert

La musique romantique en Allemagne

Josquin Otal | Piano
Elia Cohen-Weissert | Violoncelle

Présentation

 

En musique classique, la période romantique s’étend du début du XIXe siècle jusqu’au début du XXe siècle. Comme lors des autres périodes, la musique s’inscrit dans un cadre global, celui du romantisme en l’occurrence, dont les préoccupations principales sont l’exaltation du « moi », l’ascendant donné aux sentiments sur la raison. Le romantisme musical s’exprime sous de nombreuses formes, dont les plus prisées sont la symphonie, le poème symphonique (notamment avec Liszt), les Lieder (notamment avec Schubert) et le concerto. Mais de nombreux compositeurs romantiques se sont concentrés sur la formation violoncelle et piano.

Avec Mendelssohn, Schumann et Strauss, on remarquera à travers ces trois sonates l’évolution du romantisme jusqu’au post romantisme allemand.

La Sonate en ré majeur opus 58 de F. Mendelssohn est une pièce très lumineuse, d’un seul grand geste et d’un caractère fougueux. Le deuxième mouvement (Allegretto scherzando) rappelle le Songe d’une nuit d’été, le troisième mouvement est un grand choral évoquant le caractère religieux du compositeur, et le final est une véritable envolée, extrêmement virtuose pour les deux instruments. Cette sonate est une des grandes pages de la musique romantique pour violoncelle, elle est un pont entre les sonates de Beethoven et celles de Brahms.

Les trois pièces des Fantasiestücke opus 73 initialement écrites pour clarinette et piano, ont été composées en 1849 par Robert Schumann. Il a indiqué qu’elles pouvaient être également jouées au violoncelle ou à l’alto. La première pièce, d’un caractère mélancolique et rêveur, se termine avec espoir ; elle est suivie d’une pièce beaucoup plus agitée et enjouée. La dernière est pleine d’énergie et de passion, contrastant avec les deux précédentes.

La Sonate en fa majeur opus 6 de Strauss, composée en 1883 alors qu’il n’avait que 19 ans, est fortement inspirée par l’écriture de Mendelssohn. Elle a eu un grand succès lors de la première représentation et est restée au cours de sa vie l’une de ses pièces les plus jouées. Le père de Richard Strauss reçut d’un spectateur une lettre qui ne tarissait pas d’éloges sur le concert : « L’excellente sonate de Monsieur votre fils a été vigoureusement applaudie au sein de la Société des compositeurs. Il faut dire que c’est un morceau superbe, débordant de fraîcheur, d’énergie et de santé ; votre fils est une force de la nature ». L’enthousiasme suscité par cette sonate longue d’une demi-heure environ est dû à l’équilibre subtil entre un respect spontané de la tradition et des accents qui annoncent déjà le musicien visionnaire.

Programme

  • Félix Mendelssohn Bartholdy (1809 – 1847)
    Sonate pour violoncelle et piano n°2 en ré majeur, op. 58 | 1843
    Allegro assai vivace
    Allegretto scherzando
    Adagio
    Finale: Rondo, molto allegro e vivace
  • Robert Schumann (1810–1856)
    Fantasiestücke, op .73 | 1849
    Zart mit Ausdruck (“Tendre et avec expression”)
    Lebhaft, leicht («Vif et léger »)
    Rasch, mit Feuer (« Vite et avec feu »)
  • Richard Strauss (1864 – 1949)
    Sonate pour violoncelle et piano en fa majeur, op.6 | 1883
    Allegro con brio
    Andante ma non troppo
    Allegro vivo

La musique romantique en Allemagne

Jeudi
16
MAI
2019
12:30

Adresse

Petit Palais
Auditorium
Avenue Winston Churchill
75008 Paris