Figures du lyrisme : élan romantique, élégies françaises
Œuvre majeure dans le répertoire du compositeur, ainsi que parmi toute la littérature pianistique du XIXe siècle, la Sonate de Liszt, en un mouvement d’une durée d’exécution de 30 minutes condense toute l’expressivité du grand piano romantique, mêlée à une grande intériorité, une spiritualité qui annonce le Liszt de la maturité. Le langage harmonique lisztien est radicalement tourné vers l’avenir, à tel point qu’il ne fut pas toujours compris par ses contemporains (tels Clara Schumann), et a exercé une influence majeure sur les compositeurs qui l’ont suivi, en Allemagne mais aussi en France. Pour Arnold Schönberg, Liszt est probablement le compositeur ayant le plus marqué de son empreinte le début du XXe siècle, plus encore que Richard Wagner.
La présentation dans ce programme de plusieurs œuvres de Fauré, autre compositeur ayant fait évoluer d’une façon marquante l’harmonie en son temps, met en lumière cette transmission d’un héritage romantique, de Liszt, Chopin, et Schumann, vers la modernité française. Les Nocturnes n°1, 3, 4, tout comme la Barcarolle n°5, expriment un élan, un lyrisme qui évolueront ensuite chez Ravel vers une esthétique plus allusive que l’on retrouve dans l’angoisse diffuse et l’atmosphère obsédante des « Oiseaux Tristes », deuxième pièce du recueil des Miroirs.
Programme
Gabriel Fauré (1845 – 1924)
3 Nocturnes, op. 33 | 1875-1883
Nocturne n°1
Nocturne n°3
Maurice Ravel (1875 – 1937)
Miroirs, M. 43 | 1904-05
2. Oiseaux tristes
Gabriel Fauré (1845 – 1924)
Nocturne n°4, op. 36 | 1884
Robert Schumann (1810 – 1856) – Franz Liszt (1811 – 1886)
Widmung, Lied von Robert Schumann, S. 566 | 1848
Franz Liszt (1811 – 1886)
Sonate, S. 178 | 1852-53
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Village by CA Paris • La Verrière
| 55 rue de la Boétie 75008 Paris | |
| Miromesnil | |




