Concert

ANNULÉ - L’hommage manquant ?

Léo Marillier | Violon
Noé Natorp | Violoncelle

Présentation

Au vu de la situation sanitaire actuelle, ce concert est annulé. Pour les réservations déjà effectuées, plus d'informations ici.

Bach a écrit ses Inventions à l'intention et à l’attention de ses élèves et enfants, dans un but pédagogique et ludique. Kodály a voulu, avec son compatriote Bartók, faire renaître la Hongrie à travers cet hommage sous forme de sonate, se nourrissant de la musique de son peuple, décimé par la guerre mais à nouveau indépendant. Le premier mouvement de la sonate de Ravel fut conçu en 1918 avant les autres, afin de rendre hommage à Claude Debussy qui venait de disparaître, projet suggéré à Ravel par leur éditeur commun, Durand. Les autres mouvements sont de ce fait écrits, dépourvus d’une intention d’hommage ou de dédicace à qui que ce soit…, le compositeur mettant une dernière main à cette œuvre quatre ans après l’écriture du premier mouvement. Beethoven écrit en bas de sa correspondance des hommages et des vœux d'un format très intime à ses destinataires : légères, ces interpellations sont de petits bijoux absolument inconnus, transcrits par Léo Marillier.

Kodály et Ravel ont redonné, au même moment de l’histoire de la musique, un nouveau souffle à la formule violon et violoncelle. Tous deux étaient épris de musique populaire de leurs régions respectives, Hongrie et Pays Basque, et les deux œuvres sont issues de l'accablement de la première guerre mondiale. Kodály finit son duo en 1918, quand Ravel commence sa sonate. Les deux compositeurs étirent les possibilités des deux instruments en les unissant ou les opposant avec humour ou désespoir. Les mouvements lents révèlent un sentiment d’accablement dans les deux œuvres par une série de danses aussi étranges dans l'acuité de leur innovation, qu'hypnotiques dans le mouvement qu'elles créent. Le mouvement et la danse sont aussi la source des Inventions de Bach, où une pensée s'échange, se développe entre les instruments, le temps d'un paragraphe en musique. Les canons de Beethoven dansent au bas de ses lettres…

 

Léo Marillier

Programme

  • Jean-Sébastien Bach (1685 – 1750)
    Inventions à deux voix, BWV 772-786 (extraits) | 1723
    Invention n° 6 en mi majeur
    Invention n° 4 en ré mineur
  • Jean-Sébastien Bach (1685 – 1750)
    Clavier bien tempéré, Livre I (extrait) | 1722
    Prélude n° 3 en do dièse majeur, BWV 848
  • Jean-Sébastien Bach (1685 – 1750)
    Inventions à deux voix, BWV 772-786 (extrait) | 1723
    Invention n° 8 en fa majeur
  • Maurice Ravel (1875 – 1937)
    Sonate pour violon et violoncelle | 1920 – 1922
    1. Allegro
    2. Très Vif
    3. Lent
    4. Vif, avec entrain
  • Ludwig van Beethoven (1770 – 1827)
    Te solo adoro, WoO 186 (trans. de L. Marillier) | 1823
  • Ludwig van Beethoven (1770 – 1827)
    Freu’dich des Lebens, WoO 195 (trans. de L. Marillier) | 1825
  • Ludwig van Beethoven (1770 – 1827)
    Glaube und hoffe, WoO 174 (trans. de L. Marillier) | 1819
  • Ludwig van Beethoven (1770 – 1827)
    Canon pour deux violons en la majeur, WoO35 (trans. de L. Marillier) | 1825
  • Ludwig van Beethoven (1770 – 1827)
    Duo pour violon et violoncelle (fragment complété en 2015 par R. D. Levin), Unv.8 | ca. 1786-1799
  • Zoltán Kodály (1882 – 1967)
    Duo pour violon et violoncelle, op.7 | 1914
    Allegro serioso, non troppo
    Adagio – Andante
    Maestoso e largamente, ma non troppo lento - Presto

ANNULÉ - L’hommage manquant ?

Jeudi
09
AVRIL
2020
12:30
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Adresse

Petit Palais
Auditorium
Avenue Winston Churchill
75008 Paris